-': - '.-^Il-U ^t ^"i^^.*^ ,'^^.,^ -'%^^^, ■^''^ :^:4.-'' HARVARD UxNIVERSITY L I B R A I^ Y MUSEUM OF COMPARATIVE ZOOLOGY (;IFT OF ' VA <^y.KJ-oJ\.X CcrÇikos^ \jL?JA.-dAN4 ^^^v.x^AV'^' '^^^^.XX. &r-<-**^ i^« >^ tf^.^-^ ^^vS HISTOIRE NATURELLE On peut voir à la pi. 26, fig. 4? où est représentée une coupe d'un rameau Irès-grossie de l'isis pesse, un exemple de la disposition dos polypes. Les isis, comme toutes les espèces des autres genres de cette division , ont été prises pour des plantes par les anciens Naturalistes; et ce qu'on a dit «. cet égard dans l'article précédent, leur convient complètement. Elles sont fixées sur les rochers par un em- pâtement très -solide, et croissent continuellement en grosseur, en hau- teur et en ramifications, par la multi- plication des polypes qui les habitent. Cette croissance , dans les isis , est encore plus difficile à expliquer que dans les autres genres de cet ordre , à raison de la diÔerente nature des di- verses parties de leurs tiges. On doit croire qu'elle est analogue à celle des serlulaires, dont il sera question ci- après. Il est. en effet, possible que le» œufs, ou les grains ovitbrmes qu'on a reconnus dans ces polypes, ne servent qu'à la production de nou- velles souches. Il paroît, par des ob- servations positives, qiie cette crois- sance est très-rapide, surtout dans les pays chauds, où elle n'est interrom- pue à aucune époque de l'année. Isis pesse , [sis hîppuris, . Les ai ticulalions pierreuses striées ; les cornées plus étroites. Soiandcr et EUis, Goral. tab. 5. fig. 1 à 5. i?«rj^/i. Aaib.G.tab. 84. Guait. Test. tab. i 18. fig. 16. Séba , Mus. 3. tab. io5. fig. 3. et 110. fig. 12. Lamarch , Ilist. polyp. p. 4/6. n. 619. Voyez pi. 26. fig. 3, 4) où elle est représen- tée réduite , et sa coupe grossie. Se trouve dans toutes les mers. Isis dichotome , 7^/5 dichoioma. Les articulations unies ; les cornées plus étroites et sans écorce. Petiver , Gaz. tab. 5. fig. 10. 5eéa, Mus. 3. lab. 106. Cg. 4. Mopsea dichotoma ; Lamarch , Hisl. polyp- p. 467. n.6i8. Se trouve dans la mer des Indes.. 8 HISTOIRE natcrelit; Isis échancréc, Isis ocliracce. Les articulations cornées saillantes et spon- gieuses ; les pierreuses presque sans écorce. Eiiis^ Acta. Angl. 5o. tab. 5. Rumph. Amb. C.tab.85. fîg. 1. Séba, Mus. 3. tab. io4. fîg.6- Mèlitèc ochracce ; Lamarck , Hist. polyp. p. 462. n. 6i3. Se trouve dans le mer des Indes. CORAIL, CoRALLium 3 Lamarck. Polypier dendroïde, non articulé , ayant sa substance intérieure pierreuse , pleine , solide, striée à sa surface, et recouverte d'une enveloppe corticiforme , charnue - poreuse et polypifère. Il est peu de personnes qui ne con - noissentle corail, cette production la plus précieuse de la mer, après les perles, et qui, de tout temps, a fait l'objet d'un commerce très -impor- tant pour les habitans des bords de la Méditerranée et de la mer Rovige. Dl CORAIL. () Quelques Naturalistes anciens et modernes avoient considéré le corail comme une production minérale , comme une pierre végétante; mais la plupart l'avoient regardé comme ap- partenant au règne végétal. Diosco- ride , Pline, Cesalpin , Tourneibrt , etc. i pensoient que le corail étoit une plante , à cause que la racine étoit fixée aux rochers, et qu'elle produi- soit un tronc qui se ramifioit en bran- ches. Cette opinion paroissoit s'être fortifiée jusqu'à l'évidence , lorsque Boccone eut reconnu qu'un suc lai- teux transsudoit de l'extrémité de ses rameaux, et surtout lorsque Marsigli y eut découvert des fleurs, en 1706. Mais , peu de temps après , Peys- sonnel, en répétant les observations de ces derniers , qu'il trouva très- exactes, en tira des conclusions tota- lement difîérentes , et prouva que ce qu'ils avoient pris pour des fleurs 10 HISTOIRE NATl'RELLE étoit des polypes , et le suc \d\U les humeurs de ces animaux. Peys sonnel envoya, eu 1727, le détail de ses observations à l'Académie des Sciences de Paris, qui y fit peu d'at- tention. Cependant , lorsque Trem- bley eut découvert les polypes d'eau douce , et qu'il en eut démontré la nature, on commença à croire que Peyssonnel pouvoit avoir eu raison; et on en fut persuadé enfin , lorsque Bernard de Jussieu eut lait des re- marques analogues sur quelques pro- ductions marines des côtes de l'Océan. Depuis lors, on n'a plus douté que le corail , ainsi que les gorgones et autres productions marines, ne lus- sent des loges de polypes ; et un grand nombre de Naturalistes se sont consacrés à leur étude sous ce nou- veau point de vue. Un des premiers qui se soient oc- cupés , avec succès, d'observations DU CORAIL. Il sur le corail, après Peyssonnel, est Donati ; son travail est le meilleur qui existe, et on ne peut mieux faire que de l'emprunter ici. Le corail ressemble complètement à un végétal sans feuilles. On lui voit un large pied qui l'attache fortement sur les rochers. De ce pied ne s'élève ordinairement qu'une tige , dont la grosseur varie entre un et deux déci- mètres de diamètre, mais qui ne tarde pas à se diviser en un petit nombre de branches, qui elles-mêmes se divisent et subdivisent irrégulièrement en un grand nombre d'autres. Ces branches sont ordinairement rondes comme la lige ; mais il y en a quelquefois d'ap- platies ou d'anguleuses. La plus grande hauteur d'un arbre de corail , dans la Méditerranée , est d'environ trois décimètres. Le pied, la tige et les branches du corail «ont identiques, et on y remar- 12 HISTOIRE NATURELLE que un noyau compacte, et une écorce qui l'est moins. La substance intérieure égale le marbré en dureté, même au fond de la mer , excepté à l'extrémité des ra- meaux , où elle est plus tendre que l'écorce; c'est par un préjugé, fondé sur l'ignorance où l'on étoit de sa na- ture , qu'on a cru qu'elle durcissoit à l'air. Lorsqu'on fait calciner un morceau de corail , on voit qu'il est formé de plusieurs couches concentriques. En dehors, le corail est cannelé ou slrié , selon que la partie qu'on exa- mine est plus ou moins près ou éloi- gnée de la racine. Ces cannelures ou stries sont presque parallèles dans toute l'étendue de l'arbre; mais elles sont inégales et raboteuses, surtout vers le pied. A ces cannelures ou stries, s'atta- che immédiatement une pellicule ou DU C OR Al L. l5 iunique, médiocrement molle, com- posée de petites membranes pleine» de vaisseaux et de glandes. Toutes ces parties ensemble forment un corps réticulaire , accompagné de plusieurs petits vaisseaux, remplis d'un suc blanchâtre qui se répand dans ses interstices. A ces membranes sont aussi attachés plusieurs corpuscules fort menus, sphériques, et liés l'un à l'autre par d'autres petites mem- branes. La tunique tient immédiatement, d'un côté, à la partie dure du corail, et de l'autre à l'écorce; et c'est aux corpuscules qui y sont renfermés qu'on doit attribuer la formation de la partie dure , comme ils doivent eux-mêmes l'origine aux polypes. L'écorce est molle, et de couleur moins foncée que le centre. Elle est formée de petites membranes très- tléliées , ou de petits fds , auxquels Vers ÎII. 9 l4 HISTOIRE NATURELLE «lont attachés des corpuscules , en m grand nombre, qu'ils la cachent pres- que à la vue. Elle est traversée, dans sa longueur, par des tubes cylindri- ques parallèles et très-rapprochés ; de coté et d'autre , il en sort d'autres vaisseaux plus étroits , qui ont com- munication avec les membranes de la tunique. Par ces derniers , coule une liqueur laiteuse. La surface de l'écorce du corail nouvellement péché est glissante et tuberculeuse, et s'enlève aisément; mais, lorsquelle est desséchée, on ne peut plus l'ôter qu'en la réduisant en poussière. Les tubercules ont leurs bases lar- ges et rondes, et leur sommet est ter- miné par une petite lèvre divisée en huit parties. L'écorce du corail finit à l'extrémité de ces parties , qui sont creuses et tubuleuses, et revêtues in- térieurement par une duplicature de DU CORAIL. \J la lunique, jusqu'à la moitié de leur lia u leur. Le fond de ces cellules entre un peu dans la substance dure du corail , et y l'orme des cavités d'autant moins pro- fondes, qu'elles sont plus voisines du pied. Chacune de ces cellules donne re- traite à un polype blanc y mou, et un peu transparent. Il a huit tentacules égaux, coniques, et munis d'appen- dices, aussi coniques, qui sont ran- gées sur deux lignes opposées, et sur. le même plan. La bouche est située au centre de ces tentacules : elle est éva- sée à son ouverture, et sillonnée dans sa longueur par huit stries. Plosbas, est le ventre de l'animal, très-court, et entièrement détaché des parois de la cellule , ou au moins n'y tenant que par un ligament très-foible. Dès qu'on liic de Teau le corail, ou l6 HISTOIRE >JATtP.ELLE qu'on le touche, tous les polypes se contractent. Dans cette opération les appendices des tentacules rentrent en elles-mêmes, comme les cornes des limaçons; ensuite, chaque tentacule se replie vers le milieu, sa partie su- périeure se place sur les lèvres, et la bouche se ferme. Pour pouvoir ob- server ces polypes, il faut plonger le corail dans l'eau de mer, immédiate- ment après qu'il a été poché. Donali a vu, au bas du ventre de quelques polypes , des petits corps jaunâtres qu'il croit être leurs œufs, contenant de ces corpuscules qu'il a trouvés, tant dans l'écorce que dans la substance même du corail. Ces œufs se détachent , se fixent aux corps sur lesquels ils tombent, s'étendent par le bas, et lorsque le fœtus est de- venu parfait, il s'ouvre, il en sort un polype, qui a une petite corne dure à ?abase; ensuite, il en naît un autre Dr CORAIL. 17 à côt/^, puis un troisième, enfin un arbre de corail.se montre. Il résulte des observations de Donati des faits précieux pour expliquer la formation, non-seulement du corail, mais encore de toutes les autres pro- ductions pol3^piieres; cependant il fau- droit encore suivre sa croissance pen- dant une suite d'années pour voir si tous les résultats de l'expérience sont d'accord avec ceux que donne la théorie. Le corail est ordinairement d'un rouge vif: quelquefois, il est couleur de rose ou jaunâtre; mais toujours, ainsi que Ta observé. Donati , la tuni- que intermédiaire est blanche, et l'é- corce est de plusieurs teintes, plusfoi- blement colorées que l'intérieur. Le corail se trouve, dans la Médi- terranée et dans la mer Rouge, attaché aux rocheis dans toutes les diVeclions possibles. C'est par erreur qu'on a l8 HISTOIRE Nirniî'LLE Cet animal a plusieurs fois changé (le genre dans les ouvrages de Lin- naîus. Dans l'édition dixième du Sjs- tnnanatiirœ, c'étoit un isis; dans la douzième, une vorticelle, et dans celle donnée par Gmelin, une pennatule, mais toujours il a porté pour nom spé- cifique encrinus. Ce nom vient de ce qu'on a cru long-lemps que c'étoit ce polype pétrifié que les orjctographes appeloient encrinite , comme on le verra à l'article suivant. Mylius a donné une monographie de ce genre en 1766, et l'a appelé zoophiton. Lamarck lui a donné le nom d'ombellulaire, à raison de la disposi- tion des polypes, particuliers, sur le sommet de la tige., semblable à celle de la fructification des plantes appelées ombelliféres. Omb. du Groëlandj V . Groenlandica. Pennaluia encrinus , Sysl. nat. éd. Gmel. Eilis , Acln Angl.48, tab. 19.. Essai siu les Vers flT. 5 HISTOIRE NATVRELLE Coraux , pi. 5;. Rfyiius , Monog. 1755. 4- ^g. Act. Pclrof. ijGG.'lab. 1 1. fig. 7. Foijez, pi. 27. iîg. 6, où elle est représentée trés-réduite, Se trouve dans ks mers du Noixl. ENCRIINE, Encrinus, Lamarck. Polypier libre , à tige osseuse ou pierreuse , ramifiée en ombelle à son sommet , arti- culée ainsi que ses rameaux , recouverte d'une membrane , et ayant ses rameaux garnis d'une ou plusieurs rangées de tubrs polypiféres. Les oryctographes connoissoient cl(' toute ancienneté, sous le nom d'entre- ques, de trochites, ou pierres étoilées. des pétrifications que leur forme sem- bloit indiquer appartenir à des vertè- bres de poissons, et qu'on trouve sou- vent très-abondamment dans les pay schisteux ou les pa} s calcaires {\vÀ Jr> avoisinent. On faisoit, comme de Ci>:::r DES ENCRINES. :> i hiine, de fort ingénieux systèmes sui- Icviv origine, lorsque la découverte d'une pétrification, qu'on nomma pal- mier fossile, et dont la tige étoit for- mée par une suite d'articulations qui n'étoient autres que des entroques,. fixa les idées des INaturalistes. Bientôt Eilis fit connoître la production ma- nne, qu'il appela polype de mer en bouquet, et qu'on a décrite à l'article précédent sous le nom d'ombellulaire, et il lui compara d'autres pétrification* qu'on avoit appelées encrinites, et que tout récemment on avoit rapportées iu genre du palmier marin. Cepen- dant la tige de l'ombellulaire n'étoit point articulée, et toutes les portions iu palmier marin, des encrinites, etc., l'étoient évidemment. On fit donc en- core de nouveaux systèmes, qui furcMit également détruits parla découverte d'un polype qui avoit évidemment tous les caractères des palmiers foa- 52 HISTOIRE NATir.ELLE siles^, et qu'on appela palmier marin ou encrinus. Guettard, le premier, en 1755, le décrivit sur un individu qui avoit été envoyé de la Martinique, et qui , après avoir passé par plusieurs mains, est entré an Muséum national d'Histoire Naturelle. Ellis ensuite, en 1764? publia une dissertation unique- ment à son sujet, et en fit graver la fi- gure. Elle fut de nouveau décrite et gravée dans les Transactions philoso- phiques, quelques années après. Ainsi donc l'encrine doit être regardée comme connue quant à sa forme ; mais elle ne l'est nullement, quant à ses mœurs; car aucun Naturaliste ne l'a encore observée dans son lieu na- tal, c'est-à-dire les Antilles, les Bar- bades, et autres îles voisines du golfe du Mexique. On n'a encore trouvé dans l'état ma- rin que cette espèce d'encrine ; mais on en connoît plusieurs de pétrifiées, DES EIS CRI NES. 55 plus OU moins entières, et un grand nombre d'articulations séparées qui, par leur forme, annoncent avoir ap- partenu à des espèces différentes. On n'entreprendra pas ici le travail néces- saire pour débrouiller le chaos des descriptions et des figures de portions d'encrinites, qui ont été données par les oryctographes, sous les noms ci- devant cités. Il suffit, pour mettre le lecteur sur la voie , de dire qu'on en trouve dont la tige est formée d'arti- culations rondes et unies, rondes et striées en long, rondes et striées en large, cannelées, striées du centre à la circonférence, etc., plus ou moins hautes les unes que les autres; de car- lées, de pentagones, même d'hexa- gones, dont les côtés sont, ou droits ou bombés, ou creusés en arc, ou creu- sés en angle, c'est-à-dire étoiles, ou unis, ou striés, etc. Il y en a qui sont percés à leur centre ; d'autres bombés 54 IllSTOlUE NATUîl'ZÎ.LE d'un côté 5 et concaves de l'autre ; d'autres avec des cercles concentri- ques en saillie d'un Cijté , et en creux de l'autre, etc. Il y en a un à tige ronde, gravé dans le Journal de Phy- sique, février 1785, qui a été trouvé en Angleterre dans une pierre cal- caire, schisteuse , et qui, par sa belle conservation, mérite les regards des curieux. Il y en a un autre, plus an- ciennement connu , qui a été appelé llbiuin lapideum^ dont la partie supé- rieure est gravée dans Ellis, Essai sur les Corallines, pi. 57, fig. K ; et dans Knorr, Traité des Pétrifi<;ations, /;/. 1 1 , fig. a. Voyez-le réduit, /;/, 27, fig. 5. On ne peut voir, chez Faujas, le dessin, de grandeur naturelle, d'un encrine fossile à tige ronde, de plus de deux mètres de long sur près d'un cen'iimètre de diamètre. C'est la plus belle pièce en ce genre qui soit connue. HEi- EN CRI NE. s. i)» licspèce marine a la lige quadran- /.ilaire; mais il paroît qu'elle est tlil- fcrente de toutes celles l'ossiles, dont lus articulations ont aussi celte l'orme, r^llc est haute d'environ un mètre . :;r cinq à six millimètres de large. On y voit, à des distances à-peu -près égales, des verlicilies de quatre bran- dies, rondes, articulées, de quatre :i cinq centimètres de long, sur un înillimètre de diamètre, relevées vers kl tête, dont on ne peut deviner l'usage^ Du sommet de cette tige partent six ; ameauxprincipaux, ronds, également articulés, longs d'un décimètre, et lar- ges d'un à deux millimètres, qui se jLibdivisent en deux ou trois rameaux secondaires, parfaitement semblables aux premiers, el qui leur sont pres- fiue parallèles. Tous ces rameaux sont arnis, du côlé intérieur, de deux ;ngée5 de tubes articulés^ P<^lypi' '•es, selon Lamarck , d'autant plu^ 56 HISTOIRE NATURELLE longs qu'ils sont plus loin du som- met. Ce singulier animal auroil besoin d'être étudié dans son pays natal , par un homme instruit ; car sa con- l'ormation donne lieu à des réflexions que l'examen de sa carcasse ne peut fixer. Il faut donc attendre qu'un Na- turaliste, zélé pour les progrès de la science, qui ira faire quelque séjour dans nos colonies des Antilles, où l'en- crine dont il est question a été trou- vée, puisse satisfaire aux vœux qu'on t forme ici. DES PEINKATULES. .I7 P E N N AT ULE , Penna tlla , L in n œas . Polypier libre, ayant une tige non articulée, cartilagineuse , recouverte d'une mem- brane charnue , simple , ou nue inférieure- ment, et ailée dans sa partie supérieure. Ailerons applatis en crêtes, et subimbri- qués , ayant leur bord supérieur denté et polypifère. On a décrit, et on décrira encore, par la suite, des animaux ayant un corps commun, et par conséquent une vie commune avec un grand nombre de têtes ou de volontés distinctes : mais on n'a encore vu que l'encrine et l'ombellulaire; et on ne verra plus que le genre dont il est ici question et les vérétilles, qui, avec la même orga- nisation, aient la faculté locomotive. Tous ces genres sont composés d'es- pèces extrêmement rares , et les pen- uatules sont communes; ce sont donc elles qui doivent le plus intéresser le 58 HISTOIRE NATURELLE physiologiste, à raison de la facilité qu'elles présentent pour faire des ob- servations sur leur singulière struc- ture. Les pennatules sont connues depuis le renouvellement des sciences en Eu- rope; mais elles avoient été prises pour des plantes, et décrites comme telles dans les ouvrages des Bauhin, Tour- ne fort, Barrelier et autres. Ce n'est que depuis Ellis qu'elles ont été mises à la place qui leur convient; ce grand ISaturaliste ayant étudié, décrit et dessiné un grand nombre d'espèces. Certainement nos pères étoient ex- cusables de prendre les pennatules pour des plantes ; car rien ne ressem- ble davantage à une feuille de fougère ou de mousse que quelques-unes de leurs espèces; et il étoit difficile de concevoir que des corps, aussi éloi- gnés de la forme animale, pussent ap- partenir à ce dernier règne. DES P E ^' N A T Tî L E S. OC) Aujourd'hui que Ton sait que les peunatules sont un composé d'ani- maux, ou qu'elles sont formées par des polypes, on se demande comment elles peuvent croître ? comment elles peu- vent se mouvoir ? Quoique ces deux actes de leur animalité aient été l'objet des recherches des Ellis, des Pallas, des Millier, et autres savans Natura- listes, on ne les a pas encore fait con- noître d'une manière satisfaisante. Les pennatules sont toujours com- posées, par une souche charnue à l'ex- térieur, cartilagineuse ù l'intérieur, ordinairement cylindrique, quelque- fois quadrangulaire , plus ou moins longue, plus ou moins grosse, selon les espèces, mais toujours très-alon- gées, comparativement à la grosseur. A une des extrémités, qu'on appelle et qu'on doit appeler l'extrémité anté- rieure, sont ordinairement deux rangs opposés de petites souches de même ()0 HISTOIRE NATURELLE nature que la grande, mais plus ap- platies; tantôt simples, tantôt en crê- tes, tantôt imbriquées, etc., qui por- tent > dans leur côté supérieur, un grand nombre de polypes. Ainsi donc les pennatules , en général, repré- sentent ce que leur nom signifie , c'est -à dire une plume garnie de ses barbes. Il paroît, par les observations d'El- lis, que les pennatules se reproduisent par des vésicules ovifères, qui se dé- veloppent pendant quelques jours en été, et s'anéantissent lorsqu'elles ont rempli leur objet. Les polypes des pennatules, comme ceux de tous les autres genres de leur famille, se contractent dès qu'on les touche , et sont fort difficiles par con- séquent à observer. Aussi en voit-on fort peu de figurés; et ils ne présen- tent rien de saillant dans leur st:iic- lure. DES PENNÀTt LES. 6l On trouve des pennatules dans tou- tes les mers. Souvent elles nagent à la surface de l'eau, et répandent pendant la nuit, une lumière pliosphorique du plus grand éclat. Pendant l'hiver, elles se tiennent au fond de l'eau , cachées entre les fucus et dans les crevasses des rochers. Elles sont rares dans la haute mer. Cuvier a ôté deux espèces du genre pennatule de Linnœus pour en former son genre vérétille qui suit, et deux autres ont été reconnus, par Bosc, pour de véritables lernées, et portées par conséquent dans ce genVe. Pennatule grise , Pennatula grlsea Souche charnue, unie, les pinnules imbri- quées , plissées et épineuses. Séha ^ Mus. 3. tab. ii. fîg. 8. Bohadsch , Mar. lab. 9. fig. i. 5. EUts, Act. Angl. 55. lab. 21. fig. 6—10. Lamarck ; Anim. sans vert, tom, 11. p. 427. n. 3. Se trouve dans la Méditerranée. Vers m. 6 02 HISTOIRE NATURELLE Penn. phosphorique , P. phosphorea. Souche charnue , granuleuse ; les pinnules simplement imbriquées. Séha, Mus. 3. tab. 6. fîg. i. Bohadsch, Mar. tab. 8. fig. 5. Ellis, Act. Angl. 53. tab. 19. fîg. 1.5. Pennatule luisante ; Latn. , Anim. sans vert. tom. n. p. 426. n. 1, Voijez pi. 28. fig. 5 , 4» où elle est repré- sentée moitié de grandeur naturelle. Se trouve dans toutes les mers d'Europe. Pennatule rouge , Pennatula rabra. Souche charnue ; les pinoules imbriquées et unies. ELlis, Act. Angl. 55. tab. 21. fig. 1, 2. Bohadsch^ Mar. lab. 8. fig. i.3. Pennatule granuleuse; Lamarch^ Anim. sans vert. tom. 11. p. 426. n. a. Se trouve dans la Méditerranée. Pennatule admirable, Penn. mirabilis. Souche filiforme; les pinnules en demi-lune, écartées et alternes. Muiler , Zool. Dan. 1. tab. 1 1. fig. i. 3. El- lis , Act. AngK 53r. tab. 20. fig. 17. Mus. Ad. Fred. i.tab. 19. fig. 4- Virgulaire juncoïde ; Lamarch , Anim. sans vert. tom. II. p. 43 1. n. 5. Se trouve dans les mers d'Europe et d'Amé- rique. DES PENNATD LE s. 65 Pennatule anténine, Penn. aniennina. Souche presque quadrangulaire, sétiforme; trois des côtés portant des polypes très-rap- prochés, EUîs , Act. Angl. 55. tab. 20. fîg. 4» ^0- hadsch , Mar. tab. 9. fig. 4 , 5. Funicuiine iélragone; Lamarch ; Anim. sans vert. tom. 11. p. 425. n. 2. Se trouve dans la Méditerranée. Penn. arondinacée , P. arundinacea. La souche quadrangulaire, très-longue ; les pifltiules solitaires, cylindriques et tubuleuses. Se trouve dans la mer du Nord. Pennalule scirpée , Pennatula scripga. La souche simple , linéaire ; un des côtés seulement polypifère. Se trouve dans l'Océan. Pennatule joncée , Pennatula juncea. La souche simple, linéaire; des rides oppo- sés et transverses , polypifères. Sééaf Mus. 5. tab. 114. fig. 2. Virgulaîre australe ; Lamarch, , Anim. sans vert. tom. 11. p. 452. n. 5. Se trouve dans la mer des Iodes. Pennatule géante, Pennatula grandis. La souche linéaire , lancéolée , unie ; les (innules dentées et comme déchirées. Se trouve dans la mer des Indes, V 64 HISTOIRE NATVRELLE Pennatule argentée, Penti. argentea. La souche cylindrique , unie ; les pinnules très-rapprocbées , dentées et ramifiées. Solander et Ellis , tab. 8. fig. i. 3. Zamaroâ, Ânim. sans vert. tom. ii. p. 427. B. 5. Se trouve dans la mer des Indes. VÉRÉTILLE, Veeetillum, Cuvier, î*blypier libre, ayant une tige cylindracée , simple 5 sarïs ailerons ni crêtes , recouverte d'une membrane charnue et sensible, et parsemée de polypes à huit tentacules ciliés. Ce genre est composé, dans La- marck, de deux espèces décrites et figurées par Pallas dans ses Mélanges zoologiques, sous le nom de penna- tules. L'une vient de la Méditerranée, et est mentionnée, dans Rondelet, sous le nom de matum insanum; et par Ellis, sous celui de pennatule digitiforme ; l'autre des grandes Indes. Toutes deux DES VÉR ET IL LE 5. 65 clilTèront beaucoup, par la forme, cIc^ pennatules, ainsi qu'on peut s'en assu- rer en comparant leurs caractères gé- nériques; mais elles s'en rapprochent beaucoup par leur constitution. Elles diffèrent des alcyons, avec qui leur forme pourroit les faire réunir, parce qu'elles ont, dans leur intérieur, un axe osseux qui manque à ces der- niers. Les vérétilles sont libres, et ont la faculté locomotive comme les pen- natules ; mais l'organisation de ces dernières rend sensibles les moyens qu'elles emploient pour en user, tandis qu'il faut supposer que les premières nagent par un mouvement vermicu- laire, que leur épaisseur, leur peu de longueur et leur os intérieur, ne dé- terminent pas à croire très-facile. On dit supposer; car, depuis Rondelet, aucun Naturaliste n'a vu de ces ani- uiaux en vie. 66 HISTOrUE NATURELLE Le corps dos vérôtilles est inoii ♦ caverneux et fibreux. Sa surface exté- rieure est garnie de mamelons irrégu- lièrement placés, et d'où sortent des polypes, dont le tube est court et les tentacules ciliés. Ces tentacules sont au nombre de huit, applatiset pointus à leur sommet. Pallas a vu, dans l'intérieur de la membrane extérieure des vérétilles, des globules de la grosseur d'une graine de pavot qu'il soupçonne être des œufs. Il paroît que ce polype composé jouit, plus que beaucoup d'autres, de cette vie commune, qui est propre aux animaux de cette division: et, en con- séquence, on doit désirer que quelque physiologiste habile soit mis à portée de faire des expériences propres à nous donner une idée des effets de cette vie commune sur la masse entière, et sur chaque individu eu particulier. DE? VÉRÉTIL LES. 67 Outre les deux espèces de Pallas , il y a trois pennatules qui semblent as- sez se rapprocher de ce genre pour y être placées de préférence; et on lésa, en conséquence, mentionnées à leur suite. Vérétille phalloïde , Veret. phalloïdes. Cylindrique, claviforme; les polypes à ten- tacules étroites et à longs poils. Pennatuia fhalimdes , Pailas ^ Mis. Zool. tab. i3. fig. 5 à 9. Lamarck; Ânim. sans vert. tom. 11. p. 43i- n. 1. Fo2/ez pi. 18. fig. 1, où il est représenté très-réduit. Se trouve dans la mer des Indes. Vérétille C} nomore, V. cynomorium. Cylindrique ; atténué aux deux bouts , les polypes à tentacules larges et à courts cils. Rondelet , pag. 91. Pallas , Mis. Zool. lab. i3. fig. 1.4. jE 41, II, 1.3. Sa HISTOIRE NITIRELLE Cymo'polia roscrium ; Lara. , Hist. polyp. p. 294. n. 4S5. Se trouve sur les côîcf de la Jamaïque. Coraîline fourchue, Corail, cuspldata. A quatre branches ; les articui lions cylin- driques ; les genoux glutineuK ; les rameaux aigus. Sotandcr et EllLs , Cor; ?. t-tb. 21. Tig. f. Anifliiroa cuspidata; Lam. ^ Hist. polyp. p. 3oo. n./|4.'î. Se trouve dans les mers d'Amérique. Ooraliine chausse-trape , C. tribulus. A cinq branches , les articulations tran- chantes ; les genoux glulineux. Soiander et EHis , Coral. lab. 21. fig. 2. ÂnifUiron tribulus ; Lam. ^ Hist. polyp. p. Soi. n. 44<^. Se tro'îve dnus les mers d'Amérique. Coralline en hytni^\\,CoraLflabelkim. Souche bimplf, incrustée; tous les rameaux réunis en l'orme d'éventail ondulé. Soffindcr Gt Eliis ., Coral. lab. i\. IJdatea flnbcUata ; Lam. , Hist. polyp. p. 5i i. n, 456. Se trouve dans les mers d'Amérique. Coralline congIutinéej,r. congluthiata. Souche .'■impie, presque incrustée , les ra- T) ES CORALLINES. h.J^ niCiiux dicbotonics , tous unis ensemijle, for- mant un éventiiil simple. Sotandcr tl Eliis , Coral. tab. 25. lig. 7. Udotca unglutinata; Lam.^ Hisl. polyi». p. 3i2. n. 457. Se trouve aux îles de Baharaa. Coralline pliœnix^ CoraUina phœnix. Soudie simple , incrustée : les br.mcbes formant un bouquet oblong ; les composés par plusieurs rangs d'articulations unies et convergentes. Solandcr et Ellis y Coral. tab. 2 5. fîg. 2, 3. Nexca fhœnix; Lain., Hist. polyp. p. 256. n. 387. Se trouve aux îles de Babama. Coralline pinceau, Corail, pcniccllas. Souche simple ; les rameaux eu faisceaux réunis , dichotomes et flexibles. Amoen. Acad. tab. 5. fig. i. Soland. et El- iis, Coral. tab. 25. fîg. 4. 6. Sèha , Mus. 1. lab. 1. fig. 10. Nesea fenicillus ; Lam. , Hist. polyp. p. 257. n. 590. Se trouve dans les mers d'Amérique. Coralline brosse, CoraUina penicuUim, Souche simple, membraneuse et ridée ; les rameaux en faisceaux réunis , dicholoines et articulés. 84 HISTOIRE Î^ATlîRELLE Soiandcr et ELlis , Coral. tab. 7. fig. 5. 8. et tiib. 25. fig. 1. Ncsca pcniculum ; Lam. , Hist. polyi». p, 256. n. 588. Se trouve dans les mers d'Amérique. TUBULAIRE , tubvlaria » Linnœas. Polypier /îxé , à tige grêle, cornée, fubulée, simple ou brancbue , terminée , ainsi que ses rameaux , par un polype à deux rangs de tcntacuîes. Les tentacules intérieurs sont relevés , et en plumes , les extérieurs sont ouverls , et en rayon». Ellis a indiqué ce genre , qui for- nioit une division dans son essai sur les corallines. Lestubulaires sont des polypes dont le corps est simple ou rameux, et qui n'ont jamais ni dentelures, ni vcsicuîes. Elles forment des tubes dont la sub- stance est, comme celle des sertulaires, une espèce de corne élastique qui. ïiES TVBIL AIRES. 85 après avoir été uesséchée, est suscep- tihlo de revenir, étant mise dansTeau, à son état primitif. La surfLice de ces tnbes est souvent ridée ou plissée, et ressemble aux intestins déployés des petits animaux, et leur intérieur est toujours renipli d'une liqueur épaisse qui varie en couleur selon les espèces. Ce n'est qu'au sommet de ces tubes que se montrent les polypes, ordinai- rement fort grands, relativement à leur support. Ils sont toujours séparés de ce support par un étranglement. Deux rangs de tentacules, diiTcrens en dispo- sition et en forme, entourent leur bouche. L'extérieur est composé par une vingtaine de filets simples, recour- bés vers le bas, ou au moins très-étalés. L'intérieur n'en a que cinq ou six . mais ils sont plumeux et toujours re- levés. C'est au milieu de ces derniers qu'est la bouche. Tous ces tentacules onl ; lincun un mouvement indépeu- V.MsllI. 8 86 ÎÎISTOiRE ]N"1TURELLE dant de celui des autres, et en consé- quence on voit souvent les tuhulaires n'avoir en développement que les ex- térieurs ou les intérieurs. Dans ce cas, la place des premiers est indiquée par un bourrelet, et celle des seconds, par lin mamelon. Les mœurs des tubulaires sont, au reste, les mêmes ou presque les mêmes que celles des serîuîaires et autres po- lypes. Elles se fixent sur les rochers, les coquilles, les digues, les vaisseaux, et en général, sur tous les corps durs qui se trouvent dans la mer. Elles ai- ment les eaux tranquilles, mais cepen- dant savent fort bien se conserver dans celles qui sont les plus agitées, pourvu qu'elles ne charient pas de sable ou d'autres matièrespropres aies frapper. Leur reproduction se fait, comme dans les sertuîaires , par le mojeji de glo- bules qui portent des petits grains, d'où naissent des polypes, par un sim- DES TUBULAIRES. 87 pie rléveîoppeinent de suljstance. Dic- quernare, qui, dans le Journal de phy- sique de juin 17791 a donné un mé- moire sur la tabulaire entière, qu'il appelle le floriforme, rapporte que tous les seize jours la tête de cette es- pèce, qu'il nourrissoit dans un yase, périssoit et tomboit, qu'ensuite, au bout de deux ou trois jours, il en re- poussoit une autre, et cela plusieurs fois de suite. Donati, qui a décrit, comme piaule^ une espèce de ce genre, la tiibidaire gobelet, observe que les semences sortent par l'extrémité des rayons; mais cette espèce doit évidem- ment former un genre particulier , puisque ses tentacules sont à demi- calcaires et soudés ensemble. Si on ne l'établit pas ici, c'est faute d'avoir, malgré les détails dans lesquels Donati est entré à son sujet, dcb données sul- fisanles pour lui assigner des carac- tères positifs. F. 8 iHSTOîR?: >\vTrr,ET.î.E Les liibulaires yivent toujours rcii- iiles en grand nombre, et orlies qisi sont rameuses forment des végétations bouvent fort étendues. Lcsanciensbo- tanistes les ont toutes décrites, dans leurs ouvrages, comme appartenant au règne végétal. Ils doivent être ex- cusésjusqu'à un certain point, car rien neressem])leplusàuneplanteenflcur, qu'une tubulaire développée; on y voit des pétales et des étamines, une tige creuse, des branches et des ra- cines. Les tubulaircs ne sont point rares sur les côtes de France. On n'en fait aucun usage. On trouve dans les eaux douces des tabulaires qui difTèrent assez des ma- rines, pour pouvoir former un geiîre particulier, voisin des cristatelles ; mais elles ne sont pas assez nom- breuses pour que cette séparation soit obligatoire en ce moment. Le princi^ DES T U B U L A I r, E S. 8,7) pil caiactcre qui les sépare esl la iaculté dont elles sont douées de reti- rer leurs tentacules dans Tintérieiir même de leur tube, tandis que les marines ne peuvent que les contracter. T. corne d'abondance, T. cornu copiœ. Tube simple , inférieurt-ment plus petit , tortu et rugueux. CavoL Pol. uiar. 3. lab. 9. fig. 1 1 , 12. Lam. , Hist. poîyp. p. 229. n. ^67. Se trouve dans la Méditerranée et dans les mers d'Amérique, Tubulaire entière , Tubularia indivisa. Tube très-simple , quelquefois tortu. EUîs , Goral. tab. 16. fig. G. Bnccone, Mus. tab, 6. fig. 5. Jussieii, .Mém. de l'Acad. 1742. pi. 10. fig. 2. B aster , Opusc. subs. i. twb. 2. fig. 5, 4. Lam., Fist. pol^'p. p. 229.11. 568. f^'oyez pi. s8. fig. 5, où elle est représentée à moitié de sa grandeur naturelle. Se trouve dans les mers d'Europe. C'est la plus grande espèce. Tubulaire rameuse, Tubularia ramosa. Tuberameux, presque toujours tortu, EUis , Cor:d. tisb. 16 et 17. fig. A. f)0 HISTOIRE NATURELLE Lam., Hlst. polyp. p. aôi. n. 076. Se trouve dans les mers d'Europe. ïubulaire ramée, Tuhidaria ramea. Tube ramcux ; les rameaux primaires et se- condaires alternes. Thoa ramca; Lam., Hist. pol}p. p. :H2. n. 555. Se trouve dans la Méditerranée. Tubulaire fragile, T ah al aria fragUis. Tube dichotome ; les ailiculations com- primées. Pluck. Phytog. tab. 168. Cg. 4. Sloane, Jam. tab. 5o. fig, 10. Galaxaura fragilis; Lam., Iliat. polyp. p. 265. n. 397. Se trouve dans les mers d'Amérique. Tubulaire muscoïde, Tab. imtscoldcs. Tube un pen dichotome, conveitd'anncjux élevés. £//w, Coral.tftb. iG. fig. 6. Act. Angl. 48. lab. 17. fig. C. Bastcr , Op. subs. 1 . tab. 2. fig. 5, 4. et tajj. 5. fig. 2. 4. Sùba, xMu?. 5. ti^b. loO'. Lam., Hist. polyp. p. aSo. n. 5G9. Se trouve dans les mers d'Europe. Tubulaire papyracée, Tab. papyracca. Tube papyracé , très grand , avec des ra- ?i)eiiux rJîerncj. 8e trouve dans la nier dos Indes. D E s TIj BU LA ;i\ ES. 91 1^1! biliaire pinceau , Tub. pcnicellus. Tubes réunis, simples à la racine, prolifères et pénicellés au sommet. Se trouve dans les mers d'Amérique. Tabulaire gobelet 5 Tub. acetabidum. Tube filiforme ; un disque terminal radié par des stries, et calcaire. Toiirnefort ^ Inst. 1. tab. 5Ô8. Donati , Ad. lab. 5. Cavoi. Poly. mnr. lab. 9, fig. i4. Brow, Jam. tab. 4o. fig. A. Antabularia intégra; Lam. , Hist. polyp. p. 249. n. 584. Se trouve dans la Méditerranée et dans les :71e' ^ d'Amérique. Tubulaire splachne, Tub. spiachnea. Tube capillaire , très-simple ; un disque terminal uni et membraneux. Se trouve dans la Méditerranée , et doit former, avec le précédent , un genre parti- culier. Tubulaire coryne , Tubularla coryna. Vn peu rameix , filiforme , papvracc, gé- nicule ; tête ovale , aiguë ; la bouche grande t i entourée de teniaculca cylindriques icrmi- î-jv'"? p'ir des poinies. J^ allas , Spic. Zool. 10. tab. /\. fig. S. il • Uouve daub iea mers d'Kurope. Qa HISTOIRE NATPHrj.LE Tu biliaire voisine, Tuhalaria affitùs. Simple, presque annelée , molle ; les ten- taeules de la bouche entourés de mamelons rétractiles. PaUas , Spic. Zool. lo. tob. 4- fig. 9. Se trouve sur les côtes d'Angleterre. Tubulaire fabricie, Tabalaria fabrida. En étoile; les tentacules pinnés. Fah. Fan. Groenl. n" 45o. fîg. 12. Se trouve la mer du Nord. Tubuiaire longicorne, T. longlcornis. Deux tentacules sétaccs, dix fois plus longs que le corps. Se trouve dans la mer du Nord. Tubuiaire miiîticoroe, T. multlcornis. Le centre des tentacules très-blanc; le corps transparent. Millier f Zool. Dan. 3. lab. 90. fig. 1. 5. Se trouve dans la trier du Nord. Tub. campanulée, T. campaimlata. En crête ; l'orifice du tube annelé, et le corps rentrant dedans. Roescl , Inst. 3. Poly. tab. 75 à 75. Naïsa Cdmfanidata ; Lam., Hist, poly p. p. 22^. n. 5G4. Se trouve en Europe, dans les eaux doi/ees. DES TliR r LAI RES. ()^ Tul)iilaire raïupaote. Txib. rcpcns. En crrte ; los tentacules radiés de chaque cùté ; le liibe ramç :inf. Schaeff. Armpol. 1754. lob. i. Gg. 1, 2 JS aï&a rcfens ; Lani., liist. polyp. p. 22S. n. 56i. Se trouve dans les eaux douces du nord du l'Europe. Tubulaire couchée , Tah. reptens. En crêle ; le corp sortant et rentrant dans une gaine. Trdwblci/ . Polyp. 3. pî. ïo. Gg. 8 , 9. Ba- licr. tab. 12. INIicrrsr. lab. 12. Bock. Ad. Stock. 8. lab. 6. fig. 5, 6. I\'aîsa reptcns; Loin., îlist. polyp. p. 220. n. 362. Se trouve en Europe, dans les eaux douces. Tubulaire sultane , Tubalarla saltnna. En crête, infundibuliforme , ciiiée à la base. Naïsa sultana; Lam.^ Hist. polyp. p. 224. n. 565. Se trouve en Allemagne, dans les eaux douces. Tubulaire en étoile , Tab. steUaris. En crêle; les tentacules ciliés ; le tube re- levé et annele de brun. Se trouve dan»; la mer Ballicp^e. C)4 HTSTOîP.E KATUnELLE Tubulaire simple , Tabularia slmpLeœ. Tuit tentacules linéaires sealement ; le tube conique el lr;.ns[)arri!l. Se trouvp dans If s nier? du Nord, adhèrent îiu fucus. Peut bien être l'h)dre conique de Eosc. Tub. de Spallanzani , T. SpallanzanL Cinq tentacules plurneux , peciinés des deux eûtes; le tube cylindrique, corné, inle- rienrenient recourbé. Se trouve dans la Méditerranée. SERTULAIRE , sertvlaria , Linn, Polypier phytoïde , à tige très -grêle, i^împle ou rameuse , tubulée , entièrement corné( , et munie , dans sa longueur, ainsi que dans SCS ramifications , de cellules disjointes , .saillantes comme des dénis, et poîypilèrcs. Des bourgeons oviformes , contenus dans des vésicules plus grandes que les cellules, ])aroissant dans certains temps, et servant à la multiplication de ces polypes Les sertiilaires forment un genre îrès-nombrcux nui . en dernière ana^ DES SERTUL AIRES. ijô iyse, ne diffère de celui des hydres, que par la nature de la substance con- stituante, et le mode de la génération des espèces qui le composent. Les Naturalistes, antérieurs à Ellis, avoient tous regardés les sertulaircs comme appartenant au règne végétal; et on les trouve, en conséquence, dé- crits dans les ouvrages de Botanique desBauhiiiS, Lobel, Tournefort, et autres. Leur forme, souvent très-rap- prochée des mousses, et la difficulté d'observer leurs actes de vitalité, qui cessent dès qu'on les touche, doivent rendre très-excusable cette erreur de lios pères. Ellis est donc le premier qui ait re- connu que les sertulaires, qu'il appe- loit corallines vésiculaires, apparte- noient au règne animal, étoient un composé de polypes jouissant d'une vie commune , et quelquefois d'un grand nombre de vies partielles; les <)i] HISTOIRE NHURELLE îiavaux auxquels il s'est livré pour le prouver sont si étendus, qu'il n'a pres- que rien laissé à faire à ses succes- seurs, soit pour l'historique de leurs mœurs, soit pour la description de leurs espèces. Ses observations sont consignées dans son Essai sur l'His- toire Naturelle des Corallines, dans des mémoires insérés parmi ceux de la Société royale de Londres, et dans l'ouyrage posthume sur les Zoophites, éditionné par Solander. On ne peut mieux faire que d'extraire, de ces ou- vrages, les principaux faits, de l'exac- titude de plusieurs desquels Bosc a eu occasion de s'assurer^, soit sur les côtes de France et d'Espagne, soit en pleine mer. La substance des serlulaires est en- tièrement cornée, c'est-à-dire élasti- que, demi-transparente, et ne faisant aucune effervescence avec les acides. C'est ce qui les disliîigue des coral- Ï>ES SFRTrLÀiRES. 97 îînes et ile^ ceîlulah-c3 -, qui sont en partie recouverts (Vum enveloppe cal- caire. La forme des sertulaires est , ou simple ou composée , c'est-à-dire qu'elles présentent, ou une seule tige, ou une tige ramifiée une ou plusieurs fois, mais toujours servant de sou- tien à un grand nombre de polypes ; c'est ce qui les distingue des tubu- laires, qui n'ont jamais qu'un polype sur chaque tige, et à son extrémité. La couleur des sertulaires varie ; mais elle est plus communément blan- che ou brun clair, et presque toutes tombent dans celte dernière couleur, lorsqu'elles sont desséchées. Les sertulaires vivent toutes dans la mer, sur les rochers, les coquilles, les fucus, et autres corps durs, et y ad- hèrentj tantôt par un simple point, tantôt par une espèce de racine de même nature qu'elles; ces racines se Vers III. 9 gS HÏStOlRE NATURELLE prolongent souvent beaucoup en ser- pentant et donnant de distance en dis- tance, des rameaux d'où s'élèvent un grand nombre de tiges. Elles sont fort communes sur toutes les côtes du nord de l'Europe, où elles forment quel- quefois des touffes si élégantes, qu'on les dessèche pour en faire des tableaux, dont on peut voir un modèle au fron- tispice de l'Essai sur les Corallines ; mais c'est en pleine mer sur les fucus, qui y nagent en si grande quantité, qu'on peut prendre une idée de leur immensité. Il n'est point, au rapport de Bosc, qui les a observés pendant des centaines de lieues, de branche de cette plante qui ne supporte des mil- liers de tiges polypifèies, dont chacune supporte des centaines de polypes. Les tiges des serlulaiies sont pres- que toujours filiformes, presque tou- jours flexueuses ou tortues. Leurs po- lypes y sont implantés, tantôt d'un DES SERTULAÎRES. 99 seul côté, tantôt des deux côtés; quel- quefois ils sont verticillés. Lorsqu'ils sont implantés des deux côtés, ils sont, tantôt alternes, tantôt opposés, plus ou moins rapprochés. Leur farme va- rie, non-seulement quand ils sont dé- veloppés, mais quand ils sont contrac- tés. Dans ce dernier cas , ces polypes ressemblent à des denticules ou dente- lures; et, comme c'est celui où on les voit le plus fréquemment, ce sont de ces denticules qu'on tire les caractères qui distinguent les espèces. Les po- lypes ou les denticules tiennent à la tige de diverses manières : ils sont ordinairement sessile^ et portés sur une écliancrure ; mais aussi quelque- fois pédoncules et sortant du corps même de la tige. Les polypes sont plus ou moins allongés, plus ou moins garnis de ten- tacules, plus ou moins longs; mais ne présentent rien dans leur organisation 100 HISTOIRE NAÏIIRELLî: qu'on n'observe dans les hydres, avec lesqueiîes on peut et on doit même les comparer. Les tiges des sertulaires à polypes portés sur une échancrure, ont sou- vent l'apparence, et sont quelquefois réellement articulées. Celles des autres ne le sont pas; mais Bosc soupçonne que ces dernières ne sont pas de véri- tables sertulaires par la génération ; et qu'elles pourront un jour, lorsqu'elles £<,Kont plus nombreuses et mieux con- nues, former un genre particulier, in- termédiaire entre les sertulaires et les liydres. Lorsqu'on examine des serlulaires dans les jours les plus chauds de l'été, outre les denticules poljpifères, on voit des vésicules creuses, transpa- rentes, de formes et de grosseurs dif- férentes, suivantles espèces, qui y sont attachées, et qui ne s'y trouvoiejit ; as quelque temps auparavant. Les. DES SERTIT L4IRE s. ÎOÎ anciens Naturalistes, qui prenoient les, sertulaires pour des plantes^, considé- rpient ces vésicules comme leurs fleurs. Ils se sont peu trompés sous ce rapport; car ces vésicules sont les or- ganes de la reproduction des sertu- laires, comme hs fleurs le sont des p'anics. Plusieurs même ont absolu- ment la forme de fleurs en cloche, et la plupart ressemblent aux urnes des mousses que I'oïî est habitué à appe- ler aussi fleurs. Ces vésicules sont or- dinairement ouvertes à leur sommet; et lorsqu'elles sont fermées, ce n'est que fort légèrement. C'est encore à Ellis qu'on doit la-dé- couverle de l'usage de ces vésicules. Il en cite de trois espèces : i*" Celles qui renferment un polype différent, en forme et en grandeur, de ceux de la coralline, comme dans la sertulaire naine, la sertuîaire argentée, lequel polype montre des œufs, ou des poly- 103 HISTOIRE NATURELLE pes o\if<)rmes contenus dans un ovaira vu dans une membrane mince. 3° Celles qui contiennent des œufs ou des polypes oviformes, qui tien^ nent à la mère-tige par des filets ou cordons ombilicaux, comme dans la sertulaire dichotome. 3" Celles qui sont remplies d'œufs non adhérens , ou sans cordons ombilicaux , comme dans la sertulaire pinnée. Bosc peut encore citer une quatrième espèce de vésicules. C'est celle qui , comme dans In sertulaire plume, est entourée de cercles noueux. Il croit avoir re- marqué que les petits corps, dont parle Ellis, comme existans dans la vésicule même, se trouvent attachés dans les angles des nœuds des cercles extérieurs, et ne sont autres que des polypes oviformes : quoiqu'il ait ob- servé des milliers de ces vésicules, il ne cite ce fait que par induction , n'ayant pas été à portée de le conslatei,' DES SERTULAIRES. lo5 par dos expérienceS^ directes et irrécu- Dans tous ces cas , les œufs des po- lypes ovit'ormes sortent de leurs vési- cules, lorsqu'ils sont arrivés au point nécessaire de maturité, et donnent naissance à de nouvelles tiges polypi- fères, après s'être fixés plus ou moins loin de leur mère, selon le hasard des circonstances. Mais, outre cette manière de se re- produire, il est probable que les ser- lulaires ont encore celle de la sec- tion , comme les autres polypes ; car, lorsqu'on les coupe, les polypes par- ticuliers, après s'être contractés un mo- ment, reprennent leurs mouvemens, ainsi que Bosc s'en est assuré un grand nombre de fois. Il est d'ailleurs un autre mode de reproduction des ser- tulaires> dont Ellis n'a point parlé, on ne devine pas pourquoi; c'est la crois- sance en hauteur des tiges et des bran-^ 104 HISTOIRE NATURELLE ches. B05JC5 qui a cherclié à suppléer au silence d'Ellis par des observations sur les sertulaires vivantes , pense flii'ellcs croissent comme les plantes, ou mieux comme les hydres, c'est-à- dire qu'il naît des bourgeons en des- sous, lorsque c'est une branche nou- velle, et en dessus, lorsque c'est le prolongement d'unebranche ancienne. Ce Naturaliste a vu tant^de sertulaires, à différens degrés de croissance, qu'il se croit suffisamment autorisé à affir- mer, quoique ce ne soit que par induc- tion, que c'est ainsi qu'elles s'allon- gent et qu'elles augmentent leurs ra- meaux, au point de former des touiles ou des buissons considérables. Les animaux des sertulaires vivent, comme les autres polypes, d'animal- cules marins qu'ils arrêtent au moyen de leurs tentacules. Il y a tout lieu de croire que ce que l'un d'eux mange profite à tous les autres de la même DES SERTULAIRE3. lo5 tige. Ils sont eux-mêmes mangés, sans doute , par un grand nombre d'enne- mis. î\lais on n'a point d'observations à cet égard. Les sertulaires ne sont d'aucune utilité aux hommes. Sertulaire rosacée, Sertalarla rosacea. Les denticules opposés , tubuleux , tron- qués; les rîuneaux allerucs ; les vésicules cou- ronnées d'épines. ElHs , A.ct. Angl. 48. lab. 53. fig. 5. Goral. lab. 4- Seba. Mus. 5. tab. 69. fig. 6. Dynamcna rosacea ; Lam. » Hist. polyp^ p. 178. n. 5oo. Se trouve dans l'Océan ^t î?^ Méditerra- née. Sertulaire naine, ScrtAilaria pamila. Les dcnllcules opposés, pointus, recour- bés; les vésicules presque ovales; les rameaux ailcrnes. ÊUh, Coral. tab. 5. fig. 2. A. Act.angl. 48. tab. 20. 11^. 6. FF. ei 5;. tab. 19. fig. 11. Réaum. Mém.de l'Acîtd.de Paris. 171 1. tab. 1. fig. 4. MM. Scha . Mus. 5. tab. loo. fig. 1 1. Dynamena -jnimiia; Lam. , Hist. poly[>, p. 179. n. 5o3. Sv Uouve dans l'Océan . sur les fucus. Ï06 HISTOIRE NATURELLE SertLilaire operculée, S. opcrcuUita. Les denticales opposés, pointu:^, relevés ; les vésicules presque ovales, fermées par un opercule ; les rameaux al ternes. " Ellis, Coral. lab. 5. fl;?. 6. h. H. Pluck. Phy- tog. tab.47- fig'iï' Scba. Mus.5.tab. 102. fîg. 3. Dynamena opercufata ; Lam., Hist. polyp. p. 176. n. 296. Se tiouve dans ks mers d'Europe et d'A- mérique. Serlulaire tamarisque , S. tamarlsca. Les denticales presque oppo-^és , tronqués , presque à trois dents ; les vésicales presque ovales, à deux dénis; les r:imeaux alternes, Ellis, Coral. tab. 1. fig. 1 , ri , A. Lam. , îîist. polyp. p. iSS. n. 3i5. Se trouve dans la mer du Nord. Sertulaire sapiiiette , Sert, abietina. Les denlicules opposés , tubuîeux ; les vési- cules ovales ; les rameaux alternes et pinnés. ElUs, (ïoral, tab. 1. fîg. 2 ,li. Morison, ïlist. plaut. tab. 3. fîg. i5 et 9. B aster. Opus. 2. tab. 7. fig. 2 , 5. Lam., Hist. polyp. p. 187. n. 5 10. Se trouve dans les mers d'Europe. Sertulaire noire, Scrtidaria 7Ùgra. Les denticales [tresquc opposés, très-pe- DES SERTULAIRES. lOJ* lits; les vésicules Irès-grandes, ovales, qua- drangiilaires ; les rameaux pinnés , no rs. Lam,, Ilist. poljp. p. 196. n. 332. Se trouve dans les mers d'Europe. Sert. brunTitre^ Sertularia fuccscens. Les denticules presque opposés, tubulenx; les vésicules rapprochées , petites , à qualre dents; les rrniieaux pinnés. Bast.Opu?.. Subs. i.tab. i.fig.6. Latn. , Hist. polyp. p. igS. n. 55o. Se trouve dans les mers d'Europe. Sert, obsolète, Sertularia obsoieta. Les denlicules ovales, presque en cœur, placés cinq par cinq sur huit rangs; les lameaux alternes. Lepccliin , Act. Petrop. 1778. 2. lab. 7. fig.B. Lavi., Hist. polyp. p. 197. n. 555. Se trouve dans la mer Glaciale. Sertulaire pin, Sertularia pinus. Les dtnticules disposés sur six rangs; les vésicules très-renflées; les rameaux alternes et pinnés. Lepechin, Act. Petrop. 1780. 1. tab.9. fig. 1,2. Lam., Hist. polyp. p. 197. n. 556. Se trouve dans la mer Glaciale. Sert. CLipressoiVle , Sert. capres.'io((le>;. Les denticules à peine gaillans, simples, ïo8 HISTOIRE NATURELLE tronqués obliqucmcnî; les vésicules ovales ; les raineaLix dicholomes , articulés , épars. Lepcchin„ Ace. Pelrop. tab. 9 fig. 3 , 4. Lam., lïlst. pot) p. p. ic^S. .1. 026. Se trouve dans la mer Glaciale. Sert, cupressine^ Sertul. cupresslna. Les denticules presque opposés , un peu ai- gus ; les vésicules un peu ovales; les rameaux paniculés, très-long-;. EUis , Coral. îab.'o. fig. 5. a. A. Sèha, Mus. 5. tab. 101. fig. 2. Lam. , lïist. polyp. p. 192. n. 523. Se trouve dans les niers d'Europe. Sertukiire argentée, Scrutl. argentea. Les deniicnles presque opposés, pointus; les vésicuk'.'vovales ; les rameaux alternes, pa- niculés. EUis, Coral. tab. 2. fig. 4- /'^«c^- Phyiog. tab. 84. fig. 3. Bocco. Mus. tab. 6. fig. o. Bas- ter .^ Opus. Sub. 1. tab. i. fig. 2. Lam., Hist. polyp. p. 192. n. 524- Se trouve dans Ifs ineis d'Europe et d'A- mérique. Sertulaire rugueuse , Sert, rugosa Les denticules alternes très-petits ; les vé- sicules très-inégales , à trois dents ; les ra- meaux irréguliers. EUis j Goraî. tab. i5. fig. 23. a , A. DES SERTULAIRES. 1 O9 Ciyliarugosa ; Lam. , Hlst. polyp. p. 204. n. 544. Se trouve dans les mers d'Europe. Sertulaire hélicine, Scrddar. Iieliclna. Les denticules alternes, à peine visibles; leur bnse à deux articulations ; les vésicules ovales; les liges réunies. Eilis, Coral. table 10. Act. Angl. table 17. fig. E,F.G.5cAa, Mus. 3. tab. 100. fig. 16. Thoa hdicina ; Lam., Hist. polyp. p. 2 1 1 . n, 554. Se trouve dans les mers d'Europe et dans l'Atlantique. Sertulaire thu]à, Sertalarla thuja. Les denticules distiques, comprimés; les vésicules presques ovales , marginées ; les ra- meaux dicbotomes et distiques. Eiiis, Coral. tab. 3. fig. 9. i, B. Séha, Mus. 3. tab. 100. fig. 17. 19 et lof). fig. 2. a, Lam. , Hist. polyp. p. 195. n. 525. Se trouve dans les mers d'Europe. Sert, myriophyle , vS. inyriophyllum. Les denticules d'un seul côté, aigus; les vésicules d'un seul côté, cylindriques , im- briqués ; les rameaux à moitié pinnés , re- courbés. Eliis , Coral. tnb. 8. Barel. Tron. pi. 1292. fig. 2. Ginan. Ad. lab. 1 1. fig. 24. Vers III. 10 IIO HISTOIRE NATURELLE A glaofhenia myrio'ph'iflluin ; Lam.^ Hist. polyp. p. 168. n. 2-9. Se trouve dans les mers d'Europe. Sertul. hypnoïde, Seriiil. ftypnoides. Les dcnticules d'ua seul côté ,carapanuîés, dentés et terminés en bec ; les rameaux pio- nës. Agtaofhenîa hypnoides; Lamarch^ Hist. polyp. p. 175. n. 293. Se trouve dans la mer des Indes. Sertul. spécieuse, Sertidaria speciosa. Les deniicules d'un seul côté, campanu- les, dentés et stipulés; les rameaux pinnés, recouibés. AgLaofhenia speciosa ; Lamarck , Hist. polyp. p. 170. n. 286. Se trouve dans la mer des Indes. Sertul. en faulx , Sertidaria falcata. Les denticules d'un seul côlé , imbriqués, tronqués; les vésicules ovales ; les ramt-aux pinnés et alternes. Elils C.jral. tnb. 7. fig. \\. a, k.Pluek, Pbvlog. lab. 47. fig. 12 et Variet. £//ù-, tab. .'SS/fî-. 5 , 6. .J'^dop'^ciiia falcata; Lam. ^ Hist. polyp. p. 1-4 n.295. Se trouve dans les mers d'Europe et de rinde. DESSERTILAIRES. 111 Sertulaire plume , Sertalay^ia pluma. Les (lenticules d'un seul côté , imbriqués , campanules ; les vésicules bossues, entourées de quatre à cinq crêtes; les rameaux pinnés, alternes , lancéolés. £//t5, Coral. tab. 7. fig. 12. ^, 'R.Scha^ Mus. 5. lab. 101. fig. !• Boccon, Mus. lab. 6. fig. 6. Aijlaofhenia'pluma; Lam, ^ Ilisl. polyp. p. 170. n. 284. Voyez pi. 29 , fig. 1 , où elle est représen- tée très-grossie avec deux vésicules. Se trouve dans toutes les mers, attachée aux fucus natans. Sertulaire échinée, Sertut. cclùnata. Les dcnticules d'un seul côté, campanules; les vésicule? entourées de cercles tubercu- leux; les rameaux pinnés, alternes, lancéo- lés. Jqlaofihenia ccfiinata; Lam., Hist. polyp. p. 170. n. 284. Se trouve dans la mer du Nord. Sertulaire antenine, Sei^t. anteinna. Les denticules verticillés quatre par quatre, et sélacés; les vésicules vcrticillées, tron- quées obliquement ; la souche presque tou- jours simple. EUis , Coral. tab. 9. Bocc. Mus. lab. 6. fig. 2. Piuch. Pytho. tab. 48- fig- C !12 HISTOIRE NATURELLE N emcrlesia antenina ; Lam., Hist. polyp. p. i63. n. 271. Se trouve dans les mers d'Europe. Sertulaire verticillée, S. verticillata. Les denîicules à peine visibles ; les vésicu- les campanulées, dentelées, droites; les pé- doncules très - longs, tordus , et quatre par quatre. Eliis^ Coral. tab. i3. fîg. 20. a, A. Ciytia verticiilata ; tam. , Hist. polyp. p. 202. n. 339. Se trouve dans l'Océan. Sert, gélatineuse, Sertul. gelatlnosa. Les calices campanules-, rameaux primaires et secondaires nombreux et épars ; l'écorce gélatineuse. Laomedea gelaiinosa ; Lam. , Hist. polyp. p. 209. n. 352. Se trouve dans les mers d'Europe. Sertulaire grimpant. Sert, volubilis. Les denticules à peine visibles ; les vésicu- les campanulées, dentées , alternes; le^ pé- doncules très-longs , contournés, solitaires. EUis , Coral. tab. 14. lig. 21. a, A. Act. Angl. 57. tab. 19. ii^.<^.Solanderei EUis , tab.4.fig. 2./*.E ,F. Ciytia volubilis ; Lam. , Hist. polyp. p. 203. n. 340. Se trouve dans l'Océan. DES SERTULAIllES. 110 Sertulaire lilas , Sertidaria syrlnga. Les denliculesà peine visibles; les vésicu- les cylindriques; le pédoncule très-enlier. Ellis, Goral. lab. 4. fig. C B. Clytia syringa ; Laniarch , Ilist. polyp. p. 2o3, n. 34.1. Se trouve dans les iiaers d'Europe. Sertulaire cuscute, Sei^t, cuscuta. Les denticules à peine visibles; les vésicu- les ovales, axillaires; les rameaux opposés et simples. Ellis , Coral. tab. i^. fîg. 26. 0, G. Muller, Zool. Dan. 3. tab. 117. fig. i. 3. Lamarck, Hist. polyp. p. 198.11. 337. Se trouve dans les mers d'Europe. Sert, pustuleuse, Set^t. pustalosa. Articulé, rameux; les parties supérieures avec des denticules à peine visibles. Etlis , Curai, tab. 27. fig. b , B. Se trouve dans les mers d'Europe. Sertul. frutescente, SertuL frutescens. Les denticules d'un seul côté, cylindriques, campanules; les rameaux tubulés, pinnés; les divisions sétacées , allernes, droites. Aglauflunia frutescens ; Lamarch,, Hist. polyp. p. 173.11. 292. Se trouve surlescôles d'Angleterre. Il4 HISTOIRE NATl'RELLE Sertulaire pinaslre, Sertular. pinaster. Simple, pinné ; les divisions allcrncs ; les denlcliires opposées, appliquées contie la tige; l'extrémilé lul)uli;use , recourbée ; l^^"» vésicules d'un seul côté, très-grandes, ovales, quadrangulaires; les angles pointus; l'ouver- ture tubuleuse. Soiandcr et EUis , Goral. lab. 6. (îg. B. Dynamena pinaster; Lam. , Hist. polyp. p. 177. n. 297. On ignore son lieu na!al. Sertul. pennatiiîe, Scrtal. pennatida. Simple, pinné; les divisions recourbées, arliculées ; les denlicules d'un seul côté, campanulées, ou tronquées; le bord dentelé, armé d'épines. Soiandcr et Ellîs , Goral. tab. 7. fîg. i , 2. Aglaophcnia jyennaluta ; Lamarck , Hist. polyp. p. 16S. n. 2olyp. p. 195. n. 53 1. On ignore ?on pays natal. Serlulaire d'Evans, Scrlular. Evausii. Rameuse; les rnracaux opposés ; les denù- cules très-courts, opposés; les vésicules ra- meuses , lobées, naissantes du lube radici- l'ornie. Dynamcva. Evansii; Lam., Ilist. polyp. p. 177. n. 291S. Se trouve sur les cùles d'Angleterre. Sert, niuriqnée , Scriaiaria maricata. Arliculce ; les dcnliculcs pédoncules, al- 1 l6 HISTOIRE NATURELLE ternes el solitaires sur chaque articulation ; Ifs vésicules pédonculées épineuses, naissan- tes du lubc radiciforme. Solander et Ellis , Coral. tab. 7. fîg. 5 , 4- Laomedea muricata; Lam. ^ Hist. polyp. p. 509.0. 553. Se trouve dans les mers du Nord. Sertul. seconde , Sertidar. secundaria. Les denficules d'un seul côté , campanu- les ; les vésicules axillaires; la tige recour- bée. Cavol, Pol. Mar. 3. tab. 8. 6g. i5 , 16. A çjtaofhenia secundaria ; Lamarch, Hist. polyp. p. 172. n. 291. Se trouve dans la Méditerranée. S. de misenne , Sertularia inisenensis, Trjs-rameuse, dicholome ; les denlicules alternes, très-minces, écartés; les vésicules ovales , pédonculées, axillaîres. Cavol^ Pol\p. Mar. 3. tab. 7. fig. i , 2. Lamarck , Hist. polyp. p. 194. n.527. ^e trouve dans la Méditerranée. Sertul. rameuse, Sertularia raccniosa, La souche droite, cylindrique, rameuse; Icsdenticuies éparses; les vésicules rameuses; les rameaux presque en arc. Cavol , Pol. Mar. 3. lab. 6. fig. 1,2. Lamarck , Hist. polyp. p. io5. n. 329. Se houve dans ia Méditerranée. DES SERTULÀlttES. II7 Sertulaire œuf, Sertutaria uvci. I^ameuse , les denticules à peine saillans ; les vésicules opposées, portées sur les ra- meaux. i<tement d;ins l'arrangement de ses polypes , tanlât simples , tantôt alternes, sur des tiges simples, tantôt tournés du même côté sur des rameaux. C'est la plus commune de toutes rdle» que Bosc a observées sur les i'ucus de la liante mer. Un seul pied couvre souvent une Irochée entière , et donne naissance à encore pfns de polypes que dans l'espèce précédente. Ce Naturaliste ne lui a point vu de vésicules. S. hydriforme, Seriidaria liydriformis. Tige simple , sans denlicules, donnant nais- sance à des polypes longuement et inégale- ment pédoncules, ovales, lorsqu'ils sont con- traclés; pyriformcs, el terminés par trente tentacules lorsqu'ils sont développés. La base des pédoncules arliculée. T'oyez pi. 29 , Cg. 4 »oîi elle est représentée grossie. Souche rameuse , rampante , donnant nais- sance à un grand nombre de tiges droites, flcxucuses, d'où sortent des polypes ovales . longuement et inégalement pédoncules ; les pédoncules quelquefois polypiféres et tou- jours articulés. Les tentacules en nombre de vingt à trente, à peine de la longueur du po- lype. Cette espèce, découverte par Bosc, sur les fucus naians dans la haute mer, ressemble complètement à une hydre. Elle n'en diffère que par sa nature cornée et sa souche ram- pante. Sa couleur est jaune. 124 HISTOIRE ISATURELLE CELLULAIRE, Cj-llaria > EUis. Polypier phytoïcie, à tiges grêles, articulées, rameuses , cornées et lapidescentes , ayant leur superficie garnie de cellules sériales et polypifères. Ellis, dans son Traité des Coral- lines, avoit distingué, avec raison, les cellulaires des sertulaires proprement dites, sous le nom de corallines cel- luleuses. Linnœus, qui réunit, dans la suite , ces deux genres sous le nom de sertulaires, ne fit pas assez d'attention à la différence de leur structure ré- ciproque, ni à celle de leur substance; et il insista, quoiqu'il eût été démontré jusqu'à l'évidence , par Pallas, que c'étoit une erreur. Ce dernier Natu- raliste considère les cellulaires, comme intermédiaires entre les escares et les sertulaires; et son sentiment se trouve appuyé sur des analogies qui ne pa- roissent pas douteuses. DtS CELLITLAI IlES. 123 Presque toutes les cellulaires res- semblent à des plantes : leur base est composée de tubulures horizontales, semblables aux racines traçantes des végétaux; et leurs tiges sont souvent divisées de deux en deux ou en dicho- tomie, par des articulations blanches, très-fragiles , dont la substance est pierreuse ou incrustée de matière cal- caire sur un grand nombre, et ana- logue à celle de la corne sur les autres. Celles dont les articulations sont pier- reuses, participent aussi à la substance cornée des secondes, puisque, si on les plonge dans un acide, leur partie cal- caire est attaquée avec effervescence, et bientôt dissoute, et il ne reste plus qu'une substance molle et flexible, après que leur croûte extérieure a été enlevée. Ce genre se divise en cellulaires à articulations couvertes de cellules dans tous les sens, et en cellulaires garnies I2G HISTOIRE NATURELLE de cellules sur une seule face. Ces cel- lules renferment dans leur cavité un polype, dont la tête, qui sort quelque- fois de leur cavité, selon Ellis, pen- dant qu'il est vivant, est garnie de bras radiés, sem])lables à ceux des hydres , et percée au centre par un orifice qui est vraisemblablement sa bouche. Les tubes qui attachent la cellu- laire aux corps solides, sont ordinai- rement grisâtres et flexibles pendant qu'elle est dans l'eau. Ils sont rem- plis, dans leur intérieur, d'une hu- meur mucilagineuse, à qui Pallas, à cause sans doute du mouvement qu'il y aperçut , donna le nom de moelle animée. Ces tubes sont en très-grand nombre sur quelques espèces ; la par- tie inférieure de leur tige principale et celle de leurs gros rameaux en sont recouvertes; mais il en est quelques- unes où les tubes sont peu nombreux; et d'aulics, dont Ic^ rameaux en lais- DES CELLULAIRES. 12^ sent partir par intervalle de leur face inférieure, qui les attachent aux corps solides, à peu près de la mcme manière que les radicules du lycopode ou du lierre; enfin, quelques espèces crois- sent à la manière des sertulaires, et semblent naître de tubes simples, ou peu divisés, qui rampent sur la super- ficie des fucus. La structure et l'organisation des cellulaires ne sont pas uniformes dans toutes les espèces; elles présentent, au contraire, une grande variété. Les tiges des unes sont comprimées et composées, sur leur longueur, d'un double rang de cellules alternes, qui sont posées de manière que toutes leurs ouvertures sont tournées d'un môme côté , et que la face postérieure des tiges est unie ou légèrement striée; celles de quelques espèces sont com- plètement articulées , et leurs articu- lations consistent en des cellules sim- 128 HISTOIRE NATURELLE pies, attachées les unes aux autres par leurs extrémités ; parmi celles-ci, on en voit dont les articulations sont sen- siblement arquées; d'autres, dont l'ou- verture des cellules est tournée du même côté des rameaux; et d'autres , enfin, où chaque articulation ren- ferme deux cellules comprimées et opposées. Les cellulaires de la seconde divi- sion pourroient former un genre par- ticulier. Elles conviennent, sous cer- tains rapports, presqu'autant aux ser- lulaires qu'à leurs congénères de la première division. Les cellulaires sont toutes marines ; on les trouve ordinairement attachées aux coquillages qui vivent près des rochers, aux racines des plantes ma- rines, aux madrépores. La meilleure manière de les conserver, sans altéra- lion , est de les plonger dans l'csprit- de-vin , au sortii- de la mer. D E s C C L 1. 1 L A 1 K E s. I 29 Articulations garnies de cellules dans tous les sens. Cellul. salicor, Cellaria salicornia. Tige articulée, tlichofome ; articulations prc'i-grossie. Se trouve dans les mers d'Europe et d'A- sie. Cellul. filiforme, Cellaria flliformls. Tige î'rtîculée, filiforme, dichotome, par- f^cméo de cellules oblongues ; articulilion* linéaiîes, quadrilatérales. Cellaria flliforniis; Lam., Hist. polyp. p. 128. n. 2Ô8. Se trouve dans la mer des ludcs. Cellulaire cierge , Cellaria cereoides. Tige articulée , branchue ; articulations presque cylindriques, parsemées de cellules terminées par des orifices saillaus. Eliis, Hist. or. Zooph. tab. 5. fig. B, C. 1), E. l5o HISTOIRE NATURELLE CcHaria careoides; Lam. , Ilist. polyp. p. 127. n. 207. Se trouve dans la Médilerranée. uirtlculatlons garnies de cellules sur une seule face. Cellul. pelotonnée , Cellaria floccosa. Tige très- branchue, dicholome; articula- tions presque en forme de corne , légèrement dentelées sur les bords ; leur face antérieure ceiluleuse. Mentpea floccosa ; Lam, , Hist. polyp. p. i46. n. 258- Se trouve dans l'Océan Asiatique. Cellulaire cirreuse, Cellaria cirrata. Tige très-branchue, dichotome , courbée en dedans; articulations presque ovales , gar- nies de cils sur leur coté extérieur ; leur face antérieure ceiluleuse. Ellis , Hist. or. Zooph. tab. 4. fig. D , d. Mcnifca cirrata ; Lamarck , Hist. polyp. p. i45- n. 256. Se trouve dans les mers de l'Inde. Cellul. éventail , Cellaria flabellum. Tige branchue, dicliotome; articulations <*ii l'orme de coin , enlières, tronquées aux iietiï bonis , leur face antérieure ceiluleuse. Ellis , Hist. or. Zoopb. lab. 4» fîg^ 0, G. J.ooplnjtes. Pi .22 I . J . a S ei" lui Air e plume 2. La Sop. disdipte . 3.1. a S(T . polas5>:ieiuie 4. La Soi', IniHrif'ovuie 5. La Sei". diclïotoiiie G . I< F.poiiQ^'o ociilec . j. La CelLxire raboto\»se. DES CELLU LAIRES. 1 1> I Menifca flabctium ; Lam. , Ilist. polyp. p. i46. n. sSj. Se trouve dans les mers d'Asie et d'Amé- rique. Cellul. pliimeuse , Celliwia plumosa. Tige très - branchiic, droite, dicKotome; les cellules unies, latérales, alternes, termi- nées à leur sommet par une pointe. Sertularia faslirjiata, Linn. — EUts, Es- sai sur les Coiiil. pi. 18. fig. a, A. Crisia fluinosa ; Latnarck , Hist. polyp. p. 143. n. 255. Se trouve dans les mers d'Europe. Cellulaire néritine , Cellaria ueritina. Tige dichotome, couleur de rouille; les cel- lules unies, latérales, alternes, terminées par une pointe ; leur ouverture garnie d'une vési- cule enflée, fendue en travers. Sertularia nerilina. Linn. — Eltls , Es- sai sur les Coral. pi. 19. fig. a, A. Acamarchis neritina ; Lam., Ilist. polyp. p. i55. n. 242. Se trouve sur les côtes d'Amérique. C. tête d'oiseau , CelL avicidarla. Tige large , drcile, dichotome; les cellules unies, latérales, g.imies de deux poils, leur ouverture accompagnée d'une vésicule en for- me de tète d'oiseau. 1^2 HISTOIRE NATURELLE Sertutaria avlcuiaria. Linn. — EUis, Es- sai sur les Coral. pi. 20. llg. a , A, Crisia avicuiaria ; Latnarck, Hist. polyp. p. i4i. n. 25i. Se trouve dans les mers d'Europe. Cellulaire rampante, Cellaria reptaris. Tige rampante, articulée, dichotome; les cellules unies, latérales, alternes; leur ouver- ture garnie de deux poils inégaux. Sertvlaria reptans. Linn. — EUis, Essai sur les Coral. tab. 20. fig. h , B. Crisia reptans ; Lainarck , Ilist. polyp. p. i4o. n. 249. Se trouve dans les mers d'Europe. Cellulaire velue , Cellaria pilosa. Tige droite, dichotooie; les cellules unies, latérales, p.llernes , oblique? ; leur ouvfrtan; garnie d'un ou deux polis longs et flexibles. Crisia pilosa ; Lamarck , Ilist. polyp. p. iSg. n. 246. Se trouve dans les mers d'Europe. Cellul. raboteuse , Cellaria scruposa. Tige rampante , dichotome; les cellules unit'S, l.ilérales, aiternes, r>ngulensrs. Sertutaria scruposa. Linn. — EUis, Ess:!i sur les Coral. pi. 30. fig. 4- C. Crisia scruposa; Lamfiroh , Hist. po'yp. p. 159. n. 247. DES CELLULAIRES. l53 J'oyez pi. 29, fîg. 7 , où elle est représen- tée très-grossie. Se trouve dans les mers d'Europe» d'Asie et d'Amérique. * Cellulaire ciliée, CeUaria dilata. Tige droite, dichotome, les cellules alter- nes; leur ouverture oblique, baillante, ciliée. Scriuiaria cilîata. Linn. — Ellis , Essai sur les Coral. pi. 20. fig. 5. D. Crisia cUiala; Lam. , Hist. polyp. p. iSg. n. 245. Se trouve dans les mers d'Europe. Cellulaire ivoire, CeUaria ebarnea. Tige droite, articulée, dichotome ; les cel- lules alternes, tronquées en haut et saillan- tes ; des ovaires bombés, de figure o.ale. Sertuiaria ehurnea. Linn. — Eiiis , Essai sur les Coral. pi. 21. fig. a, A. Crisia ehurnea; Lam., Hisi. polyp. p. i38. n. 244. Se trouve dans les mers d'Europe. Cellulaire cuirassée, Ccllar. loriculata. Tige très-branchue , articulée, dichotome ; les cellules opposées ; leurs ouTsrtures tron- quées obliquement. Sertuiaria loriculata. Linn. — Eiiis ^ Traité des Coral. p]. 22. Gg. 6. E. Crisia ioricuiaia; Lamarck -, Hist. polyp. p. i4o. n. 25o. Se trouve daas les mers d'Europe. Vers m. 12 l34 HISTOIRE NATURELLE Cellulaire boursette 5 Ceiiar. bursaria. Tige branchue, articulée par des cellules opposées , transparentes, carinées ; leur ou- \erture surmontée d'un pelit tube en forme de massue. Sertularia cornuta. Linn. — Eilis , Essai sur les Coral. pi. 22. fig. 8. A. Dynamena hursaria ; Latn. , Hist. polyp. p. 179. n. 3o2. Se trouve dans les mers d'Europe. Cellulaire cornue, Cellarla cornuta. Tige branchue , articulée par des cellules simples , tubuleuses , arquées ; leur ouverture terminée par une soie. Serlular'ui cornuta. Linn. — EUis ^'Essû sur les dorai, tab. 21. fig. 10. C. Eucratea cornuta; Lamarck, Hist. polyp. p. i49- n. 260. Se trouve dans les mers d'Europe. Cellulaire cornet, Celiaria clielata. Tige très-fragile , dichotome , arlicnlée par des cellules simples, en forme de corne; le bord inférieur de leur ouverture garni d'une épine. Sertularia chetata. Linn. — £//i5 , Essai sur les Coral. pi. 22. fig. 9. B. Liicratea chelata; Laviarch , Hist. polyp. p. i,J9. n. 261. Se trouve dans les mers d'Europe. DES CELLLLAIRES. l55 Cellulaire tracéante, Ccllaria anguina. Tiges rampantes ; les cellules solitaires , tu- buleuses, droites , en forme de massue; leur ouverture placée sur le côté. Seriuiaria anguina. Linn, — EUis ^ Essai sur les Goral. pi. 22. Cg. 1 1 . C. Âctea anguina', Lam, , Hist, polyp. p. i55. n. 262. Se trouve sur les côtes d'Europe. Cellulaire tulipier, Cellaria tuUpifera. Tige articulée , calcaire ; les articulations en forme de massue; les cellules réunies au nombre de trois sur des pédicules communs. Ellis, Hist. Zooph. tab. 5. fig. a, A. Pasythea tuUpifera ; Lam. , Hist. polyp. p. i56. n. 260. Se trouve sur les côtes d'Amérique. l36 HISTOIRE NATURELLE TLVSTRE, Flustra, Linnœus. Polypier crustacé ou foliacé , simplement cor- né ou presque membraneux , consistant en cellules tubulées, courtes, irrégulières en leur bord , polypifèrcs, placées les unes à côté des autres, et disposées par séries, soit sur un seul plan , soit sur deux plans opposés. Les flustres, appelées escares par Ray et Ellis, sont des polypiers apla- tis, intermédiaires, soit par la nature de leur composition, soit par la forme de leurs cellales entre les cellulaires et les cellépores. Elles diffèrent des pre- mières en ce qu'elles n'ontpoint, dans leur intérieur, de corps de contexture différente de la surface ; et des se- condes, en ce que les cellules ne sont pas saillantes et arrondies. On ne peut mieux les comparer qu'à un gâteau d'abeilles. En effet, leurs cellules sont rangées régulièrement ; celles d'un DESFLUSTRES. lùy côté sont souvent alternes à celles de l'autre; il en est où elles se touchent; il en est où elles sont séparées; mais toujours elles sont inclinées sur le plan de leur base. Ces polypiers forment donc des expansions foliacées extrê- mement minces, plus ou moins gran- des, dont les unes se fixent par un pied semblable à celui des sertulaires, et autres pompiers arborescens, même quelquefois comme les gorgones, par des filets radiciformes; et les autres s'appliquent sur les corps solides, tels que les rochers, les coquilles, les fu- cus, les bois ilottans, etc., qui se trouvent dans la mer. Dans ce cas, comme on le conçoit bien, il n'y a qu'une surface garnie de cellules. La nature de ces cellules est moins calcaire que dans les madrépores, mais un peu plus que dans les gorgones. Elles se brisent avec quelques difficul- tés entre les doigts. l38 HISTOIRE NATURELLE Les animaux qui les habitent sont des hydres à dix à douze tentacules, médiocrement longs, dont le corps ne s'élève pas, hors de la cellule, au tiers de la longueur totale. Ils sont ordi- nairement blancs, et, dans certaines circonstances, phosphoriques pendant la nuit. Bosc, qui a eu occasion d'observer, soit en pleine mer, soit sur les côtes d'Europe et d'xYmérique, plusieurs es- pèces de flustres , qui a vu sur-tout d'immenses quantités de la tuberculée et la tubuleuse, sur les fucus qui cou- vrent la grande mer Atlantique , n'a pu ajouter aucun fait à ceux cités par Ellis. Jl a dû se contenter de dessiner la dernière, qui ne l'avoit pas encore été. La cause en est à la simplicité de l'organisation de ces polypes, et à hi difiicultéde suivre long-temps une ex- périence commencée. Tous ceux que Bo.-^c mettoit dans des vases avec de DES'FL USTRES. l3g l'eau de mer, mouroient au bout de vingt-quatre heures, quelque attention qu'il eût de changer l'eau, et de sus- pendre les vases pour diminuer l'effet du roulis. Il n'ajamais vu, sur aucune espèce, les ovaires bulliibrmes, dont parle Linnseus. On doit préjuger, par analogie, que la multiplication des animaux des flustres se fait comme celle de tous les autres polypes. Ellis a observé que leurs polypiers s'augmentent par leur extrémité et par de nouveaux rameaux qui poussent sur leurs cotés; mais qu'il ne se forme pas de nouvelles celkiles à la base, soit de la tige principale, soit de leurs rameaux; Bosc affirme la vé- rité de cette observation, et l'étend sur les flustres rampantes, où il n'a ja- mais vu de nouvelles cellules dans le voisinage des plus vieilles. Les flustres se conservent assez bien desséchées; aussi en voit-on souvent l40 HISTOIRE NATITRELLC dans les cabinets. Elles se conservent encore mieux dans l'esprit-de-vin; et c'est ainsi qu'elles doivent être en- voyées par ceux qui sont jaloux de fa- voriser les progrès de la science. Flustre foliacée , F lustra foUacea. Foliacée, rameuse; les branches cunéifor- mes et arrondies. Ellisy Essai sur les Coral. pi. 29. Solander et Ellis ^ tab. 2. fig. 8. Jussieu, Méin. de l'Acad. 1742, pi. 10. fig. 5. Lani., Hist. polyp. p. 102. n. 192. Se trouve dans les mers d'Europe. Flustre tronquée 5 F lustra truncata. Foliacée , dichoiome ; les découpures li- néaires, tronquées. EUis ^ Essai sur les Coral. pi. 28. fig. a A. B. Mori'son^ Hist. pi. 5. tab. 8. lig. 17. Lam., Dist. polyp. p. 102. n. 195. l'oyez pi. 5o. lig. 1 , où elle est représentée très-grossie. Se trouve dans les mers d'Europe. Flustre à poils , F lustra pilosa. Foliacée, rameuse; le bord inférieur des cellules avec une dent sétacée. Eliis^ Traité des Coral. inh. o\. A moCn. Zoophx/lcj'- P/.25. 1 . La L'histre troïKjuôe . 6 .■j.L'Alcvoiv pelag^ique 3. La Khi. tulnilense . 8 . . L'Epoiio-'e peziae. 5. La Cellepoi'e ponce . q.. La rnslatelle janiie. 4;. ô . L' Alcyon difi^ite • SA DES FLUSTRES. l4l Acad. 1. fîg. 19. Rêaumur, Mém. de l'Acad. 1712. pi. 5. fîg. 10. Laniarck, Hist. polyp. io5. n. 202. Se trouve dans les mers d'Europe. Flustrecartonnière, Flast. cliartacea. Foliacée, digilée, tronquée au sommet; les cellules carrées. Lamarcky Hist. polyp. |\. 104. n. 198. Se trouve sur les côtes d'Ecosse. Flustre voile , Flustra carbasea. Foliacée, dicholome, obtuse au sommet; les cellules allongées, pyriformes. Sotandcr el Etlis , Goral. tab. 3.fig.6, 7. Lam.f Hist. polyp. p. lo/j-.n. 197. Se trouve sur les cotes d'Ecosse. Flust. bombycine, FI. bombycina. Floridescente ; les divisions obtuses , dicho- tomes et trlcliolomes; les cellules arrondies; le pied radicilbrnie. Solander et Ellls , Coral. tab. 4. fîg. *, B, B.i. Lam.^ Hist. polyp. p. 104. n. 196. Se trouve dans la mer des Indes et d'Amé- rique. Flustre verticillée, Flustra vcrlicillata. Incrustée, souvent foliacée; les divisions linéaires, peu comprimée.s, plus petites à l43 HISTOIIVE NATURELLE leur base ; les cellules campanulées , ciliées en leurs bords, et placées au-dessus les unes des aulrcs en verlicille. Solander et Ellis , Coral. tab. 4* ûg- «> A. Electra verticUlata ; Lam. , Hist. polyp. p. 121. n. 202. Se trouve attachée aux fucus dans la Médi- terranée. S'éloige un peu du genre. Flustre dentée, F lustra dentata. Incrustée, souvent foliacée; les cellules presque ovales , luisantes , dentées en leurs bords. Ellis^ Essai sur les Coral. pi. 29. fîg. D , D. 1. Act. xVngl. 48. tab. 22. fig. 4. D. Lam, y Hist. polyp. p. 109. n. 2X 1. Se trouve dans les mers d'Europe. Flustre aréneuse, Flastra arenosa. Crustacée, friable, jaunâtre; les pores sim- ples , presque en échiquier. Eilis , Essai sur les Coral. pi. 25. fig. e. lam. Hist. polyp. p. 111. n. 220. Se trouve dans les mers d'Europe, et a be- soin d'être examinée de nouveau. Flustre tomenteuse, FI. tomentosa. Incrustée molle, velue ; les cellules à peine visibles. Mulier , Zuol. Dan. 3. tab. 95. fig. i, 2. Lam , Hist. polyp. p. 106. n. 2o3. Se trouve dans les mers d'Europe , fixée sur les fucus. DES FLUSTRES. \[\0 Flust. tuberculée, FI. taberculata. Incrustée ; les cellules ovales avec chacune trois dénis et un bourrelet à leur ouverture. fiustra dentata. Muiier. — Zool. Dan. 3. tab. 95. fig. 1 , 2. Se trouve dans les mers d'Europe et en im- mense quantité sur les fucus nageans sur l'At- lantique. Flustre tubuleuse , Flustra tubulosa. Incrustée; les cellules simples, ovales, oblongues et saillantes; l'ouverture marginée, presque pentagone. Lam. , Hist polyp. p. 108. n. 210. Toycz pi. 3o. fig. 2 , où elle est représen- tée très-gro«sie. Se trouve attachée aux fucus nageans sur l'Allantique, où elle a été observée avec la précédente, par Bosc. Fliislre hérissée, Flustra hispida. Arborescente , spongieuse ; les divisons ra- meuses, hérissées, et entourées de poils. Lam. y Hist. polyp. d. 1 11. n. 217. Se trouve dans la Méditerranée. FI. frondiculeuse, FI. frondiculosa. Arborescente ; les divisions obtuses , tricho- tomcs, ramassées; les cellules au-dessus les unes des auJres. Sééa, Mus. 5. tab. 96. fig. 6. l44 HISTOIRE NATURELLE Lam.^ Hist. polyp. p. io5. n. 200. Se trouve dans la mer des Indes. Flustre papyracée , Flastra papyracea. Arborescente, crustacée; les divisions cu- néiformes, mullifides; les cellules rhomboï- dalcs, ridées à leur sommet. Marsit/.^ Hisl. Mar. tab. 6.fig. 26, 26. Ca- vol. Pol. Mar. tab. 9. fig. 10. Lam., Hist. polyp. p. 107. n. 207. Se trouve dans la Méditerranée. Flustre hérissée, Flastra hlrta. Incrustée , coriace , plate ; les cellules écar- tées , ciliées. Zam., Hist. polyp. p. 111. n. 217. Se trouve dans la mer du Kord. FI. membraneuse, FL membranacea. Incrustée, foliacée, entière; les cellules quadrangulaires et oblongues. H/uiter , Zool. Dan. 3. tab. 1 17. fîg. 1, 2. Se trouve dans la mer du ]\ord. Flustre linéate 5 Flastra llneata. Incrustée, entière, foliacée; les cellules ovales. lam,, Hisl. polyp. p. 106. n. 204. Se trouve dans la mer du Kord , attachée aux fucus. DÉS CELLÉpORES. 145 CELLEPORE, Cellepora, Linn. Polypier submembraneux , lapidescent , à expansions crustacées ou subfob'acées, très- fragiles , ayant leur surface extérieuee munie de cellules urcéolëes, presque tur- binées, saillantes et labiées à leur ouver- ture. Les cellépores font partie des es- cares, ou des flustres de Ray et d'EIlis. Linnœus les en a séparées, sous la con- sidération que leurs cellules sont sail- lantes et globuleuses, tandis que, dans les flustres, elles sont enfermées dans la croûte qui leur sert de base, et ap- platies. Elles sont également fort Yoi- sines des millépores, dont elles ne diffèrent que par la forme de leurs cellules, en entonnoir dans ces der- nières. Pallas étoit d'avis qu'il falloit sup- primer ce genre, et le réunir en ma- Vers HT, i3 l46 HISTOIRE NATUKELLE jeure partie aux flustres, et en mi- neure partie aux millépores. Bruguière pensoit de même; mais Lamarck a jugé bon de le conserver, et on suivra ici son opinion. On doit cependant avouer que des huit espèces qui composent ce genre, quatre à cinq sont extrêmement voi- sines des flustres, et deux ou trois des millépores; mais il en est de même dans presque tous les genres. Il n'en est pas moins vrai que lorsqu'on com- parera la cellépore ponce , avec la flustre foliacée, on ne pourra pas nier qu'il n'y ait entre elles une dififérence plus considérable qu'entre beaucoup d'individus qu'on ne pense pas à réu- nir sous la même dénomination géné- rique. Les cellépores sont moins pierreuses que les millépores , et s'attachent comme les flustres aux rochers, fucus, t?oquiIîes, et autres corps solides qui DES CELLE PORES. 1 4^ se trouvent dans la mer. Elles ne sont pas communes. Leurs polypes n'ont pas encore été figurés. Du reste, tout ce qu'on a dit de général sur les mil- lépores et les flustres leur convient. Cellépore ponce , Cellepora pum'icosa, Dichotome, droite, un peu aplatie , rude au toucher, fragile; les cellules globuleuses avec une épine au bord de leur ouverture. EHis , Essai sur les Corol. tab.27. fig.F. et tab. 5o. fîg. D, D. Borl. Cornw. tab. ai- fig- 8. P/anp. Gonch, tab. 27. fig.i. iliarsi//. Hisl. JVlar. tab. 01 et 52. Og. lig, i5i. Zflïîî.., Hist. polyp. p. 91. n. 180. Foyez pi. 3. fig. 5, où elle est représentée grossie. Se trouve dans toutes les mers. Cell. verruqueuse, Celle p. verrucosa. En boule ; les cellules ovales ; l'ouverture avec trois dents. Lam., Hist. polyp. p. 90. n. 176. Se trouve dans les mers d'Europe , attachée aux fucusT Cellépore ciliée, Cellepora ciliata. Les cellules convexes ; l'ouverture avec sept dents. l48 HISTOIRE NA.TURELLè' Lam.f Hist. polyp. p. gô. n. 184. Se trouve dans les mers d'Europe , attachée aux fucus. Cell. transparente, Cellepora hyaiuia. Les cellules presque globuleuses , transpa- rentes ; l'ouverture oblique , simple. CcLvot, Pol. Mar. 5. tab. 9. fig. 8 , 9. Lam., Hist. polyp. p. 87. n. 168. Se trouve très - communément dans l'O- céan, attachée aux fucus. Cellép. annelée, Cellepora annalata. Les cellules ovales, ventrues, entourées de points ; l'ouverture ridée avec quatre dents. Lam., Hist. polyp. p. 95. n. Se trouve dans les mers d'Europe, sur les fucus. Cellépore brillante , Cellepora nitida. Les cellules presque cylindriques, transpa- rentes, annelées; l'ouverture simple. Lam., Hist. polyp. p. 88. n. 170. Se trouve dans la mer du Nord. Cellépore rameuse, Cellep. ramulosa. Dicholome; les rameaux arrondis, obtus; les cellules très-rapprochées et cylindriques. Lam., Hist. polyp. p. 88. n. 169. Se trouve dans la mer dq Nord. DES BOTRYLLES. 1 49 BOTRYLLE, Botryllvs, Pallas. Polypier formant une croûte gélatineuse , qui s'attache sur les l'ocliers, autour des plantes marines, et qui est parsemée de polypes globuliiormes, ayant autour de la bouche des tentacules perforés aux deux extrémités. La découverte de l'organisation singulière des animaux de ce genre est due II Gaertner, membre de la Société royale de Londres, et a été publiée par Pallas. Ces animaux sont bien différens des alcyons , avec qui ils avoient été confondus par Linnœus ; mais ils ont un rapport très-marqué avec ceux de la madrépore arbores- cente de Donati. Leur corps consiste en un globule de consistance gélati- neuse, qui offre au centre de la face supérieure une cavité orbiculaire , bâillante, autour de laquelle sont dis- posés des organes placés sur un ou plu- l5o HISTOIRE NATURELLE sieurs rangs , lesquels sont percés à leur bout extérieur, et à l'extrémité intérieure, ils adhèrent au corps au moyen d'une ouverture qui pénètre dans la cavité du centre. Les orifices de ces organes ont été regardés comme autant de bouches, par Pallas et Ellis, et par conséquent comme appartenant à autant d'animaux; mais Bruguière soupçonne qu'ils ne doivent être con- sidérés que comme des tentacules creux, et par conséquent comme ne formant, par leur ensemble, qu'un seul animal : son opinion paroît plus pro- bable que celle de Pallas; et c'est celle qu'on croit devoir adopter ici , à l'exemple de Lamarck. Botrille étoile, Bolryllus stcltatus. Les organes disposés sur un seul rang , en forme d'éloile, leurs ouvertures extérieures dentées. Alcyonium schloserl. Linnœus. — Pallas. Spicil. Zool. lo. tab. /j.. £ig. i, 5. Borlace, ^ai. His. Of. Cvrnwul. lab. 25, fig. j , 2. DES ALCYONS. l5l Se trouve sur les côtes d'Angleterre, atta- ché aux plantes marines. Bot. fascicule , Botryllas fasclcidatus. Les organes disposés sur plusieurs rangs ; les ouvertures exlérieures non dentées. PoHas, Spicil. Zool. lo. tab. 4- Cg« 6. A. Se trouve sur les plantes marines avec le précédent. ALCION, Alcyomim, Linnœus. ^ Polypier polymorphe, formant une masse épaisse , poreuse ou cellulcuse, soit étalée en croûte , soit glomérulée , soit enfin lobée ou ramifiée. 11 consiste en une substance intérieure fibreuse, roide , presque cornée, encroûtée, et recouverte d'une chair plus ou moins épaisse, qui devient ferme, co- riace, et comme terreuse dans son dessè- chementj et qui est percée de trous ou de cellules polypifères. Le port des alcyons, leur manière d'être, les l'ait ressembler aux gorgo- nes, tandis que la mollesse de leur sub- l5a HISTOIRE NATURELLE stance intérieure et sa porosité, les en éloigne beaucoup. Ils ont des pores étoiles comme les gorgones ; mais ces pores, qui sont quelquefois parsemés sur toute leur superficie, sont réunis, dans quelques espèces, sur des tuber- cules séparés; et d'autres fois ils sont placés aux extrémités de leurs ra- meaux. On a observé encore que les alcyons rameux anastomosent leurs rameaux de la même manière que les gorgones; qu'ils enveloppent et recou- vrent de leur propre substance les corps solides, tels que les coraux et les coquillages parasites qui s'y atta- chent, etc. Chaque trou qui se voit sur la sur- face des alcyons, renferme un polype pourvu de tous les organes nécessaires à sa nutrition et sa génération. Pen- dant sa vie, son corps, quoique atta- ché au fond et aux parois de sa loge , iûrt quelquefois de son intérieur et se DES ALCYONS. l55 dresse sur son ouverture. On voitalors qu'il est cylindrique et terminé au haut par des tentacules ciliés, qui forment une étoile, ou si l'on veut, une cou- ronne, autour d'une ouverture qui est placée au centre. Ces organes, qu'on peut comparer à ceux des hydres, ne diffèrent pas dans la même espèce, et le nombre de leurs tentacules ne va- rie presque jamais. Il est vraisembla- ble que ces organes remplissent les mêmes fonctions que dans les hydres; c'est-à-dire qu'ils servent à l'animal à chercher, saisir et retenir l'aliment qui leur est propre, les animalcules, si abondans dans la mer. L'intérieur des alcyons est formé d'une substance plus molle et diffé- remment organisée que celle de l'ex- térieur; elle ne donne aucune mar- que de sensibilité; elle paroît, outre cela, plus poreuse, et composée de pe- tits canaux, longitudinaux dans les es- l54 HISTOIRE NATURELLE pèces qui forment des tiges ramifiées, diyergens, du centre à la circonfé-r renée, dans celles dont la forme ap- proche de la globuleuse. Quoiqu'on ait fait un grand nom- bre de recherches sur les alcyons, il s'en faut de beaucoup qu'on ait sur leur compte toutes les lumières qu'on pourroit désirer. La difficulté de l'ob- servation présente quelquefois des obstacles, ainsi que Bosc l'a éprouvé, contre lesquels le zèle le plus actif est insuffisant; et le hasard présente sou- vent des données que le talent ne peut procurer. Les alcyons vivent tous dans la mer attachés aux corps solides qui s'y ren- contrent. Leur grandeur varie , entre un mètre et un millimètre. La seule espèce, d'eau douce, connue a été dé- couverte par Bosc, ci-devant d'Antic, dans un étang des environs de Paris, €l communiquée à Bruguiérc pour être DES ALCYONS. 1 55 mentionnée dans l'Encyclopédie. De- puis, ce même Naturaliste, ayant eu occasion d'observer plusieurs espèces d'alcyons marins, doute que son es- pèce leur soit congénère. Malheureu- sement il n'a pas pu vérifier ses soup- çons à cet égard , parce qu'elle a disparu de l'étang où il l'avoit d'abord trouvée. Olivi, dans un ouvrage posthume qui vient de paroître, et dans lequel on auroit puisé de bons matériaux pour cet ouvrage, si on l'avoit connu plus tôt, a séparé des alcyons, plu- sieurs des espèces, pour en faire un genre nouveau, sous le nom de la- marckia; l'alcyon bourse fait partie de ce nouveau genre, et les figures qu'on cite, à la suite de cette espèce, pour- ront en donner une idée. Alcyon asbertin, Alcyon, asbertlmun. Tige presque cylindrique et rougeâtre, par- semée de pores oblongs disposés en quinconce. l56 HISTOIRE NATURELLE Petiver , Gazoph. tab. 20. Cg. 2. Lam., Hist. polyp. p. 547. n. 488. Se trouve sur les côtes d'Amérique. Alcyon digité, Alcyonium digitatum. Tige oblongue et grisâtre , terminée en haut, par des lobes presque cylindriques et droits. Jussîeu, Mém. de l'Acad. 17425 tab. fîg. 1. EUis y Coral. tab. 32. fig. a, A. Latn. , Hist. polyp. p. 556. n. 464» Vot/cz pi. 5o, lig. 4i 5 , où elle est repré- sentée avec son polype grossi. Se trouve sur les côtes de France et de Hollande. Alcyon palmé. Alcyon, palmatum. Tige aplatie et rougeâlre , terminée supé- rieurement par des lobes semblables à des doigts, et parsemée de pores étoiles. Barelier^ Icon. tab. 1. fîg. 2, 3. Marsigly^ tab. i5. fig. 74 •> et Bohadsch^ tab. 9. fig. 6, 7. Plane, tab. 8. fig. 6. 8. Lam., Hist. polyp. p. 355. n. 463. Se trouve dans la Méditerranée. Alcyon alburne , Alcyon, alburnum. Tige très-branchue et blanche; extrémités des rameaux atténuées et tubuleuses. Lam. y Hist. polyp. p. 545. n. 479^ Se trouve dans la mer des Indes. DES ALCYONS. 1 5^ Aie. arborescent, Alcyon, arboreum. Tige arboresceute ; oxtrémilés des rameaux obtuses; pores placés sur des gros mame- lons. Linn. Act. Nldros. 4» t^b- ii. fig. i. 8. Mus. Test. tab. lo. fig. 8. Koeireuter^ Corn» Petr. 7. tab. i5, i4. Latn., Hist. polyp. p. 555. n. 462. Se trouve dans les mers d'Europe et de rinde. x\lcjon gélatineux, Aie. getatinosum. Tige très-branchue , cendrée et transpa- rente; rameaux cylindriques et presque ai- gus. B aster , Opusc. x. tab. 1. fig. 5. Sc'ba^ S et 98. fig. 4. Pianc. 2. tab. 10. fig. A. Lam., Hist. polyp. p. 55o. n. 495. Se trouve dans les mers d'Europe. Aie. pélasgique. Alcyon, pelasgicum. Tiges très-branchues, cylindriques, légè- rement striées, vertes. Lam., Hist. polyp. p. 255. n. 5-5. Voyez pi. 5o. fig. 6, 7, où il est représenté de grandeur naturelle, avec une de ses ex- trémités grossie. Tige commune , rameuse , divariquée , prolifère, de nature gélatineuse, et cepen- dant coriace ; légèrement striée à sa surface, de couleur vert sale ou brun pâle , de trois à Vers Ili. j4 l58 HISTOIRE NATURELLE • quatre centim«Hrcs de haut, et de deux mil- limètres de diamètre à Ja base ; tiges pro- pres , un peu coniques , de trois à qualre nnllimètres de long sur un de diamèire, irré- gulièremet attachées sur les branches de la tige commune. La bouche peu dihitée , en- tourée de douze à quinze tentacules blancs à peine plus longs que son diamètre. Cette espèce est bien distincte de la pré- cédente, et approche de la suivante. Elle a été trouvée très-abondamment, par Bosc , attachée aux fucus qui nagent en si grande quantité dans la haute mer. Alcyon veniiiculaire , A. mrinicularis. Tige verte, rameuse; les rameaux cylin- driques , obtus, rapprochés. Cavol. Pol, Mar. 3. tab. 9. fig. i3. Se trouve dans la Méditerranée ; est beau- coup plus grêle que la précédente. Aie. main de diable, A. wanus diaboli. Tige polymorphe, garnie de tubercules ob- tus et perfol-és. Sé'ba, Tes. 5. tab. 97. fig. 3. Lain., riist. polyp. p. 344' "• 48a. Se trouve dans la mer du Word. Alcyon tuberculeux, Aie. papillosum. En plaque, couverte de grands lubcronlps c'onvexes et serrés. Mftnifjti , Hisf, ]\îar. lab. i5. fig. ;6, jf,. DES ALCYONS. 1 DQ Lam.y HIst. pol}p. p. 35i. n. 4y6, On ignore sa patrie. Alcyon distome, Alcyon, distomam. En plaque, parsemée de tubercules rouges, percés de deux ouvertures. PuUas^ Spicil. Zool. lo. tab. \. fig. 7, a, A. Lam. , Ilist, polyp. p. 552. n. 497* Se trouve sur les eûtes d'Angleterre. Alcyon flviviatile, Alcyon. fluviatUe, En plaque polymorphe, couverte de pore* pentagones et serrés. Lam. , Hist. polyp. p. 554. n. 5oi. Se trouve dans les eaux vives et donnantes aux environs de Paris. Alcyon bourse de mer, Alcyon, bursa. De forme presque globuleuse , et creux intérieiuement ; surface couverte de papilles serrées et transparentes. Marsifjii, Hist. 1. tab. i5.fîg. 69. Se trouve dans les mers d'Europe. Aie. orange de mer, Aie. lyncurium. De forme globuleuse; surface jaunâtre et tuberculeuse ; substance inlérieure fibreuse, Marsigli, Hist. tab. î4. fig. 72, -5. Donati^ Ad. tab. 10. fig. 1, 3. Lam., Hist. polyp. p. 545. n. 478. Se trouve dans la Méditerranée. l6o HISTOIRE NATURELLE Alcyon coin de mer, Aie. cydonium. De forme presque ronde , surface jaune lisse ; substance intérieure spongieuse. Sèha ^ Thés. 3. tab. 99. fig. 4- Donati , tab. 9. fig. i, 2, 3. Zam, , Hist. polyp. p. 358. n. 466. Se trouve dans la Méditerranée. Alcyon figue de mer, Alcyonium ficus. De forme ovale; couleur olivâtre; sub- stance intérieure pulpeuse. Ellis, Coral.tab. 17. fig. 6, B. Lam., Ilist. polyp. p. 348. n. 492. Se trouve dans les mers d'Europe; est sou- vent fossile en France et ailleurs. Alcyon pyramidal, Alcyon, pyramidale. De forme conique ou cylindrique ; sub- stance intérieure charnue et rouge. Plancus , tab. 10. fig. B, d. Lam.^ Hist. polyp. p. 342. n. 4/6. Se trouve dans la Méditerranée. DESÉPONGES. l6l ÉPONGE , SpoNGiAi Linnœas. Polypier polymorphe , formant une masse Uexible , très-poreuse , soit turbinée ou lubuleuse, soit lobée ou ramifiée, et per- cée de trous et d'ouvertures irrégulières qui absorbent l'eau. Il consiste en fibres cornées ou coriaces, flexibles , entrela- cées, ou en réseau, aglutinées ensemble, et enduites, ou encroûtées, dans l'état na- turel, d'une matière gélatineuse, sensible ou irritable, et très-fugace. Les éponges sont connues de tout le monde, sont employées de toute antiquité aux: usaj^es domestiques; et cependant, ont plus besoin d'être étu- diées que la plupart des genres de l'ordre où elles se trouvent. Tout nous porte à croire qu'elles sont une pro- duction du règne animal; mais , quel- ques efforts qu'aient faits les Natura- listes, ils n'ont pu reconnoître les ani- maux qui les forment, éclaircir ce point important de leur histoire. l62 HISTOIRE NATLUELLE Déjà, avant x\rislote , qui rejelte cette idée, on croyoit que les éponges étoient animées; mais depuis, jusqu'à ces derniers temps, on les a regardées comme des productions végétales; on les trouve, en conséquence, classées dans les ouvrages des Botanistes du dernier siècle , dans le Pinax de Bau- hin, les Instituts de Tournefort, etc. Certainement l'aspect des éponges rend excusalile cette erreur. Elles ne présentent qu'un tissu de fibres très- fines, entrelacées dans tous les sens, telles qu'en montrent certaines cryp- togames, entre autres, lesconterves et les byssus ; et elles sont comme en- racinées sur les rochers. Le fait qui prouve le plus l'anima- lité des éponges, est l'odeur qu'elles répandent dans l'incinération, odeur semblable à celle de la corne brûlée. Ce fait étoit connu des anciens; mais on croyoit l'expliquer d'une manière DES ÉPONGE iï. l65 satisfaisante, en disant que celte odeur proveiîoit, non de l'éponge même, mais des animaux marins réfugiés dans son intérieur, et qui s'y étoient desséchés. Les éponges, comme on sait, sont percées d'une infinité de trous iné- gaux, en longueur et en profondeur. Ce sont ces trous qui, revêtus dans l'état naturel de matière gélatineuse , constituent les bouches de l'animal. EUis , accoutumé à observer les pro- ductions poljpeuses de la mer, a su rcconnoitre, dès 1760, un mouve- ment de dilatation et de contraction dans ces trous, une faculté d'absorber et de rejeter l'eau, qui ne permettent pas d'en douter. Cependant on a en- core besoin de nombreuses observa- lions pour pouvoir rédiger, d'une ma- nière satisfaisante l'histoire des épon- ges. Il seroit à désirer que ceux qui ^ont à portée d'étudier, dans la Médi- l64 HISTOIRE NATURELLE terraiiée, l'espèce commune, la plus grosse de nos mers , voulussent bien s'appliquer à suivre ses développe- mens, et à les considérer d'après les données que fournit l'état actuel de la physiologie animale. Les éponges, comme on sait, ont, lorsqu'elles sont desséchées, la pro- priété d'absorber l'eau, et de la garder pendant long-temps; ce qui les rend d'un usage journalier chez les peuples policés. En conséquence elles sont de- venues, dès les temps les plus reculés, l'objet d'un commerce considérable; c'est principalement dans la Méditer- ranée, autour des îles de l'Archipel de la Grèce, que se fait la pêche de l'espèce que son volume, son abon- dance et sa ténacité rendent la plus précieuse sous les rapports économi- ques. Comme les éponges sont fixées aux rochers, à la profondeur de huit à dix mètres au moins, il a fallu que les t)Es Éponges. i(j5 habitans de ces îles devinssent d'excel- lens plongeurs, aussi le sont-ils; et on n'y marie pas un garçon, dit Tourne- fort, qu'il n'ait donné des preuves de i>a capacité à cet égard. Cette fatigante et dangereuse pêche, quoiqu'exclusive entre leurs mains, ne les enrichit pas; car Olivier rapporte qu'ils sont dans la plus affreuse misère. Elle se fait pendant une partie de l'été seulement. Lorsque les éponges sont tirées de la mer, on les lave à plusieurs reprises dans de l'eau douce, pour leur enlever Fodeur de marée qui est la suite de leur nature. C'est la seule préparation qu'on leur donne. Il paroît que la reproduction des éponges se fait assez rapidement, puis- qu'on peut pêcher dès la seconde an- née dans les lieux qui ont été épuisés. Les éponges fines, qui sont les plus recherchées, sont les plus jeunes; mais il est des plages qui sont réputées l66 HISTOIRE NATURELLE pour en fournir de meilleures, et où on les paie en conséquence un peu plus cher. Linnœus a décrit, comme éponges, des substances qu'on trouve dans les eauxdouces, et sur la nature desquelles les Naturalistes ne sont pas d'accord. En dernier lieu, Bosc et Giraud Chan- trans ont fait de nouvelles tentatives pour découvrir des animaux dans ces éponges; mais elles ont eu aussi peu de succès que celles de leurs prédé- cesseurs. Le célèbre botaniste Wahl annonça, dernièrement à Lamarck , que son compatriote Lichtenstein avoit nou- vellement découvert que ces éponges fluviatiles étoientles polypiers des po- lypes figurés par Roesel dans son Traité des Insectes, /;/. 91; et, en con- séquence, Lamarck a établi son genre cristatelle comme applicable à ces éponges. DES ÉPO N GES. 1 67 On verra, à l'article de ce genre, les raisons qui ont déterminé Bosc à re- jeter cette application; et, en consé- quence, les éponges d'eau douce seront encore décrites à la suite de celles de mer. On n'en engagera pas moins les Naturalistes des départemens, à porter leurs regards sur leur nature, et à faire de nouveaux efforts pour tâcher de la découvrir. Éponge van, Spongia ventUabra, Eti éventail; les fibres ligneuses réticulées, couvertes de trous en forme d'alvéoles. Gm. A et. Indr. 4- tab. S.fig. 1, 2, et tab.4. fig. 5 , 4. Scha, Mus. 3. lab.'95. fig. 8. EUis, Act. Angl. . 55. tab. 11. fig. II. Lam. , Hist. polyp. p. 6 1 . n. 112. Se trouve dans les mers du Noid et dans celles d'Amérique. Éponge éventail, S p. flabeliiformis. En éventail, orbiculaire; les fibres cartila- gineuses , finement réiiculées. Rumjih. Amb. 6. tab. 80. fig. 1. Petivcr, Gaz. tab. 02. fig. 1. Sèija^ Mus. 5. tab, gS» fig. 2, 4- lam. , Hist. polyp. p. 07. n. 5i. l68 HISTOIRE NATURELLE Se trouve dans la mer Rouge et dans cel'e des Indes. Eponge infundibulilbrme , Spongia infundibulijfornds. En entonnoir turbiné et flexible. Gunner , Act. Nidros. 4* t^b. 4- fig« 5« Uumfh.^ Amb. 6. tab. 90. fig. 1. Petiver ^ Pterigr. tab. . g. fig. 4 5 6* Se trouve dans les mers d'Europe et de rinde. Eponge fislulaire, Spongia fistularis. Tubuleuse , simple, fragile, s'évasant peu à peu. Sloane , Jam. 1. tab. 24. fig» 1. Séia^ Mus. 5. tab. 95. fig. 1, 7. La?n.j Hist. polyp. p. 49. n. 83. Se trouve dans les mers des Indes et d'A- mérique. Eponge épineuse, Spongia aculeata. Tubuleuse, rameuse, tenace; les trous accompagnés de saillies épineuses. Sloane, Jam. 1. tab. 26. fig. 4. P(ucA. Phyî. tab. 112. fig. 4« Rumph, Amb. 6. tab. 55. fig. 2. Lam.y Hist. polyp. p. 61. n. 110. Se trouve dans les mers des Indes et de l'Amérique, DES ÉPONGES. 169 Eponge tubuleuse,, Spoiigia tabidosa, Tubuleuse , très-rameuse, tenace; les ra- meaux rapprochés. Scia , Mus. 5. tab. 97. fig. 2. Solander et £//w, lab. 58.fig. 7. Lam. , Hist. poiyp. p. 55. n. 91. Se trouve dans la mer des Indes. Eponge couronnée^ Spongia coronata. Tubuleuse, simple, très-petite; l'extré- mité couronnée de rayons épineux. Solander et EUis , Coral. lab. 58. fig. 8, g. Lam., Hist. polyp. p. 54. n. g5. Se trouve dans les mers d'Europe. Eponge ciliée, Spongia ciliata. Simple , tubuleuse , conique , tortue , mince et ciliée à son extrémité. Liutn., Hist. polyp. p. 55. n. 97. Se trouve dans la mer du Nord, Eponge treillissée, Spongia canceUata. Tubuleuse, très-perforée ; les fibres treil- lissécs. Lam. , Hist. polyp. p. 78. n. 1 52. Se trouve dans la grande mer. Eponge rouge, Spongia rubra. Simple, tenace, presque ronde, d'un rouge obscur, avec des tubercules ; les pores égaux. Vers III. i5 170 HISTOIRE NATURELLE Lam.f Hist. polyp. p. 35. n. 45. Se trouve dans la mer Kouge. Eponge noire, Spongla nigra. Globuleuse, lenace, extérieurement noire, intérieurement grise. Lam.^ Hist. polyp. p. 56. n. 48. Se trouve dans la mer Rouge. Eponge commune, Spongiaofficinalls. Presque rameuse , tenace , velue ; les trous difformes. Ellis , Act. Angl. 55. tab. 10. fig. D, E. Lam.^ Hist. polyp. p. 21. n. 5. Se trouve dans toutes les mers , maïs prin- cipalement dans la Méditerranée : c'est elle qu'on emploie aux usages domestiques. Eponge oculée, Spongla oculata. Rameuse, droite, tenace, perforée, Ifc ra- meaux un peu cylindriques et obtus. Ellis, Coral.tab.32. fig. F. et Act. Angl 55. tab. 10. fig. B. Bocon., Mus. tab. 116. Séba, Mus. 3. tab. 97. fig. 5, 7. Lam., Hist. polyp. p. 74. n. i4o. Voyez pi. 29. fig. 6, où est représenté un petit rameau. Se trouve dana les mers d'Europe. Eponge chausse-trape, S p. murlcata. Très-rameuse, anguleuse, lenace, perforée; lès trous proéminens , égaux , découpés et épineux. Muséum, Tessin. tab. 1 1 . fîg. i. EHis^ Act. Angl. 55. tab. 11. fîg. F. Séha , Mus. 3. tab. 99- H' 7- Lam. , Hist. polyp. p. 68. n. 126. Se trouve sur les côtes d'Afrique. Éponge noueuse, Spongia nodosa. Un peu rameuse, difforme, inégale, très- tenace; les rameaux avec des nœuds vides. Sloane , Jam. 1. tab. 23. fîg. 5. Scha^ Mus. 3. tab. 96. fîg. 2. Lam. , Hist. polyp. p. &&. n. 150. Se trouve dans les mers d'Amérique. Éponge velue, Spovgia tomentosa. Poreuse , presque épineuse, tomenleuse. EUis, Coral. tab. 16. fîg. dyd.i.H, i.Act. Angl. 55. tab. 10, A. La»n. , Hist. polyp p. 3o. n. 55. Se trouve dans toutes les mers. Eponge baguette, Spongia. baccUlaris. Droite , rameuse ; les rameaux finement perforés. Lam. , Hist. polyp. p. 83. n. 167. Se trouve dans la mer du îiord. Éponge dichotome, iSpowg'. dicliotoma. Droite, dicholome ; les rameaux cyliodri- 172 HISTOIRE NATURELLE ques, flexibles , velus, placés sur deux rangs opposés. Gun. Act. Nidros. /^G. tab. 5. fîg. 1 et 6. fîg. 1. Eilis, Acla. Angl. 55. tab. 11. fig. 1. Lam. , Hist. polyp. p. 6j. n. 124. Se trouve dans les mers du Nord. Eponge étoupe, Spongia staposa. Eameuse, cylindrique, velue. Eilist Act. Angl. 55. lab. 10. fig. G. Lam.^ Hist. polyp. p. 79. n. i53. Se trouve sur les côtes d'Angleterre. Eponge en crête, Spongia cristata. Aplatie, droite , molle ; les pores élevés et rangés régulièrement. ElliSy Act. Angl. 55. tab. 11. fîg. 6. Lam. , Hist. polyp. p. 28, n. 27. Se trouve sur les cotes d'Angleterre. Eponge palmée , Spongia palmata. Palmée; les digitations divisées à leur ex- trémité; les pores saillans et disposés régu- lièrement. Sotander et Etlis, tab. 58. fig. 6. Lam., Hist. polyp. p. 75. n. 142. Se trouve sur les côtes d'Angleterre, Eponge prolifère , Spongia proliféra. Plusieurs fois rameuse et palmée; les digi- tations distinctes. DES EPONGES. 17^ Solander et EUis, tab. 58. fig. 5. Lam. , ITist. poiyp. p. 82. n. 161. Se trouve sur les eûtes d'Amérique. Éponge botryoïde, Spoirgia bot?yoides Très-tendre, rameuse; les rameaux creux et ouverts à leur extrémité. Solander et EUis, tab. fig. i à 4. Lam., Hist. polyp. p. Si. 11. iSp. Se trouve sur les côtes d'Angleterre. Eponge pain, Spongia panicea. Sans forme, blanche, molle , très-tendre, finement perforée. Scha, Mus. 5. tab. 96. fig. 4» et 99. fig. 5. Lam., Hist. poiyp. p. 29. n. 3i. Se trouve dans les mers d'Europe. Eponge fauve, Spongia fulva. Sans forme, un peu rameuse, très-roide , fauve. Scha, Mus. 5. tab. 95. fig. 9, et 96. fig. i. Lam., Hist. poiyp. p. 82. n. i6|. Se trouve dans les mers d'Amérique. Éponge tabulaire, Spongia tabalaria. Comprimée, sessile , roide, jaunâtre, per- cée par des tubes longitudinaux. Lam. Hist. poiyp. p. 55. n. 96. Se trouve dans les mers d'Amérique. 174 UISTJIRE NATURELLE Éponge filamenteuse, Sp. fibrUlosa. De plusieurs formes , un peu aplatie, ten- dre, formée de fibres divergentes, très-rap- prochées; les trous épars et dentés. Lam. , Hist. polyp. p. 61. n. 111. Éponge fasciculée , S p. fasciculata. Boide, presque globuleuse; formée par des faisceaux de fibres prismatiques et rameuses. Plan. Gonch. App. tab. i5 , E. Lam., Hist. polyp. p. 25. n. 12. Se trouve dans la Méditerranée. Eponge bast, Spongia basta.-^ Roîde, noire, ondulée par des découpures; la souche cylindrique. Bumfh. Amb.6. labnSg. Efonge fanache noir ; Lam., Hist. polyp. p. 57. n. 102, Se trouve dans la mer des Indes. Éponge floribonde, Sponglafloribunda. Sans forme; des faisceaux de rameaux cou- verts de paillettes et plus épais à leur extré- mité. Lam., Hist. polyp. p. 83. n. i65. Se trouve dans la merdes Iodes. Éponge lichénoïde, Spong. iichenoides. Sans formes: les fibres molles, fojrmant ra- rement des rameaux. DES ÉPONGES. l^^* Efonge lichéniforrne; Lam. , Hist.polyp. p. 22. n. 10. Se trouve dans la mer des Indes. Eponge mamelonnée, iSyoo;?. paplllarls. Crusiacée, tendre , molle, mamelonnée; les mamelons perforés. Scéa , Lus. 3. tab. 97. flg. 5. iflTJi., Hist. polyp. p. 29. n. 02. Se trouve dans les mers d'Amérique. Eponge sinueuse, Spongia sinaosa. Crustacée , tendre, tenace; la superficie avec des sinuosités fréquemment caverneuses. Lam. , Hist. polyp, p. 21. n. 7. Se trouve dans la mer des Indes. Eponge caverneuse, Spongia cavernosa. Sans forme, sessiie , très-tenace, caver- neuse ; la superficie avec de fréquena mame- lons. Lam., Hist. polyp. p. 21. n. 8. Se trouve dans la mer d'Amérique. Eponge feuillue, Spongia frondosa. Découpée en feuille, tenace, légèrement réticulée. Turgot^ Mém. Inst. tab. 24. fîg. A. Eponge junipérine; Lam., Hist. polyp. p.62.n. n3. Se trouve dans la mer des Indes. lyG HISTOIRE NATURELLE Eponge agaricine, Spongia agaridna. Comprimée , lobée, sessile , réticulée et piquante. Lam., Hist. polyp. p. aS. n. 26. Se trouve dans la mer des Indes. Eponge tuphe, Sponglatuplia. Fameuse, molle, les rameaux relevés, poin- tus, muriqués par des poils. Marsigt. Hist. Mar. tab. 14. fîg. 71. Z.«7ji. , Hist. polyp. p. 76. n. \l\b. Se trouve dans la Méditerrannée. Ep. membraneuse, S. memhranosa. Sans forme , presque rameuse, membranes celluleuses à l'extérieur, muriquées , et d'un noir pourpre. Séba, Mus. 5. tab. 85. fig.3. Lam. , Flist. polyp. p. 82. n. i65. Se trouve dans la mer des Indes. Eponge comprimée, Spong. compressa. Simple, conique, comprimée, intérieure- ment fendue en iong. Lam. , Hist. polyp. p. /(.S. n. 80. Se trouve dans la mer du Nord. ïiponge gobelet, Spongia pocillum. Cylindrique , pédoncuiée ; le sommet ou- vert. DES EPONGES. 1 77 Lam. , Hlst. polyp. p. 45. n. 73. Se trouve dans la mer du Word. Eponge coalite, SpongiacoaiUa. Très-rameuse , molle, tendre , Jaune ; les rameaux applalis. Mutter^ Zool. Dan. 5. tab. 120. Lam. , Hist. polyp. p. 80. n. 1 56. Se trouve dans la mer du JNord. Eponge plane , Spongia plana. Etendue, crustacée, en forme d'éventail. Z,am., Hist. [lolyp. p. 55. n. 46. Se trouve dans la mer du JN^ord. Eponge cruciée , Spongia cruclata. Blanche , rameuse; les rameaux opposés , comprimés, oblus et velus. Lam.^ Hist. polyp. p. -So. n. 166. Se trouve dans la mer du JNord. Eponge ossiforme, Spongia ossiformis. Blanche, presque rameuse; l'extrémité épais- se et lacuuense. Mullcr , Zool. Dan. 1. tab. 4o. Lam., Ilist. polyp. p. 82. n. 162, Se trouve dans la mer du Nord. Eponge macide, Spongia macides. Blanche, crustatée, s'élevant en épines. 178 HISTOIRE NATURELLE Lam., Hist. polyp. p. 29. n. 00. Se trouve dans la mer du Nord. Eponge figue, Spongla ficiformis. Eoide, turbinée , le sommet percé. Lam., Hist. polyp. p. 47. n. 79. Se trouve dans la Méditerranée. Éponge des lacs, Spongla lacustris. Rampante , fragile ; les rameaax droits , cylindriques et obtus. Efhydatia lacustris; Lam. ^ Hist. polyp. p. 7.n.4. Se trouve dans les lacs du nord de l'Europe. Éponge fluviatile, Spongla fluviatilis. Droite, fragile , sans forme déterminée. Plucknet , Almag. tab. 112. fig. 3. Rupp. FI. Jan, tab. 5. Og. 1. Loeffl. Flora Prussica. tab. 52. Efhydatia fluviatilis ; Lam., Hist. polyp. p. 6. n. 2. Se trouve en Europe, et dans les eaux stag- nantes. Éponge friable, Spongla frlabllls. Cendrée , friable , sessile, sans forme , un peu rameuse, Efhydatia friabiiis ; Lam,., Hist. polyp. p. 6. n. 3. Se trouve , dans un lac , près de Bude. DES ÉPONGES. I79 Éponge des canaux, S p07igia canalium. Rameuse, dichotome ; les rameaux arron- dis et recourbés. Schroet. Naturf. aô. tab. 2. Efhydatia canalium; Lam, , Ilist.polyp. p. 6.n. I. A été trouvée dans un aqueduc. Eponge pézize , Spongia peziza. Jaune; les rameaux sortant des cavités des pierres, sous la forme d'un petit champignon. Lam., Tlist. polyp. p. 35. n. f\-. Voilez la fig, 8, pi. 5o, qui la représente de grandeur naturelle. Cette espèce ne se trouve que dans les cavités des pierres et des bois, qui sont dans la mer; elle en remplit l'intérieur , et sort, par leurs orifices, sous la forme d'une petite périze de couleur jaune. Les gravas , que Ton jette dans la mer à Charleston, observe Bosc, à qui on doit la connoissance de cette espèce, en sont quelquefois si couverts, qu'ils ont l'air d'un li'» çhen tuberculeux. l8o HISTOIRE NATURELLE CRISTATELLE, Cristatella , Lam. Polypier fluvialile , sponglforme, en massue glomérulée ou lobée, contenant des poly- pes épars. Polypes , ayant chacun , des ten- tacules en plumet » ou en peigne, portés sur un pédicule commun, simple ou four- chu. Depuis long-temps, les Naturalistes connoissent, sous le nom d'épongé flu- vialile, une espèce de végétation d'un vert obscur, d'une odeur de marée, de forme extrêmement variable, con- tenant des grains gélatineux, etc., qu'on rencontre quelquefois attachée aux branches des arbres, aux pierres, et autres corps solides que le hasard a fait tomber dans certaines eaux dor- mantes; mais ils n'étoient point d'ac- cord sur sa nature. Les uns la regar- doient comme une substance végétale; les autres, et c'est le plus grand nom- bre , comme une substance animale. DES CRISTATEILES l8j Linngeus l'a mise parmi ses éponges, faute de savoir où la mieux placer. B0SC5 qui a eu occasion d'en observer une immense quantité, a fait, sans succès, toutes les tentatives possibles pour y découvrir une organisation quelconque. Giraud Chantransn'a pas été plus heureux, ainsi qu'il est prouvé par un superbe travail, sur les con- ferves , envoyé à la Société philoma- tique, et où il traite dans le plus grand détail de cette singulière substance. Plusieurs autres Naturalistes français n'ont pas mieux réussi que les deux précités , à satisfaire leur curiosité à cet égard. On désespéroit donc de savoir ce que c'étoit que l'éponge fluviatile, lorsque le botaniste Wahl a appris à Lamarck que sa nature étoit connue depuis long-temps, qu'elle étoit le lo- gement des polypes, figurés pi. gi du troisième volume du Traité des In- Vers III. 16 iSa HISTOIRE NATURELLE sectes de Roesel, imprimé en 1747? ainsi que Lichtenstein Favoit récem- ment prouvé. Bosc ne connoît pas l'ouvrage de ce dernier Naturaliste, par conséquent il ne peut apprécier la valeur des faits qu'il cite, sans doute, pour appuyer cette opinion ; mais il n'en croit pas moins qu'il est permis, d'après le texte de îioesel, et la connoissance de l'é- ponge fluviatile , de douter encore qu'elle soit fondée. En effet, l'éponge fluviatile est tou- jours fixée, et très-souvent même em- brasse totalement des branches d'ar- bres de plusieurs décimètres de long. Elle est épaisse, d'un vert noir, gra- nuleuse dans son intérieur, et par conséquent totalement opaque. Elle est formée de fdamcns flexibles, lors- qu'i^lle est dans l'eau, cassans lors- qu'elle est desséchée; mais toujours Irès-visibles. Les polypiers de Roesel DES GRIST ATELLES. 1 83 sont libres, à peine plus gros qu'une graine de chou, de la forme de laquelle ils s'écartent fort peu. Leur substance est gélatineuse, jaune d'ocre, demi- transparente et granuleuse, seulement à la surface. Qui pourra penser, d'après ce simple énoncé des caractères phy- siques de ces deux substances, qu'elles sont identiques? Au reste, l'animal, décrit et figuré par Roesel, n'en est pas moins inté- ressant, ne forme pas moins un genre nouveau. Ainsi, on ne peut mieux faire que d'imiter Lamarck , et de le mentionner ici. Roesel a donc observé que des pe- tits globules gélatineux, qui consti- tuent le polypier, sortent deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit tu])er- cules, qui , se développant, prennent chacun la forme d'un fer à cheval, dont les branches, en se développant encore davantage, se transforment en l84 HISTOIRE NATURELLE tubes de la partie intérieure desquels sortent enfin, deux rangs de filets con- vergens par leur base , divergens par leur sommet, qui est recourbé en de- hors, et un peu claviforme. Ces filets sonttransparens, et au nombre d'en- viron trente sur chaque branche. Il y a donc autant de polj^pes que de tu- bercules, ou que de fers ù cheval, ou que de paires de branches. La bouche est située au milieu des deux bran- ches, et se reconnoît à un petit enfon- cement que le microscope y fait voir. Chaque polype peut contracter ou dilater une ou plusieurs de ses parties indépendamment des autres, et sans que cela influe sur ses voisins ; mais il paroît, par ce que dit Roesel, qu'ils doivent cependant avoir une vie com- mune; car ils concourent tous au mou- vement rotatoirc par le moyen duquel ils changent de place. lloesel les a surpris dans l'action de DES CRISTATELLES. l85 manger ; mais il n'a pu voir ce qu'ils mangeoient. Ils ont constamment re- fusé ce que les autres polypes recher- chent avec le plus d'activité. Il a vu des petits globules sur le corps des plus grands, qu'il a soupçonnés être des enians destinés à former de nou- velles fiimilles. Morts, ils ont perdu leur couleur jaune et sont devenus diaphanes. Les tubulaircs figurées par Roesel , tab, 1^5, 74 6t 7^9 se rapprochent au- tant de ce genre qu'elles s'éloignent de celui auquel elles appartiennent. Peut-être de nouvelles observations viendront-elles bientôt fixer l'incerti- tude où l'on est encore, malgré de bonnes figures, sur la plupart des genres de cette division. La fig. 5o de la /;/. g suppléera à ce qui manque à cet article , fidèle- ment extrait de Roesel : on y veria que chaque polype est composé de s 86 HISTOIRE NATURELLE deux tentacules piniiés, portés sur un mamelon, et même quelquefois direc- tement sur la masse commune; et que, par conséquent, il ne peut être con- fondu avec aucun atitre genre. ««^tVt/V^/ WWVWVVl'VVV'WWWVVVVWWVWVtV'VW^VVV VERS POLYPES ROTIFÈRES. BRACHION, BR.icwofii-s . Mullei: Corps libre, presque ovale, ccnlracfile, cou- vert , au moins en partie , par une écaille transparente, plus ou moins ferme, clypéa- cée , ou capsulaire , et munie antérieure- ment d'un ou deux organes rotaloires ciliés. Pabmi tous les animaux qui com- posent la classe des polypes infusoires, il n'y en a pas qui offrent des organes si composés , et une structure si bi- zarre, que les brachions. Ils sont les seuls qui aient un test membraneux, ce qui les rapproche des daphnies, très- petits crustacés décrits par MuUer; mais ils ont d'ailleurs, dans leur orga- nisation, et notamment dans celle de l88 HISTOIRE NATURELLE ia tête, une structure analogue à celle des Yorticelles qui appartiennent in- contestablement aux vers polypes. On pourroit dire que les brachions sont aux autres animaux infusoires, ce que les oursins sont aux polypes, c'est-à- dire que ces deux genres lient les ani- maux sans yertèbres mous, aux ani- maux sans vertèbres crustacés. Le test membraneux dont les bra- cbions sont couverts se présente sous trois formes différentes bien distinctes. Il est univaîve, bivalve ou capsulaire. Le test univaîve est celui qui , ne cou- vrant que la partie supérieure du dos de l'animal, n'est composé que d'une seule pièce. Le test bivalve est formé de deux pièces jointes ensemble sur toute la longueur du dos; il diffère du test capsulaire, parce que celui-ci, qui est d'une seule pièce, comme le pre- mier, enveloppe en totalité le corps de i'a^iimalcule, et n'a d'autre ouverture DESBRACHIOKS. 189 qu'à son extrémité antérieure^ pour le passage de l'organe rotatoire. L'organe rotatoire consiste, le plus souvent, en un tuyau dont l'ouverture est évasée en entonnoir, et bordée de cils extrêmement fins, auxquels l'ani- malcule communique un mouvement circulaire, très-rapide, qui excite un tourbillon dans l'eau , et attire dans l'intérieur du tube l'eau et les molé- cules dont il tire sa nourriture. Cet or- gane, qui est double dans quelques es- pèces, va aboutir à la bouche du ver, qui est placée près du centre, et armée de deux mâchoires longitudinales, qui s'ouvrent et se ferment en suivant des intervalles peu réglés. Les brachions s'éloignent des autres animaux infusoires, en ce qu'ils sont certainement ovipares, et que leurs œufs, que l'on distingue très-bien pendant qu'ils sont contenus dans le Ci)rps de l'animal , restent quelque igO HISTOIRE NATURELLE temps suspendus entre la base du test et la naissance de la queue, après que l'animalcule les a évacués. Muller a observé que leur développement n'est pas uniforme, qu'il y en a de différent volume, et que le mouvement du fœ- tus est sensible sur les plus gros, tan- dis qu'on ne peut l'apercevoir encore sur les moins avancés. Leur nombre le plus ordinaire est de deux ou trois sur chaque ver; mais il est quelquefois plus considérable sur des individus d'une même espèce. Enfin il paroîtque les jeunes brachions éclosent avant que leurs œufs soientdélachés du corps de la mère, et que, pendant leur jeu- nesse, tous les organes qui caractéri- sent l'adulte , ne sont pas encore dé- veloppés. C'est principalement dans les eaux stagnantes, et au printemps, qu'il faut chercher les brachions. Ils meurent, pour ne jamais renaître, aussitôt qu'ils Zoop/u/ti 7V. 2^ 1 . Le Brachiou strie . 2 . L e Bi'A . ai»ine . 3 . Le Bva . errenatle . 4. Le ^'orticTlle Lai'illet . ô-hn ^^orti relie liemispliciiqiu (J. La ^ol'tï. l'otatoire T. La. Yovli. liniaciei'e . 8 . L a ^ or ti . utricxilée c). Lllhuantope puceron. 10 La k'eroiie soucoupe. 11. La Trichodc comète. l'i.LaTri. pojs.-ioii. lô.La Ti'icode à longue queue . DESBRACHIONS. IQl sont privés du liquide, ce qui les éloi- gne encore de la classe des infusoires. Ils sont assez difficiles à observer , parce qu'ils restent presque toujours contractés, ou qu'ils ne développent leurs organes rotatoires, que par courts intervalles. MuUer a remarqué que, pour les déterminer à se mettre en mouvement, il étoit souvent avanta- geux de mettre, dans l'eau où ils sont en observation, une goutte d'eau salée ou d'urine. Le genre des brachions n'a éprouvé aucun changement depuis Muller, qui l'a établi et développé dans son excel- lent ouvrage intitulé, Animacala infa- soria^ dont les ligures sont ici citées à la suite des espèces. Brachion strié , Bracliionus striatas. Test univalve, ovoïde, strié, armé de six dents sur son bord antérieur ; base simple , sans queue. Muller , tab. 47- •> fîg. i. 5. Eacyc!. pi. 17. %. 1. 5. 192 HISTOIRE NATURELLE Lam., Anim. sans. vert. tora. II. p. 34. n. 1. Se trouve dans l'eau de mer. Brachion écaille, Braclùonas sqaamula. Testunivalve, orbiculaire, tronqué en avant, et armé de quatre dents ; base simple sans ueue. MuUer , pi. 47. fîg. 4- 7' Encycl. pi. 27. Lam. , Anim. sans. vert. tora. ii. p. 04. n. 2. Foyez pi. 5i. Cg. 1 , où iiest représenté très-grossi. Se trouve dans les marais, Brachion pâle, Braclùonas pala. Test univalve, oblong, concave en dessous, armé en avant de quatre dents ; base simple, sans queue. MulieVi lab. 48. ng. 1, 2. Encyclop.pl. 27. fig. 8, 9. Lam. , Anim. sans vert. tom. n. p. 54» n. 4* Se trouve dans l'eau des marais. Brachion bêche , Brachionas bipaliam. Test univalve, oblong , replié en dessous ; bordanlérieurarraéde dix dénis; base simple, sans queue. Mulicr , tab. 48. fig. 5. 5. Encycl. pi. 27. fig. 10. 12. Lam. , Anim. sans vert. tom. n. p. 54. n. 3. Se trouve dans l'eau de mer. DËSBRACHIONS. ig3 Brachion patène, Bracliionus patena. Test univalve , orbiculairc simple , queue nue. Muller^^]. 48. fig. 6. 10. Encycl. pi. 27. fig. i3, 17. Lam. , Anlm. sans vert. Ion). 11. p. 35. H. 8. Se trouve dans les eaux stagnantes. Brachion bouclier , Bracli. clypeatus. Test univalve, oblong, echancré en avant, ba>c simple, queue nue. Muffcr , tab. 47« fig- 8. ii. Encyc!. pi. 27. fig. 18. 21. Lavi. , Anim. s;ins vert. lom. 11. p. 55. n. g. Se trouve dans l'eau de mer. Brachion patelle, Brachionus palella. T< st univalve, ovoïde, bidenté en avant, echancré en arrière ; queue terminée par deux soies. Mutler , pi. 48. fig. i5. 19. Encycl. pi. 27. fig. 26. 3o. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 35. n.i 1. Se trouve dans l'eau de mer. Brachion bractée , Brachionus bractea. Test univalve , presque orbiculaire , écban- cré en avant , en loime de croissant , simple en arrière; queue terminée par deux épines. Mutier, pi. 49' iig. 6» 7- Encycl. pi. 27, 5i , 52. Vers III. 17 194 HISTOIRE NATURELLE Lam,, Anim. sans vert. tom. ii. p. 35. n. i j. On ne connaît pas son lieu natal. Brachion plissé, Brachionus plicati/is. Test univalve , oblong, crénelé en avant , échancré en arrière ; queue longue , terminée par deux pointes. /1/uller y tab. 5o. fîg. i. 8. Encycl. pi. 27. Cg. 53. 40. Lain.^ Anim. sans vert. tom. u. p. 36. n. i3. Se trouve dans l'eau de mer. Brachion ovale , Bracldonas ovalis. Test bivalve , aplati , échancré aux deux bouts ; queue terminée par deux cirres. MuUer , tab. 49. fig. 1. 3. Encycl. pi. 28. fîg. 1.3. Lam.^ Anim. sans vert. tom. 11. p. 36. n. 14. Se trouve dans les marres. Brachion triconiG , Brachionus irlpos. Test bivalve, ventru ; bord antérieur sim- ple ; base tricorne; queue munie de deuî: épines. Muiier ,iah. ^g. Gg. 4» 5. Encycl. pi. 28c fig. 4. 5. jMm.^ Anim. sans vert. tom. ii. p. 56. o. i5. Se trouve dans l'eau des marais. Brachion denté, Brachionus dentaias. Test bivalve , arqué , muni de deux dénis à chaque bout ; queue armé de deux épines. DESBRACHIONS. IqS MuHcr ^ tab. 49» ûg- lo, ii. Eocyclop. p!. 28. lig. 6. 7. Lam.f Aniiti. sans vert. tom. 11. p. 36. n. i5. Se trouve dans les marres. Eracîiion arnié, Bi^achioîias macronalus. Test bivalve , presque carré , muni de deux dents pointues à chaque bout ; queue année de deux épines, MuLtev^ tab. 49- fig. f^, 9- Encyclop. pi. 28. 2g. 8,9. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 56. n. 17. Fo/ez pi. 3i. fig. 2, oij il est représenté très-grossi. Se trouve daas les marais. Brachion crochet , Brac/i. uncinatus. Test bivalve; ovale, simple en avant, pointu en arrière ; queue ridée , terminée par deux soies. Muiier, tab. 5o. fig. 9. 11. Encycl. pi. 28. fig. 10. 12. Gmet, Syst. Nat. p. 5S73. n, 5. Se trouve dans l'eau de mer , et dans l'eau douce. Brachion cirreiix, Brachionus cirratus. Test capsulaire, prolongé en avant, tronqué cl armé de deux cornes en arrière ; queue terminée par deux soies. Muticr , tab. 47. fig. 12. Encyclop. pi. 28, fig. i3. 1q6 HISTOIUE XATIRELLF. Gmet, Syst. JVat. p. 58j2. n. 7>. Se trouve dans les eaux douces. Brachion cornet , Brachioims passus. Test capsulaire , cylindracé , muni , à son bord antérieur , de deux cirres pendans , ter- miné en arrière par un cil. Mufier, tab. 49. fig. 1^. i6.Encycl.pl. 28. fig. 14. 16. Latti. , Anim. sans vert. tom. 11. p. 34. n. 6. Se trouve dans les bourbiers. Brach. carré , Braclùonas quadratas. Test capsulaire, quadrangulaire , bidenlé en avant ; base bicorne , sans queue. Mullcr, tab. 49» Cg- ï2, i3. Encycl.pl. 28. fig. 17,18. Lam. , Anim. sans vert. tom. 11. p. 54. n. 5. Se trouve dans l'eau des marais. Bracliion gibecière, Brach. impressas. Test capsulaire, quadrangulaire , simple et tronqué en avant , arrondi et échancré en ariière ; queue onduleuse. iKutier, tab. 5o. fig. 12. 14. Encycl. pi. 38. -fig. 19.21. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 35. n. 7. ■ Se trouve dans les eaux stagnantes. Brachion grenade, Brach. urceolaris. Test capsulaire , ovoïde garni de six dents f n avant, échancré eu arrière ; queue longue, terminée par deux poinies. I^ESBRACHIONS. I97 iVvller , lab. 5o. lig. i5. 21. Encyc!. pi. 28. fig. a-i. 28. Gmci, Syst.Kat. p.3872. n, i. f Gijcz pl.ôi.Gg. 1, où il est représenté Irèti-grossi. Se trouve dans les eaux stagnantes. C'est le plus commun. Bracliion de Backer, Brach. Baker L Test capsulaire , ventru , armé de quatre dents en avant et de deux cornes en arrière ; queue longue , terminée par deux pointes. MuUcr , tab. 4/. fig. i5. ettab. 5o. fig.22, 23. Encycl. pi. 28. fig. 29.51. Se trouve dans les eaux douces. Brachion bâillant, Bracliionus patulus. Tesl capsulaire, ventru, armé de huit dents en avant, échancré et quadricorne en arrière ; queue courte , terminée par deux pointes. jj/ulicr, tab. 47- fîg« i4) ^5. Encycl. pl.aS, lig. 52 , 55. Se trouve dans l'eau des marais. 198 HISTOIRE NATURELLE VOÏITÏCELLE, roETicriLi, Linn. Corps nu , susceptible de contraction , ayant l'extrémité supérieure garnie , en avant , de cils rotatoires. Les voi'ticelles sont, après les bra- illions, les animaux les plus composés de la classe des vers polypes infusoires. Quelques espèces sont même assez grosses pour pouvoir être vues sans le secours de la loupe. Toutes fournis- sent, par l'observation, des phéno- mènes dignes des méditations du phi- losophe. La découverte des vorticelles fut faite, il y a plus de cent ans, par Leuwcnhoeck. Depuis, Trembley en trouva d'aLitres espèces, qu'il fit con- noitre sous le nom de polypes à pana- ches, polypes à bouquets, etc. Muller ensuite porta sur ce genre, comme sur les autres de la classe des infusoires. DES VORTICELLES. lf>9 l'attention investigatrice dont il étoit si éminemment doué, et en décuplant les découvertes de ses prédécesseurs, coordonna le tout, et en fit un ensem- ble où l'on ne sait ce qui domine, ou de la méthode, ou des observations, ou de la science. Les vorticelles ont été divisées par le naturaliste danois, en quatre sec- tions, savoir : Les vorticelles sans queue ni pédon- cule; avec une queue sans pédoncule; avec un pédoncule simple; avec un pédoncule composé. Parmi les animaux infusoires que découvrit Leuwenhoeck, il en est un qui acquit ensuite une grande célébrité sous le nom de rotilere, c'est la vorli- celle rotatoire qui fait partie de la se- conde division de MuUer. Spallanzani a fait les recherches les plus éten- dues sur cet animal, et c'est d'après lui qu'on va donner un précis de son 200 HISTOIRE NATURELLE histoire, dont Bosc a fréquemment vérifié rexactitude. Celle histoire ser- vira de type pour celle des vorti- eelles des premières et secondes divi- sions, les animaux qui les composent ayant les plus grands rapports orga- niques avec le rotifère, et les laits qu'ils ont présentés aux observateurs étant trop sejnblables à ceux foui-nis par ce dernier, pour ne pas croire que les autres, qu'on ignore, sont égale- ment très-peu différens. Lorsqu'on délaye dans l'eau la ma- tière terreuse que l'on trouve dans les gouttières des toits, et qu'on observe l'eau, après qu'elle s'est éclaircie, avec un microscope d'une certaine force, on ne tarde pas à voir qu'il y nage quel- ques animalcules cylindriques, qui ont antérieiircnicnt deux appendices ronds , ciliés , et postérieurement quatre appendices longs et pointus, c'est le rotifère de Spallanzani. DES V0RT1CELLE5. 201 Cet animal est gélatineux, et peut pientlre plusieurs formes par le seul elVct de sa volonté. Lorsqu'il veut mar- cher, il attache l'extrémité de sa queue au plan sur lequel il se trouve, après quoi il allonge tout son corps vers la partie antérieure, et, quand celte opé- ration est terminée, il détache sa queue et la rapproche de sa partie antérieure, et ainsi de suite. Lorsqu'on laisse évaporer l'eau dans laquelle le rotifère nage, l'animal se dessèche et devient informe. Il paroît mort. Cependant, lorsqu'on lui rend de l'eau après quelques heures, il reprend petit à petit ses mouvemens, et enfin arrive à un état de vie aussi complet qu'auparavant. Il en est de même si on le laisse en état de dessiccation pendant un jour, un mois, un an, douze ans, et probablement plus long-temps en- core. On peut le faire alternativement mourir et revivre une fois, deux fois. 202 niST01î\E NATURELLE dix fois successivement; mais il paroît qu'il finit cependant par ne pouvoir plus supporter ces alternatives, et par mourir enfin réellement. Il faut plus ou moins de temps pour voir s'opérer ce phénomène, selon la chaleur de la saison. Une heure suffit pour tous en été, elle suffit à peine pour quelques- uns pendant l'hiver. Mais il est cepen- dant une condition à ces résurrections, c'est que les animaux doivent être mê- lés avec la terre des toits. L'expérience ne réussit pas lorsqu'on les isole dans des vases très-propres. Les rotifères ont trois organes qu'ils font paroître ou disparoître à volonté. Le premier est formé par deux demi- cercles saillans antérieurement et gar- nis de poils. Ils font mouvoir cet or- gane de manière à lui donner l'appa- rence de deux roues qui tournent sur leur essieu, et déterminent par là, dans l'eau, un tourbillon qui amène dans DES VORTIGELLE?. 2o5 Ieurbouche,qiii est inlermédiaire, les objets dont ils se nourrissent. Le se- cond est un petit corps ovoïde qui se trouve dans le corps, et qui est dans un continuel mouvement de conirac- tion et de dilatation. Leuwenhoeck et Backer ont cru que c'éloit le cœur de l'animal. Spallanzani en doute, parce qu'il djpend de la volonté de l'animal de le tenir en repos, et qu'il n'agit que lorsque le rotilere fait mouvoir ses roues, lorsqu'il cherche des alimens. C'est donc plutôt l'estomac. Le troi- sième organe est la queue, dont il a déjà été parlé. Les rotii'ères présentent encore un fait très-digne de remarque. Lorsqu'on expose de l'eau où il y a des rotii'ères, à un degré de chaleur naturelle ou ar- tificielle, qui passe 56 ileij;iés, au ther- momètre de Iléaumur, iis meurent, sans pouvoir jamais êire ressuscites; mais quand ils sont en état de dessè- Î204 HISTOIRE NATURELLE chement, non-sciilemcnt ce niOme (iv>- gré de clialeur ne leur fait aucun mil, mais encore de bien plus élevés. Tl faut pousser cette chaleur jusqu'au 56" degré , pour occasioner la mort ab- solue. Ces animaux ont supporté, sans in- convénient, môme en état de vie ac- tive, le plus grand froid possible; mais ils ont besoin d'air, et lorsqu'on les laisse long-temps dans la glace, ou sous la cloche d'une machine pneuma- tique , ils finissent par mourir réelle- ment. Les grandes vorticelles ressemblent, plus ou moins, à une fleur monopé- tale , portée seule sur un pédicule, ou réunies plusieurs, par des pédicule.^ propres, sur un pédoncule commun. Elles ont été appelées par Trembley, et autres Naturalistes, qui ont écrit eu français, polypes à panache, en bou- quet, en entonnoir, en nasse, en clo- DES YORTICEILES. ao5 che, etc. Elles sont extrêmement min- ces, transparentes, et ont sur les bords extérieurs de l'ouverture qui leur sert de bouche, deux touffes opposées de poils, qu'elles laissent souvent en re- pos, mais que souvent aussi elles agi- tent comme le rotifère, et pour les mêmes motifs. Toutes ces espèces se fixent à des corps solides; les unes, et ce sont principalement les solitaires, jouissent de la faculté de changer de place à volonté ; les autres , et ce sont les rameuses, ne paroissentpas le pou- voir. Leurs pédicules sont plus ou moins longs , mais doués , ainsi que leurs têtes, de la sensibilité la plus exquise. Il suffit de toucher l'eau, où sont des vorticelles fixées, pour qu'aus- sitôt elles se contractent, et que le joli bouquet qu'elles préséntoicnt , se change en une masse glaireuse , sans apparence organique. Mais le danger est-il passé, elles se relèvent, et dévc- Vcis III. ïS 206 HISTOIRE NATURELLE loppent leurs organes, qui, comme on l'a déjà dit, ne consistent qu'en deux touffes de poils, qui leur servent à faire naître dans l'eau un tourbillon propre à entraîner les animaux infusoires, plus petits, dans leur bouche. On voit souvent, avec la loupe, lorsqu'on tient des vorticelles en expérience dans des bocaux de verre, l'animalcule entrer, par suite de ce mouvement, dans la cavité qu'on peut appelerleur estomac, et disparoître ensuite , sans qu'on puisse deviner ce qu'il est devenu. II sembleroit que leur digestion est ins- tantanée. Bosc, qui a été plusieurs fois témoin de ce fait, croit que la dis- parition a lieu par l'effet de la tritu- ration. Les plus grandes vorticelles ont beaucoup d'affinité avec les sertulai- res, et semblent lier les deux genres. La plupart des ph3^siciens qui ont observé, les premiers, non-seulement DES VOTTI CELLES. 207 les rotifères, mais encore les grandes espèces de yorticelles, ont vu qu'elles se reproduisoient par sections , soit spontanées, soit artificielles. On peut très -facilement être témoin de ce fait lorsqu'on conserve des vorticelles dans un vase de verre? pendant les grandes chaleurs de l'été. A presque tous les instans, dans la journée, on voit quel- ques-unes de ces vorticelles se séparer en deux portions, dont une reste en place, et l'autre va former un nouvel animal, aune petite distance. Souvent, au bout de peu d'heures, cette nou- velle vorticelle se sépare de nouveau en deux, pour former encore un nou- vel individu. Il ne faut souvent que deux ou trois jours, comme Bosc l'a remarqué plusieurs fois, pour peupler un bocal où il n'y avoit que deux ou trois grandes vorticelles. 3Iais cette manière de se multiplier n'existe pas, au moins au même degré, lorsque les 208 HISTOIRE NA.TDRELLE froids commencent à se faire sentir. Alors les vorticelles produisent, par toutes leurs parties, des bourgeons oviformes, que la plupart des Natura- listes ont pris pour des œufs, et qui se conservent sous cette forme, pendant l'hiver, pour donner naissance, au printemps, à de nouvelles générations. Tremblej trouva en Angleterre, à la fin de l'automne, une grande quantité de ces bourgeons à la surface de l'eau d'un canal ; il les fit sécher à l'ombre, et les emporta en Hollande, dans un cornet de papier. Au printemps sui- vant, cette graine, mise dans l'eau , produisit une nombreuse colonie de polypes. Les vorticelles, comme tous les au- tres polypes, recherchent la lumière. On voit toujours les espèces fixées, lorsqu'elles sont dans un vase, dans une chambre, tourner leur tête vers la fenêtre, et les espèces courantes se DES VORTICELLES. 209 tenir constamment clans la partie du vase qui en est la plus voisine. Elles sont tuées par toutes les liqueurs fortes, et par l'électricité. C'est dans les eaux dormantes, mais non putréfiées, dans celles sur-tout où il existe un grand nombre de plantes en végétation, sur les racin>.s de la lentille d'eau, sur les tiges des plantes mortes, sur le test des coquillages, qu'il faut les chercher. Elles sont ex- trêmement abondantes aux environs de Paris; mais il faut savoir les décou- vrir. On doit les chercher principale- ment depuis mai jusqu'en juillet, le matin plutôt que le soir. Les grosses espèces, qui son visibles à l'œil nu, peuvent être trouvées en se couchant sur le bord de l'eaa, et en regardant sur les tiges des plantes, sur les mor- ceaux de bois qui y sont couchés. Les vorticellcs se trahissent par le mouve- ment rotaioiic de leurs panaches. 210 niSTOIRE NATl'RELLE Mais, en général, le meilleur moyen est de prendre des touffes de lentilles d'eau, des racines de saule plongeant dans l'eau, des pierres d'un petit vo- lume, des test de coquilles, etc., et de les mettre dans des bocaux de verre , de manière qu'on puisse les examiner sous toutes leurs faces. Au bout de quelques heures de repos, à l'exposi- tion du soleil sur-tout, les vorticelles se développent, agitent leurs panaches, et avec la loupe ou le microscope, on peut les observer à l'aise. On trouve aussi les Torticelles dans l'eau de mer, sur-tout dans celle qui est mêlée avec de l'eau douce, c'est- à-dire, à l'embouchure des fleuves. Les pays chauds en peuvent, sans doute , produire de grandes espèces inconnues à Muller, et Bosc en a déjà rapporté une de la Caroline; mais les petites espèces doivent être parlout les mêmes, et le même Naturaliste Va DES VORTI CELLES. 211 constaté dans cette partie de l'Amé- rique, où il en a observé plusieurs qu'on trouve fréquemment aux envi- rons de Paris, et entre autres, le rotifère. Ceuxqui aiment les longues digres- sions sur les plus petits résultats , peuvent lire dans les Contemplations de la Nature, par Bonnet, les expé- riences qu'il a faites sur les vorticelles. Ils y trouveront quelques faits inté- ressans qu'on ne rapporte pas ici , parce qu'ils rentrent dans ceux qui ont été mentionnés. Lamarck a divisé les vorticelles en deux genres. Le premier, auquel il a conservé le nom de vorticelle, com- prend les grandes espèces, celles qui se fixent; les autres, auxquelles il a donné le nom d'urcéolaire, renferment celles qui nagent continuellement. On auroit adopté, ici, ce nouveau genre, .. s'il étoit plus positivement caractérisé. ai a HISTOIRE NATURELLE Mais il est de fait que plusieurs des espèces qu'il comprend, même le ro- tifère, qui lui sert de type , se fixent souvent , et plus ou moins long- temps. Vorticelles pédoncuUes et com- posées. Vorticelle operculaire, V. opercularis. Composée, pédoncnlée , articulée, très- lameuse ; tête ovale , oblongue , leai'ermant un opercule cilié. Eucycl. pi. 26. fig. 8, 9. Lam., Àniin. sans vert. tom. 11. p. 5i. n. 27. Se trouve dans les étangs. Vorticelle berberine , Vo7^t. berberina. Composée , oblongue , ovale ; pédicules élargis vers le haut. Encycl. pi. 26. fig. 10 , 11. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 5i. n. 28. Se trouve dans les ruisseaux. Vorticelle barillet^ VorticcL doUolam. Composée , pédonculée ; les têtes ovales , pédicellées et génainées. Vcijez pi. 01. fig. 4 > qui eo représente une DES VOUTICELLES. 2l3 Pédoncule simple, blanc , diaphane, quel- quefois haut de deux millimètres , portant deux têtes grises, ovales, allongées, pédicel- lécs à leur base ; à bouche étroite. Cette espèce est très-abondanle dans les marais de la Caroline , où elle a été dessinée et décrite par Bosc. Elle fournit jusqu'à trois générations dans une jouruée , ainsi que l'a observé ce JNaturalisle. Vorticelle ombelle , Vort. ombellaria. Composée, globuleuse ; pédoncule divisé en ombelles Encycl. pi. 26. fig. 1, 7. Lam., Anim. sans vert. 1. 11. p. 5i. n. 2G. Se trouve dans les eaux stagnantes. Vorticelle en grappe , Vort. racimosa. Composée ; pédoncule roide ; pédicules longs , divisés en grappes. Encycl. pi. 25. hg. j6, 17. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 5i. n. aS. Se trouve dans les eaux stagnantes. Vorticelle œuvée , Vorticcila ovifcra. Composée, en forme de cône renversé, tronqué ; pédoncule roide , fisluleux vers le haut. Jiltdlcr , Anim. Tnfus. tab. 4^. fig. 10. 11. Encyclop. pi. aô. Cg. 10. i5. Lam., Anim. sans vert. tom. ir. p. 5o. n. :4. Se trouve dans les eaux stagnantes. 214 HISTOIRE NATURELLE Vorticelle polypine , Fort, polypina. Composée, ovoïde, tronquée en avant; pédoncule très-branchu , se tortillant. âJuUcr, An. Inf. tab. 46. fig. 7. 9. Encycl. pi. 25. fig. 7—9. Lain., Anim. sans vert. tom. n. p. 5o. n. aô. Se trouve dans la mer. Vorticelle digitale, Vorticclla digitalis. Composée , cylindrique , cristalline , tron- quée et fendue au sommet ; pédoncules fistu- leux et rameux. Iffulter , An. Infus. tab. 46. fig. 6. Encycl. pi. 25. fig. G, Zrtjn., Anim. sans vert. tora. 11. p. 5o. n. 22. Se trouve dans les eaux douces, sur les cy- clops. Vort. rose de Jéricho , V. anastatlca. Composée, oblongue ; sommet entier, tron- qué obliquement ; pédoncule roide, écailleux. Trctnhley , Poly. tab. 14. fig. 4— /• Muilcr^ Anim. inf. tab. 4^. fig. 5. Encycl. pi. 25. fig. 5. Lam.^ Anim. sans vert. tom. n. p. 5o. n. 21. Se trouve, fixée, sur les insectes aquatiques. YorticcUc conjugale, VorticcL pj rarla. Composée, enferme decône renversé, tron- qué ; pédoncule rameux. DES VORTIGELLES. 2l5 Roeseiflns. 3. tab. 98. fig. 1, 2. Sfail. Opus. phys. 1. tab. 2. fig. i3. i4. Muilcr, Anim. inf. tab. 46. fig. 1, 4- -Encycl. pi. aS. fig. 1, 4» Lam.^ Anim. sans vert. tom. 11. p. 5o. n. 20. Se trouve fixée sur les plantes aquatiques. T^orticelles pédonculées et simples. Vorticelle jumelle, Vorticella gemclla. Simple , sphérique ; pédoncule soutenant deux têtes. Muiler, An. Inf. tab. 45. fig. 8, 9. Encycl, p. 14. fig. 27, 28. Gmelj Syst. JVat. p. 3877. n. 19. Se trouve dans la mer. Vorticelle pâquerette , Vorticel. beiUs. Simple , hémisphérique ; disque jaunâlre ; bords de l'ouverture susceptibles de contrac- tions. Cmclj Syst. Nat. p. 5876. n. i5. Se trouve dans les fossés. Vorticelle bilobée, Vorticella /dans. Ovoïde, rétrécie en avant, et bilobéc ; pé- doncule court , se tortillant. MuUer, A.n. Inf. tab. 45. fig. 7. Spalt. Opus. phys 1 . tab. fig. 5. 8. Encycl. pi. 2\. fig. 29. Lam., Anim. sans vert. tom. n. p. 5o. n. 19. Se trouve dans le résidu des infusions. 2l6 HISTOIRE NATURELLE Vorticelle pelotonnée, V. fasciculata. Simple, campanulée, verte ; bords de l'ou- verture recourbés , pédoncule se tortillant. Muilcr, Anim. Inf. tab. ^5. fig. 5, 6. En- cyclop. pi. 24. fig. 25 , 26. Lam., Anlm.sans vert. tom. 11. p. 5o. n. 18. Se trouve dans les rivières. Vorticelle baie, Vorticella acinosa. Simple, globuleuse; parsemée de grains noirâtres : pédoncule roide. Muiler, An. Inf. tab. 45. Cg. 4- Encyclop. pi. 24. Cg. 21. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 49- ^' ^7- Se trouve dans les eaux stagnantes. Torticelle articulée, P^ort. annidaris. Simple, tronquée; pédoncule roide, se tor- tillant au sommet. Blxdlcr, An, Inf. tab. 4^. fîg. 2 , 3. Encycl. pi. 24. fig- 20 , 24. Lam. y Anim. sans vert. tom. 11. p. 49- "• i'^- Se trouve sur les coquilles fluviatiles. Vorticelle nébuleuse, ï^. nebuUfera. Simple, ovoïde ; pédoncule se repliant vers le milieu. ^ AJuiier, Anim.Infus. tab. 45. fîg. i.Eiicyc. pî. 24. fig. 21. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 49« n. i5. Se trouve dans la mer. DESVORTICELLES. 2I7 Vorticelle nutante , Vorticeila nutnas. Simple , courbée , en forme d'entonnoir ; pédoncule se tortillant. Muiter , An. Infus. tab. 44- fig- ^7' Ency^ clop. pi. 24- Cg. 20. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 49- n. 14. Se trouve dans les eaux douces et salées. Vorticelle muguet, Vort. convaltaria. Simple , campanuîée; pédoncule se tortil- lant. 5;7fl//anc. , Opus. phys. 1. tab. 2. fîg. 12. Eoes. Ins. tab. 97. liJuUer , An. Inf. tab. 44- fig. 16. Encycl. pi. 24. fîg. ly- Lam.^ Anim. sans vert. tom. 11. p. 49- n. i5. Se trouve dans les eaux douces et salées. Yorticelle hémisphérique, V. luuarls. Simple, hémisphérique ; pédoncule se tor- tillant. Mulier , An. Infus. tab. 44- Cg- i5. Eocy- clop. pi. 44' fig' ^8. Lam., Anim. sans vert. tom. n. p. 49- "• '2. Fofez pi. 5i, fig. 5, où elle est ri'présenléc- Se trouve dans les eaux stagnantes. Vortic. globuleuse, Voi't. glohularis. Simple, sphérique ; pédonciile se tortillant,- MuUcr^ An. Inf. tab. 44- Cg- '4- Encycl^ pi. 24- fig» ^' Vers m. î9 2l8 HISTOIRE NATURELLE ForticcHa gtoluiaria; Lam. ^ Anîm. sans vert. totn. II. p. 48. n. 9. Se trouve sur les ioscctes aquatiques. Vorticelle parasol , Vorticlla pateUina. Simple, en forme de palène ; pédoncule se tortillant. F.ncycl. pi. 24. fîg. 12, 17. Lam., Aniin. sans vert. tom. 11. p. 49- n. ii. Se trouve dans l'eau de la mer puiréfiée. Vorticelle puante , F'orticella putrîna. Simple, ouverte, susceptible de contraclioa; pédoncule loide. Encycl. pi. 24- fig. 7. n. Lam.^ Anim. sans vert. tom. 11. p. 49. n. 10. Se trouve dans l'eau de mer la plus corrom- pue. Vorticelle urnulle. Vorticella ciatyna. Simple, en forme de tasse; pédoncule se- tortillant. Encycl. pi. 24. fig. 1. 5. Lam. , Anim. sans vert. tom. 11. p. 48. n. S. Se trouve dans l'eau de mer gardée long- temps. Vortic. engaînée , Vorticella vaginata. Simple, droite, ovale , tronquée, pédon- culvjc , fixée dans un fourreau. DES VORTICELLES. 219 MuUer , An. Inl*. tab. 44' ^g-i^, i3. Enc. pi. "îb. Cg. Sa. Foilicuiina vaginaia; Lam. , Anim. sans vert. tom. n. p. 3o. n. 2. Se trouve dans l'eau de mer. Vorticelle inclinée, V ortie. incUnans. Simple, courbée; pédoncule court; tête rétr^clile. Mullcr, An. Inf. tab. 44* fig* »!• Encycl. pi. 25. Cg. 5i. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 4i. n. 7. Se trouve sur le corps des insectes aquati- ques. Vorticelk calice , Vorticeila rengens. Simple, ovale , pédoncule très-court : ou- verture susceptible de contraction. Mullcr , An. Inf. tab. 44- fig- 10. Encycl. pi. 20. fig. 5o, Lam.i Anim. saivs vert. tom. 11. p. 48» n- 6. Se trouve sur lé corps des insectes aquati- ques. Vortic. tuberculeuse, F'ort. tuberosa. Sinaple, turbinée; extrémité antérieure gar- nie de deux tubercules. Mullcr , An. Inf. tab. 44* fig» 8, 9. Encycl, pi. 2:1. fig. 28, 29. Larn., Anim. sans vert. tom. n. p. 4^. n. 5. Se trouve dans les eaux marécageuses. 220 HISTOIRE NATURELLE Vortic. pyriforme, J^ortlc. pyriformis. ^împle , ovale ; pédoncule très-court , ré- traotile. Gmd. , Syst. Nat. p. 0879. n. 25. Se trouve sur les insectes aquatiques. Vorticelle citrinée, J^ortlcella citrina. Simple , polymorphe ; ouverture suscepti- ble de contraction ; pédoncule court. 3IuUer , An. Inf. tab. 44- ûg* !• ?• Encycl. pi. 25. Gg. 21. 27. Lam.t Anim. sans vert. tom. 11. p. 48. n. 4- Se trouve dans les eaux stagnantes. Vbrticelles sans pédoncules , mais avec une queue, Vortic. flosculeuse, J^ort. floscuhsa. Caudée, agrégée, oblongue, ovale; disque dilatée, transparente. Mulier^ An. Inf. tab. io.ïig. 16. 20. En- cycl. pi. 23. fîg. i6. 20. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 48. n. 3. Se trouve dans les marais. Vorticelle sociale, Vorticelta socialls. Caudée, agrégée, en forme de massue; dis- que oblique. Pioesd y Ins. 5. tab. 94. fîg- i- 6. et tab. gS DES VORTICELLES. 221 et 9G. If/uUer, tab. 43. fig. i3. i5. Encyclop. pi. 20. fig. i5. i5. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 47. n. 2. Se trouve dans les raarais. Vorticellc trompette, P^ort. stentorea. Caudée , nllongée, en forme de trompette ; limbe antérieur cilié. Roesel , Ins. 5. tab. 94. fig. 7 , 8. jj/uiler , tab. 43. lig. 6. 12. Encyel. pi. 20 fig. 6. 12. Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 47. n. 1. Se trouve dans les eaux stagnantes. Vorticelle chatte, VorticcUa fcUs. Cylindracée ; ouverture nue , marquée, en avant, d'un angle ; queue composée de deux épines. MuUer , tab. 43. fig. 1. 5- Encycl. pi. 2S. fig. 1. 5. Furcutaria felis ; Latn. , Anim. sans vert, tom. II. p. 39. n. i3. Se trouve dans les eaux stagnantes. Vorticelle plicatile, Vortic. plicatala. Cylindracée, plissée; ouverture nue; queue très-courte , relevée, terminée par deux poin- tes. Mullcr , tab. 42. fig. 21, Encyclop. pi. 22. fig. 29. 32. Se trouve dans les cùux stagnantes. 223 HISTOIRE NATURELLE Vorticelle chauve, F'orticclla canicula. Cylindracée ; ouverture nue ; queue courte, articulée , terminée par deux pointes. Encycl. pi. 22. Cg. 18. Furcularia canicula; Lam. ^ Anim. sans vert. tom. 11. p. "àg. n. 11. On ignore quel est son lieu natal. Vorticelle fourchue, Vortic. furcata. Cylindrique; ouverture simple ; queue lon- guette, fourchue. Sfailanz. Oper. a.tab. 4. fîg.6. Encycl. pi. 22. fig. 24 • 27. Furcularia furcaia; Lam. , Anim. sans vert. 1cm. n. p. Sg. n. 10. Se trouve communément dans l'eau. Vorticelle rotiiere, P^ortic. rotatoria. Cylindrique; cou armé d'un aiguillon; queue longue, terminée par quatre pointes. Leuwenlwecli, An. nat. fig. 1. 2. Sfailanz, Op. 2. tab. 4» fig. 5. 5. Muller , tab. ^2. fig. 11. 16. Encycl. pi. 22. fig. 18. 23. Furcularia rediviva; Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. Sg. n. 9. Voyez pi. 3i. fig. 6, où elle est représentée. Se trouve dans les eaux douces et salées, et dans les lieux où l'eau séjourne quelquelois , comme dans les gouttières. Voit, longue soie, J^ortic. loîigiseta. Allongée, comprimée; queue composée de DES VORTICELLES. 220 Muilcr, lab. 42. flg. 9, 10. Encyclop. pi. as. fig. 16 , 17. Furcularia longiseta; LanUf Ânim. sans vert. toni. 11. p. 09. u. 8, Se trouve dans l'eau. Vorlicelle robiu, Vorticclla togata. Presque carrée ; ouverture simple ; queue formée de deux épines souvent réunies. iJ/uiler, tab. 42. fig. 8. Encyc. pi. 22. Cg. i5, Furcularia to(jata; Lam., Auini. sans vert, tom. H. p. 58. n. j. Se trouve dans lea eaux stagnantes. Vorticelle étranglée, F^ort. constricta. Elliptique , vent/ue ; ouverture simple ; queue articulée ; terminée par deux pointes. MuUer , lab. 42. fig' 6, 7. Encycl. pi. 22. fig. i5, 14. Furcularia constricta ; Lam. , Anim. sans vert. tom. 11. p. 58. n. 6. Se trouve dans les taux stagnantes, Vorlicelle frangée, Vortic. lacinuluta. En forme de cône renversé ; ouverture di- visée en quatre lobes ; queue terminée par deux soies. Muller^ tab. l^i. fig. 1.5. Ency.pl. 22.8. 12. Furcularia lacinxdata ; Lam.., Anim. sans vert. tom. 11. p. 58. n. 5. Se trouve dans les eaux les plus pures. Vorticelle hérissée, J^ortlcclia senta. En forme de cône renversé; ouverture en- tière , épineuse ; queue courte , terminée par deux pointes. MuiUr, tab. 4i. fîg' 8. 14. Encyclop. pi. 22. Furcidaria senta; Lani. , Anim. sans vert, tom. II. p. 58, n. 4- Se trouve dans les eaux stagnantes. Yortic. tremblante, t^ortic. tremula. En forme de cône renversé ; ouverture lo- t^c , épineuse ; queue courte , terminée par une pointe. MuiUr , tab. 41- ûg' 4- 7- Encycl. pi. 21. fig. 20. 23. Se trouve dans les infusions marines. Ycrticelle auriciilée, VorticcUa aarita. Cylindrique, ventrue; ouverturenue; queue articulée , terminée par deux pointes. Muilcr , tab. l[i. fig. 1. 5. Encycl. pi. 21. lig. 17. 19. FuiGularia aurita ; Lain. , Anim. sans vert. toai. 11. p. 38. n. 3. Se trouve dans \m eaux stagnantes. Yorticelle capitée, V ortie, saccoiata. En forme de cône renversé ; ouverture e crois-anl ; tionc bidenlé en arrière ; queue al iungvic, Icrniioéepar deux pointes. DES VORTICELLES. 225 Muiler, tab. 4o. fig. 8. 12. Encycl. pi. 21. fig. 12. 16. Furcularia succolata ; Lam. , Anim. sans vert. tom. II. p. 38. n. 2. Se trouve dans l'eau de mer. Vorticelle larve, VorticcUa larva. Cylindrique ; ouverture en forme de crois- sant ; queue armée de deux épines. Muiler, tab. 47. Cg. 1. 3. Encyclop. pi. 21. fig. 9. 11. Furcularia larva ; Latn.y Anim. sans vert, tom. II. p. 57. n. 1. Se trouve dans l'eau de mer. Vorticelle ampoule , V ortie, ampulla. Renfermée dans un fourreau tansparent , en forme d'ampoule ; tète bilobée. Muiler, tab. âg. fig. 4' 7. Encyclop. pi. 21. fig. 5. 8. FoUiculina am-putla; Lam. , Anim. sans vert. tom. n. p. 3o. n. 1, Se trouve dans l'eau de mer. Vorticelle tubicole, V ortie, folliculata. Oblongue , renfermée dans un fourreau cy- lindracé , diaphane. FoUiculina folliculata ; Lam., Anim. sans vert. tom. n. p. 3o. n. 3. Sl' trouve sur k-s insectes aquatiques. 1Î26 HISTOIRE NATURELLE Vorticelle armée, Vortlcella haniata. Creuse, en forme de bourse ; bord de l'ou- verture garni d'aiguillons roides. MuUcr , tab. Sg. fîg. i— 6. Encycl. pi. îo. fîg. 39- 44. Urceoiaria hamata ; Lam, , Anim. sans vert. tom. n. p. 44* o* 24* On ne connoît pas son lieu natal. Vorticelle godet, Foj^t. craterifonnis. Presque carrée, munie de deux rangs de cils , dont un vers le pas. Mutler, tab. 39. fîg. 7. i3. Encycl. pi. 20. fîg. 45. 5i. Vrceotarîa craterifonnis ; Lam. Anim. sans vert. tom. ii. p. 44- n* 25. Se trouve dans les fossés. Vort. canaliculée , F'oi^t. canaUcalata. Élargie , transparente , échancrée sur le «ôté. Gmd. Syst. Nat. p. 5882. n. 4». Se trouve dans les eaux douces. Vortic. versalile, V ortie. vcrsatUis, Allongée , en forme de j.ivelot , et succes- sivement racornie , en forme de tasse. Mullcr, tah 09. fîg, 14. 17. Encycl. pi. 21, fîg. 1.4. ^ Vrscotaria versatilis ; Lam. ^ Anim. ians vert. tom. 11. p. 44- "• 26. DES VORTICELLES. 237 Vortîc. troncatelle , Vort. truncatella. Cylindrique, remplie; extrémité antérieure tronquée , garnie de cils courts. DJuUer , tab. 38. fîg. i4 , i5. Enc. pi. 20. fîg. 34,35.^ Urceolarîa truncatella; Lam.^ Anim.saos vert. tom. II. p. 44. n. 23. Se trouve dans les eaux douces. Vortic. liraacine, Vorticella Umacina. Cylindrique; ouverture tronquée, garnie de deux ou de quatre cils accouplés. Muiler , tab. 38. fig. 16. Encyclop. pi. 20. fig. 36. Gmcl. Syst. Nat. p. 3883. n. 46. Voyez pi. 3i. fîg. 7, où elle est représentée. Se trouve sur les coquillages d'eau douce. Vorticelle fleuron ^ Vortic. fraxinina. Réunie ; cylindracée ; ouverture tronquée obliquement , tendue au sommet , munie de quatre poils accouplés. MuUery tab. 38. fig. 17. Encyclop.pl. 29. fig. 37. Se trouve sur les animaux aquatiques. Vorticelle nèfle , Vorticella cratagarla. Réunie, presque globuleuse. Muiler f tab. 58. fîg. 18. Encyciop. pi. 20. fig. 55. 228 HISTOIRE NATlRELLE Gmd. Syst. Nat. p. 3882. n. 6. Se trouve sur les insectes aquatiques. Vorticelle gobelet, VortlceUascypIùna. En forme de gobelet , cristalline , marquée vers le milieu du tronc, d'un globule opaque. Mutler, tab. 58. fig. 6. S.Encyclop. pi. 20. fig. 26. 28. Urceolaria scyphina ; Lam. , Anim. sans vert. tom. 11. p. 44- n. 21. Se trouve autour de la lenlille d'eau. Vorticelle albine , Vortlcctla albina. Cylindrique , arrondie en avant , rétrécie en arrière. MuUer, tab. 58. fig, 9, 10. Encyclop. pi. 20. fig. 29, 5o Se trouve autour delà lentille d'eau. Vorticelle cornet, V orticella fritlUina. Cylindrique , vide ; extrémité antérieure , tronquée , garnie de ciis longs. MuUcr, tab. 58. fig. 11. i3. Encycl. pi. 20. fig. 21. 35. Urceolaria, fritiilina; Lam., Anim. sans vert. tom. n. p. 44- n. 22. Se trouve dans l'eau de mer. Vorticelle cirreuse, V orticella cirrala. Ventrue; ouverture baillante, siuueu^e; partie pot;lérieurc pourvue de cirres. DES VOUTICELLES. 22f) AluUcr, tab. 57. fig. 18, 19. Encycl. pi. 20. Û^. i4et i5. Ureeotaria cirrata; Lam. , Aoim. sans tort. lom. iT. p. 4^' n. 17. Se trouve dans les fossés. Yorlic. appencliculée , V ortie, nasuta. Cylindracée ; un appendice triangulaire , s' élevant au milieu de l'ouverîure. Muiler, tab. .^7. fig- 20. 24. Enc. pî. 20. fig. 16 et 20. Crscotarici nasuta ; Lam., Anim. sans vert. toni. ir. p. 43' n. 18. Se trouve dans les eaux douces. Vorticclie étoile, Vorticella steUîna. Orbicv;l.iîre; disque rempli de molécules; circonf'éren<'e ciliée. Mulicr, tab. 58. fîg. 1 , 2. Encycl. pi. 20. Cj^. 21,22 XJrceolarla stdlina ; Lam. , Anim. sans vert. tom. 11. p. 45. n. 19, Se trouve dans l'eau douce. Vorticelle tasse , Vorticella discina. Orhiculaire , ciliée sur le bord antérieur , terminé en dessous par un bombement dia- phane. J/u/^er, tab. 5S. fig. 5. 5i. Encycl. pi. 20. fig. 5 et 25. Urccolari discina ; Lam., Anim. sans vert. I.iin. II. p. 44- "• 20- Se iroiive d sns l'eau de mer. V«isU[. 20 a30 HISTOIKE NATURELLE Vorticelle bottine, Vorticella ocrcala ■ Presque cubique, formant en arrière un an- gle obtus. MuUer, tab. 7>j. fig. ii. Encyclop. pi. 20. Urccolnria ocreata ; Lam, , Anim. sans verl. tom. 11. p. 43. n. i5. Se trouve dans les rivières Vorticelle jambarde, Vorticella val ga. Cubique , terminée en arrière , par deux jambes écartées. MuUer , tab. Sy. fig. 1 2. Encyclop. pi. 20. fig. 8. Urceolarîavaiga; Lam.^ Anim. sans vert, tom. 11. p. 43. n. 14. Se trouve dans les marais. Vortic. mamelonnée, P^oi^t. papillaris. Ventrue, tronquée en avanl; garnie, sur le côté et à sa base , d'un mamelon diaphane. MuileVi lab. 37. fig. i3. Encyclop. pi. 20. fig. 9- Urceolaria fafiUaris ; Lam. , Anim. sans vert. tom. n. p. 43. n. ï5. Se trouve dans les marais. Vorticelle sac, Vorticella saccalas. Cylindracée; ouverture bâillaole; bords re- courbés. DES VORTICELLES. 23l U/utlcr, tab. 07. fîg. 14. 17. Eocycl. pi. 20. fig. 10. 10. Urceolaria sacculus ; Lam. , Anim. sans veil. torn. 11. p. 43. n. 16. Se trouve dans les eaux marécageuses* Vort. ossicLileuse, Vort. maUiformls, Verte , opaque , variable j toute parsemée de vésicules. Muller, tab. 36. fîg. i4 et aS. Encyclop. pi. 19. fig. 54 et 43. Urceolaria muttiformis ; Lam., Aolm. sans vert. tom. 11. p. ^-i, n. 9. Se trouve dans la mer. Vorticelle noire , Vonicetla nlgra. En forme de toupie noire. Muller^ tab. 37. Cg. 1. 4« Encyclop. pi. 19. fig. 44. 47. Urceolaria nigra; Lam., Anim. sans vert, tom. II. p. 42. n. 10. Se trouve sur la conferve. Vortic. coqueluchon, V ortie. cucuUus. Oblongue, cylindracée; ouverture tronquée obliquement. jl/ulfcr^ tab. 37. fig. 5. 8. Encyclop. pi. 20. fig. 1.4. Urceolaria cucuilus ; Lam., Anim. sans vert. tom. 11. p. 42. n. 11. Se trouve dans Teau de mer. 202 HISTOIRE NATURELLE Torlicelle iitriciilée, Vort. utrlcalata, Venlrue , verte ; exlrémité antérieure se proîonf^cant, tronquée au bout. Aluitcr , tab. 37. fig. 9, 10. Encycl. pi. 20. fig. 5,6. Urceoiaria utriculata ; Zam. , Anim. sans vert, tom, 11. p. 42. n. 12. Voyez pi. 3 1. fig. 8, où elle est représentée. Se trouve dans l'eau de mer Yorticelle bourse, VorticeUa bursata. Verte; ouverture tronquée, munie, au cen- tre , d'un mamelon. JiluUer^ tab. 35. fig. 9. 12. Encycl. pi. 19. fig. 12 et 1 5. Urceoiaria 'bursata; Lam. , Anim. sans vert. tom. 11. p. 4» • n. 5. Se trouve dans l'eau de mer. Yorticelle variable , VorticeUa varia. Cilindrique , tronquée, variable, opaque , noirâtre. Muiler^Xah. 36. fig. 12. i5. Encycl. pi. 19. fig. 16. i8. Urceoiaria varia; Lam. , Anim. sans vert, tom. II. p. 4i« n- 6. Se trouve dans les eaux où croît la lentille. Yorticelle crachoir , Vort. sputarlmn. Ventrue, terminée en avant j>ar une ouvcr- DES V0RT1CELLE8. '255 turc orbiculaire évasée , garnie de longs cils , écartés , excentriques, AIuHcr, tah. 35. fig. 16, ly.Encycl. pi. 19. fig. 19, 20. Urceolaria spuiarîum ; Lam., Anîm. sans vert. tom. II. p. 42. n. 7. Se trouve sur la lentille d'eau. Vort. polymorphe, VoJ^t. polymorplia. Verte, opaque , variable , marquée d'un ou de deux rangs longitudinaux de points trans- parens. Muiler^ tab. 36. fig. 11. i5. Encycl. pi. 19. fig. 21. 20. Urceolaria polymorpha ; Lam. y Anim. sans vert. tom. 11. p. 42. n. 8. Se trouve dans les rivières. Vorticelle verte , Vorticella viridis. Cylîndracée , uniforme , opaque , verlc. Muller , tab. 55. fig. i. Encyclop. pi. 19. fig. 1. 5. Urceolaria viridis ; Lavx. , Anim. sans vert. tom. 11. p. 4i« n. 1. Se trouve dans les eaux les plus pures. Vort. sphéroïde, Vort. sphéroïdes. Globuleuse , uniforme, opaque. Muller , tab. 55. fig. 2. 4. Encycl. pi. 19. g. 4 et 5. Urceolaria sphcroides ; Lam. , Anim. sans \ ert. tom. n. p. 41- ii* 2. Se trouve dans les eaux {)ures. 234 nisTomi; natitrelle Yoiiicellc ceinte, Vorticella ctjicta. Trapéziforme , d'un noir verdâtre, opaque. Militer , tab. 35. fig. 56. A. B. Encyclop, pi. 19. fig. 6. ,9. Urccoiariacincta; Lam., Anim.sans vert, tom. 11. p.4i' n- 3« Se trouve dans les eaux marécageuses. Vorticelle lunulée, Vorticella lunifcra. Verte, en forme de croissant ; le milieu de l'érhanorure postérieure mucroné. Mull(r , tab. 55. fig. 7, 8. Encyci. pi. i,g. fig. 10. II. Urccolaria lunifcra; Lam. , Anim. sans vert, tom . n. p. 4 ' • "• ^' Se Irouve dans l'eau de mer. www vw wvwwvww www vwwv wvvw vvvwvvw wvvw w> VERS POLYPES AMORPHES. Emk^T:0?E,HiMANTOPUs,Mull. (i) Transparent, muni decirres sur quelques par- ties de sa superficie. Les himantopes diffèrent des petites vorticelles, parce qu'ils n'ont pas les organes rotatoires placés aux côtés de la bouche. Ils produisent cepen- dant le même effet; mais c'est avec leur corps entier. Ils se meuvent cir- culairement ayecune très-grande vé- locité; et les poils, ainsi que les cirres dont ils sont pourvus, aident singu- (i) Lamarck n'a pas conservé ce genre ; il n'en cite pas même le» espèces. 236 IIISTOIUE NAirRELLE lièremcnt à produire une grande agi- tation , dans l'eau 5 autour d'eux. Les himantopes sont extrêmement voisins des kérones ; et on pourroit les réunir à ce genre, sans inconvénient, attendu qu'ils sont peu nombreux, lis ne se trouvent point cependant dans les infusions végétales, ce qui annonce une organisation plus parfaite. C'est dans l'eau des marais, ou dans la mer, qu'il faut les chercher. Leur mouve- ment est en général circulaire. Itimantope puceron, Hlmant. acaras. Ventru , pointu en avant , muni de cirreb en arrière. Mnllcr , An. Inf. tab. 34. fig. i6 , 17. En- cj( I. jil \8, fig, 1 . 2. ro;n:z pi. 7)\. fig. 9 . où il est reprtsenlé. Se trouve dans les eaux où croît ia lentille d'e;iu. ïllmantope baladin, Himantop. ludio. En forme de massue, muni de eirrcs eu avîini ; queue relevée. Muilcr, An. laf. tab. 54. fig. 18. EncvcL pi. )8. fig. 3. be irouve dans l'eau des ni'.ruis. DES HiMANTOPES. 2.37 Iliinantope bouflbn , Himant. sannis. Arqné, muni de cirrcs en avant ; extrémité j)Ostiiricurc tronquée, velue. J/ullcr ^ An. Inf. tab. 54. fig. 19. Encycl. pi. iS. flg. 4. Se trouve daas les eaux stagnantes. Him. tourbillonnant, Him. volutator. En forme de croissant; extrémité antérieure munie de cirres. MuUer , An. Inf. tab. 34. fig. 20. Encycl. pi. i«.fig. 5. On ignore son lieu natal. Ilimantope larve, Himantopas iarva, Oblong, rétréci en arrière; milieu du corps garni de cirres Mullcr , An. Inf. tab. 34. fig. 21, Encycl. pL 18. fig. 6. Se trouve dans les marais. Himant. sillonné, Himantop. cliaron. En forme de nacelle ; le dos sillonné; ventre enfoncé , muni de cirres sur la moitié posté- rieure. ISÎuUer , An, Inf. tab. 24. fig. 22. Encycl. pi. i« flg. 7. Se trouve dans l'eau de mer. Himant. couronne, Himantop. corona, Demî-orbîculairc comprimé ; le milieu de chaque face latérale muni de cirres. 238 HISTOIRE NATURELLE Mulîer , An. Inf. tab. a/j. fîg. 23. Encycl. pi. icS. fig. 8. Se trouve dans l'eau de rivière. KERONE, Kerona, M aller. Munie, sur une partie de sa superficie , de pi- quans courbés , semblables à des cornes. Ici commence la série des animaux véritablement infusoires. Une partie I a Paramécie aiu-elie . 7. La CvcluLe noirati'e . 8. Le ViWioii ane^iiille • c) . L' E ml 1 eli de liis e ait. . 10 . 11 . La IVotee tenace ii....La ^'olvoce splievxile Ik Ë s L E t C P H a É S. 16^ Leucoph. mamelle , Leucop. mamilla. Sphérique, opaque, pourvue d'un mame- lon retraclile. Mutter, An. Inf. lab. îi.fig. 5, 4» 5. En- cyclop.pl. 10. Cg. 5, 5. Trichoda mainilla ; Lam, , Anim.sans Tert. tom. i. p. 435. n. 2. Se trouve dans l'eau des marais. Leucoplire verdâtre, L. vlridescens, Cylindracée, opaque; extrémité antérieure rélrécie. MuUer, An. Inf. tab. 21. fig. 6, g.Encycl, pi. 10. fig. 6, 8. Trichoda viridescens ; Lam.y Anim.sans vert. tom. i. p. 455. n. 3. Se trouve dans l'eau de mer. Leucophre verte, Leacopkra viridis. Ovale, opaque. Muller , An. Inf. tab. 21. fig. 9, 11 . Encycl. pi. 10. fig. 9, 11. Trichoda viridis ; Lam., Anim. sans vert, tom. I. p. 436. n. 4. Se trouve dans l'eau des rivages. Leucophre rotifère, Leucoph. bursata. Ovale, verte; extrémité antérieure tron- quée, ciliée. 270 HISTOIRE N\TtIRELLE Muller , An. InP. tab. 21. fig. 12 Encyclop. pJ. io. Og. 12. Se trouve dans l'eau de mer, Leucophre posthume 5 L. posthuma. Globuleuse, opaque, comme couverte d'un réseau transparent. M'uUcr^ An. Inf. tab. 21. fig. i3. Encjcl. pi. 10. fig. i3. Trichoda fosthuma; Lam. ^ Anim. sans vert, lom. I. p. 436. n. 5. Se trouve dans l'eau de mer corrompue. Leucophre dorée, Leucophra aurea. Ovale , fauve ; extrémités égales , arron- dies. Alufler, An. Inf. tab. 21. fig. i^. Encyclop. pi. 10. fig. i4. Trichoda aurea ; Lam, , Anim. sans vert, tom. I. p. 436. n. 6. Se trouve dans l'eau de mer, Leucophre percée , Leiicop. pertasa. Ov;)le, gélatineuse , obtuse et presque* Iron- quéc en ;:\anl; une fossette creusée sous sa p;irlie postérii-iire. iMutlcr , An. Inf. t.'ib. 21. fig. i5, 16. En- cyclof>. jil. 10. fig. i5, 16. Trichoda fcrLusa ; Lam. , Anim. sans vert. tom. 1. P.45G. n. 7. Se trouve dans l'eau de mer, , DES LEUCOPHRES. 27I Leucop. disloquée, Leucop. fracta. Prolongée, légèrement comprimée, for- mant des angles et des sinuosités variables. Mutlcr , An. Inf. tab. 21. fîg. 17, 18. En- cyclop. pi. 10. fig. 17, 18. Trichoda fracta ; ZuTn., Ânlm. sans vert, lom. I. p. 456. n.S. Se trouve dans les fossés, Leucophre dilatée, Leucop. dilatata. Membraneuse, aplatie, variable, diverse- ment sinueuse sur les bords. Multer, An. Inf. tab. 21. fig. 19, 21. En- cyclop. pi. 10. fig. 19 , 21. Trichoda dilatata ; Latn.^ Anim. sans vert, toai.i. p. 436. n. 9. Se trouve dans l'eau de mer. Leucop. étincelante, L. scintillans. Ovale, arrondie, opaque, verte. MuUerf An. Inf. tab. 22. fig. 1. Encyclop. pi. 10. fig. 22. Trichoda scintillans ; Lam, , Anim. sans vert. tom. i. p. 456. n. 10. Se trouve dans les eaux stagnantes. Leucop. yésiculeuse, L. vesiculifera. Ovoïde , remplie de vésicules transpa- rentes. Jlluilcr, An. Inf. tab. 22. fig. 2 , 5. Encycl. pi. 10. fig. 20 , 24. 2^2 niSTOlRE ]NATrRELLE Triciioda vcsicutifera ; Lam. , Anim. sans verl. tom. i. p. 4^6. n. 1 1. Se trouve dans les infusions vége'tales. Leucop. globifère, Leacop. globifera» Ovale, oblongue , crystalline; trois glo- bules alignés dans l'intérieur. MuUcr , An. Inf. tab. 22. fîg. \. Encyclop. pi. lO. fig. 25. Triciioda (jioiiftra ; Lam. , Anim. sans TCrt. tom. T. p. 45-. n. 12. Se trouve dans les fossés, Leucop. pustulate, Leucop. pustulata. Ovale , oblongue ; cxlrémifé postérieure tronquée obliquement. Muder, An. Inf. tab. 22. fig. 5, 7. Encycl. pi. jo. tig. 26 , 2S. Trichoda fustulata; Lam. , Anim. sans vert. lom. i p. l^.'h-j. n. i5. Se trouve dans les marais. Leucoph. turbinée, Leucop. turbinatuu En forme de corne renversée,' presque opaque. MuUcr, An. Inf. tab. 22. Gg. 8 , 9. Encycl. p. 1 1. fig. 1,2. Triciioda turhinata ; Lam. ^ AnIiU. sans verl. tora. I. p. 457. n. \^. Se trouve dans l'eau rie mer corrompue. DES LEL'COPHRES. l'^'h Leucophre aiguë, Leacophra acuta. Ovoïde, cylindracée , aiguë en avant, va- riable, jaunâtre. jMuUer, An. Inf. tab. aa.fig. lo, la.En- cyclop. pi. 11. lig. 3, 5. Trichoda acuta ; LuTti. , Anira. sans vert, lom. I. p. 4^7' "• i5. Se trouve dans l'eau de mer parmi les nives. Leucophre blanche , Leucop. cancllda. Oblongue, diaphane; une des extrémités xétrécie , courbée. Mullcr^ An. Inf. tab. 22. fig. i3, 16. En- cyclop. pi. 11. fig. 10. Trichoda candida ; Lam^ , Anim. san« Tert. tom. i. p. 4^7. n. 17, Se trouve dans l'eau de mer. Leucop. noduleuse, Leucop. nodulosa. Ovale, oblongue , comprimée, marquée d'un double rang de petits nœuds. Mullcr, Zool. Dan. 2. tab. 80. fig. a — i. Encycl. pi. 11. fig. 10. Se trouve dans les intestins de la nayade littorale. Leucophre signalée, Leucop. signala, Oblongue , légèrement comprimée , noi- râtre sur les bords. 274 HISTOIRE NATURELLE 3Iullcr , An. Inf. tab. 22. fig. 18 , 19. En- cyclop. pi. Il, fî|^. Il, 12. Trichoda siqnata ; Lam. , Anirn. sans vert. tom. 1. p. ^ij. n. 18. Se trouve dans Tcau de mer. Leucophre triangulaire, L. trigona. Epaisse, obtuse, ans;uleuse, jaune. JMuUer^ An. Inf. tab. 22. fig. 20 , 21. En- cyclop. pi. 1 1. fig. 22 , 25. Trichodatrigona; Lam., Anim. sans vert, lom. 1. p. 4^7. n. 19. Se trouve dans l'eau des marais. Leucophre fluide, Leucoplira flulda. Presque réniPorme , ventrue , variable. Mtdler ^ Zo3l. Dan. 2. tab. 70. fig. 1 — 6. Encyclop. pi. 11. fig. 24 , 29. Trichoda fluida ; Lam, , Anim. sans vert, tom. I. p. 458. n. 20. Se trouve dans l'eau de la moule, Leucophre versante, Leucop. fluxa, Béniforme , sinueuse , jaunâtre. Muller , Zool. Dan. 2. tab. 70. fig. 7 , 10. Encycl. pi. 11. fig. 3o , 53. Trichoda fluxa ; Lam. ^ Anim. sans vert, tom. 1. p. 458. n. 21. Se trouve dans l'eau de la moule, Leucop. brasselet, Leucop. armilla, Cylindracéc , courbée en forme d'aoncau. DES CERCAIRES. S^O Millier, Zool. Dan.s.tab. jo.ùg. ii , 12, Encycl. pi. 1 1. fig. 54 , 55. Se trouve dans l'tau de la raoule. Leucoplire cornue, Leucoph. cornuta. En forme de cône renversé , verle, opaque. 3IuUer, An. Inf. t.-ib. 22. fig. 22, 26. En- cyclop. pi. ! 1. fig. 56 , 09. Trichoda cornuta; Lam.j Anim. sans vert, toni. I. p. 45s. n. 22. Se trouve dans l't'au des marais. Leucoph. hétéroclite, L. Iictcvoclita. Cylindrique , obtuse en avant , terminée en arrière par un double organe rétraclile en forme «le crête. Mullcr , An. Inf. tab. 22. fig. 27, 54. En- cyclop. j)!. II. fig. 4o , 4^' Se trouve dans l'eau douce. CERCAIRE, Cercabia, Mu/ler, Transparente , pourvue d'une qneue. Les cercaires sont très-bien distin- guées des hiinanlopes, des tricodes et des leucophres par le défaut absolu de 2^6 HISTOIRE NA.TDRELLE poils ; mais elles se rapprochent, par la forme et par la queue , de plu- sieurs espèces comprises dans ces der- niers genres. Elles diffèrent des bur- saires uniquement par la présence de la queue , car plusieurs d'elles sont creuses et concaves comme ces der- nières. Les cercaires ont, en général, un mouvement circulaire très -rapide; mais cependant quelques espèces l'ont lent et vacillatoire. Le seul animalcule microscopique nouveau que Bosc ait observé en Amé- rique fait partie de ce genre. Voici la description qu'il en donne. Cercaire cornue, Cercaria cornuta. Ovale , avec deux cornes antérieures ; une queue à trois articles cordiformes ; le der- nier terminé par deux soies. Voyez^X. 32. fig. 2, où elle est représentée. Corps ovale, très-uni , de couleur obscure; bouche accompagnée latéralement de deux cornes transparentes, très-droites, presque DES CERCAIP.es. 277 aussi longues que le corps, et sans mouve- ment propre. Queue presque aussi long-ue que le corps , aplalie , demi - Iransparenle , composée de trois articulations inégales, presque cordi- formes, dont la dernière est la plus éclian- crée, et porte à ses extrémités deux longues soies. Cet animal a été trouvé, dans l'eau de mer, parmi des ulves. 11 est fort rare. Cercaire têtard, Cercaria gyrinus Arrondie ; queue pointue. Muller, An. Inf. tab. 18. fig. 1. Encyclop. pl.S.fig. 1. Lam., Anim. sans vert. tom. i. p. 445. n. 1 . Se trouve dans les infusions animales ; a souvent été prise pour les animalcules , sper- matiques. Cercaire bossue , Cei^caria gibba. Presque ovale, convexe, légèrement poin- tue en avant; queue cylindrique. MullcTy An. Inf. tab. 18. fig. 2. Eocyclop. pi. 8. fig. 2. Lam. , Anim. sans vert. tora. 1. p. 445. n. 2. Se trouve dansTinfusion des jungcimanes. Cercaire agitée, Cercaria inquiéta. Variable, convexe ; qucue'lispe. MuilcT, An. Inf. tab. 18. fig. 3 , 7. Encycl. pi. 8. fig. 3, 7. Vers III. 24 2^8 HISTOIRE NATURELLE Lam., Anitn. sans vert, lom, i. p. 44^- n.3.' Se trouve dans l'eau de nier. Cercaire lenticule, Cercai-ia lemna* Variable , légèrement aplatie ; queue com- posée de segmens. Muiicr, An. Inf. lab. iS. fig, 8, 12. En- cyclop. pi. 8,12. Lam., Anim. sans vert. tom. i. p. 445. n. 4. Se trouve dans les marais. Cercaire toupie , Cercarla turbo. Globuleuse , légèrement rétrécie vers le milieu; queue formée d'une soie. Mulier, An. Inf. tab. 18. fig. i3, 16. En- cyclop. pi. S. fig. i5, i6. Lam. , Anim. sans vert. tom. r. p. 445. n. 5» Se trouve dans les ruisseaux. Cercaire podure, Cercaria podura, Cylindracée , rétrécie en arrière ; queue le plus souvent fendue. MuUer, An. Inf. tab, 19. fig. i , 5.Encycl. pi. 9. fig. 1,5. Furcocerca podura; Lam. , Anim, sans vert, tom. I, p. 44?' 0. 1. Se trouve dans les marais, Cercaire verte, Cercaria vlridis. Cylindracée , variable ; extrémité posté- rieure rétrécie et fcn Jue. DES CEftCAIRES. 2^0 MuUer, An.Inf.tab. ig.fig.e, i5.Encycl. pl.g.fig.G, ^'^^ Furcocerca viridis ; Lam. , Anirr». sans vert. tom. i. p. l^\'j.n. 2. Se trouve dans les eaux stagnantes. Cercaire ciliée, Cercaria setifera. Cylindracée , amincie sur le devant , poin- tue en arrière. Muiier , An. Inf. tab. 19. fig. i4 , 16. En- cyclop. pi. 9. fig. i4» 16. Se trouve dans l'eau de mer. Cercaire hérissée, Cercaria liirta. Cylindrique, presque tronquée en avant; extrémité postérieure arrondie , armée de deux poinles. Muiter , An. Inf. tab. 19. fig. 17, 18. En- cyclop. pi. 9. fig. 17,18. Se trouve dans l'eau de mer. Cercaire bourse, Cercaria crumeîia. Cylindracée, ventrue, tronquée oblique- ment sur le devant ; queue terminée par deux pointes. MuUcr^ An. Inf. tab. 20. fig. 4 ? 6- Encycl. pl.9. fig. 19, 21. Furcocerca crumena ; Lam, ^ Anim. sans vert. tom. i. p. 447* "• 3. Se trouve dans l'infusion marine de l'ulve- linze. SSO HISTOIRE NATURELLE Cercaire catelle, Cercaria catellus. Divisée en trois parties; queue composée de deux poils. Muiter, An. Inf. tab. 20. fig. 10, ii.En- cycîop. pi. 9. fig. 22 , 23. Furcocerca catellus ; Lam. , Anim. sans vert, tom.i. p. 44^. n. 4. Se trouve dans l'eau des marais. Cercaire catelline, Cercaria catcUina. Divisée en trois parties ; bout de la queuo armé de deux pointes. Mutier, An. Inf. tab. 20. fig. 12. i3. Ea- cyclop. pi. 9. fig. 24 , 25. Furcocerca catcUina; Lam, y Anim. sans vert. tom. i. p. 448? n , 5. Se trouve dans l'eau des fossés où croît la lenticule. Cercaire loup, Cercaria lupus. Cylindrique, oblongue, charnue; queue armée de deux épines. MuUery An. Inf. tab. 20. fig. i4j »"• En- cyclop. pi. 9. fig. 26 , 29. Furcocerca lupus ; Lam. , Anim, sans vert, tom. I. p. 44^- n« 6. Se trouve dans les eaux stagnantes. Cerc. Ycrmiculairc, C vermlcularls. Cylindrique, composée descgmeos; bou» DES CERCAIKES. 281 che munie d'une trompe rétractile; queue armée de deux épines. iMuUer^ An. Inf. tab. 20. fîg. 18, 20. En- cyclop. pi. 9. fig. 5o, 32. Se trouve dans les ruisseaux. Cerc. porte-pince ;, Cerc. forcipata. Cylindrique, ridée; bouche munie de pinces rétractile»; queue armée de deux pointes. MuUcr,Kn. Inf. tab. 20. fîg. 21 , 23. En- cyclop. pi. 9. fig. 55, 55. Se trouve dans Teau des marais. Cerc. pleuronecte, Ceir. pleuronectes, Orbiculaire, membraneuse ; queue terminée par une soie. Muiicr, An. Inf. lab. 19. fig. 19, 21. En- cyclop. pi. 10. fig. 1 , 3. Latn., Anim. sans vert. tom. i. p. 44^. n. 6. Se trouve dans l'eau gardée. Cercaire trépied, Cercaria tripes. Presque triangulaire ; bras tournés en ar- rière ; queue droite. Muiter, An. Inf. tab. 19. fig. 22. Encycl. pi. 10. fig. 4. Lam.y Anim. sans vcrt.lom. 1. p. 44^* Q* 7» Se trouve dans l'eau de mer. Cercaire tenace, Cercaria teiiax. Mcmbran'v.usc j épaissie en avant, tron- û8ii nisToiac naturelle qûce; queue trois fois plus courte que le corps. Muiler ^ Ad. Inf. tab. 20. fîg. 1. Encyclop. pi. 10. fig. 5. Lam., Anim. sans vert. lom. 1. p. 44^. n. S. Se trouve dans l'infusion du tarlre des dents. Cercaîre cyclidoïde^, Cer. cycUdiam. Ovale, légèrement échancrée en arrière; queue rétractile. Muilcr , An. Jnf. tab. 20. fîg. 3. Encj^clop. pi. 10. fig. G. Lam., Anim. sans vert. tom. i. p. 44^. n. 9. Se trouve dans les eaux les plus pures. Cercaire disque, Cercaria dtscus. Orbicuîaire, membraneuse: queue crochue. Muller, An. In. tab. 20. fig. 3. Encyclop. pi. 10. fig. 7. LajH., Anim. sansvert. tom. i.p. 446* ". 10. Se trouve dans les eaux de marais. Cercaire orl>iculaire, Cercaria orbls. Orbicuîaire ; queue composée de deux soies très -longues. Muiicr^ An. Inf. tab. 20. fig. 7. Encyclop. pi. 10. fig. 8. Furcoccrca orhis ; Lam., An'm. sans vert, tom. I. p. 448. n. 7. Se Irodve dans les c;inx sla'-uaules. DES BURSAIRES. Ii83 Ceicaire lune, Cercaria luna. Oibicnlaire; qtieue composée de deux épi- nes linéaires , courtes. Muiier, An. Inf. tab. 20. Sg. 8 , 9. Encycl. pi. 10. fig. 9, 10. Ftircocerca iuna ; Z-am., Anim. sans vert, tom. I. p. 448. n. 8. 8e trouve dans les eaux stagnantes. BURSAIRE, BïmsARiA, M aller. Très-simple, membraneuse , concave. Les hursaires sont très- remarqua- bles par leur forme, que leur nom in- dique. Ce sont des membranes creu- ses , sans organes apparens, qui ont cependant une action vitale très-pro- noncée. On les trouve dans les eaux douces et salées; mais jamais dans les infu- sions. Leurs mouvemens sont moins vifs que ceux de la plupart des au- tres animalcules infiisoires, et ils sont a84 HISTOIRE NATURELLE fort irréguliers. Elles parcourent ordi- nairement une ligne spirale ayec yî- tesse, de droite à gauche; mais quand il s'agit de revenir, elles vont très- lentement : cela tient, sans doute, à leur forme, qui, dans un sens, est fa- vorable au mouvement dans l'eau, et dans l'autre lui est contraire, à raison de la position de leur cavité. Bursaire bullée, Bursarla butina. En forme de nacelle , terminée en avant par une lèvre. MuUer, An. Inf. tab. 17. fîg. 5 , 8. Encycl, pl.8. fig. 5,8. Lam. , Anim. sans vert. tom. i. p. 4^ 1 . n. 2. Voyez pi. 52. fîg. 3 , où elle est représentée. Se trouve dans l'eau de la mer. Burs. troncatelle, ^Mr5. troncatclla» En forme de sac; ouverte antérieure tron- quée obliquement, JfluUer, An. Inf. tab. 17. Cg. 1 , 4- Encycl. pi. 8. fig. 1 , 4. Lam., An. sans vert. tom. i. p. fi'ôi. n. i. Vil dans l'eau des fossés. DES BtJRSAIRES. 285 Burs. hirondeau, Buj^s. Iiirandinella, Divisée en quatre languettes; les deux la- té raies plus courtes. Muller,fin. Inf. tab. 27. fig. 9, i2.Encycl. pi. 8. fig. 9, 11. Lani.^ Anim. sans vert. tom. i. p. 43i« n. 5. Se trouve dans l'eau des uiarais. Bursaire repliée, Bursaria duplella. Elliptique, fendue en dessus ; les bords re- pliés en dedans. MuUer, An. Inf. tab. 16. fig. i5, 14. En- ^ cyclop. pi. 8. fig. 12, i3. : Lam.^ Anim. sans vert. tom. r. p. 45i. n. 3, Se trouve dans les eaux dormantes. Bursaire globuleuse, Bars, globina. Sphérique, tachée aux deux bouts ; le cen- tre très-transparent. Muiler, An. Inf. tab. 17. fig. i5. 17. Ency- clop. pi. 8. fig. i4, 16. Lam,^ Anim. sans vert. tom. i. p. 43i. n, 4* Se trouve dans l'eau de mer. a86 HISTOIRE NATURELLE GONE, GoNWM, M aller. Très-simple, aplatie , anguleuse. Ici les animalcules înfusoires se simplifient encore davantage que dans les genres précédens. Ce ne sont plus que des surfaces, si on peut employer ce mot. Une des espèces, la gone pec- torale, est remarquable en ce qu'elle se compose de seize globules aplatis, qui ne forment cependant qu'un tout : aussi l'imagination de Bonnet s'est- elle exercée à son sujet. Les gones se trouvent dans les eaux marécageuses, dans les eaux pures et dans les infusions. Elles ne sont point rares. Leur mouvement est oscilla- toire. Gone pectorale, Goniam pectorale. - Quadrangulaire , transparente, composée de seize globules. DES GONES. 287 Muller ^ An. Inf. tab. 16. fîg. 9, 11. En- cyclop. pi. 7. fig. 1 , 5. Lam.f Anim. sans vert. tom. i. p. 420. Se trouve dans les eaux pures. G. rectangulaire, Gon. rectanguUim, Une des pointes de l'extrémité postérieure formée en angle droit; le dos arqué. MuUer, An. Inf. tab. 16. fig. 17. Encycl. pi. 7. fig. 9. Lam. , Anim . sans vert. tom. i. p. ^iX. n. 4» Voifcz pi. 52. fig. 4 , 011 elle est représentée. Se trouve daqs l'eau la plus pure, Gone coussinet^ Gonium pulvinatum. Quadrangnlaire , opaque , charnue. J/uller, An. Inf. tab. i6. fîg. 12 , i5. En- cyclop.pl. 7. fig. 4,7. Lam., Anim. sans vert. , tom. i. p. 420. n. a. Se trouve dans l'eau des fumiers. Gone ridée 5 Gonium corrugatum. Presque quadrangulaire, blanchâtre, mar- quée sur le côté d'une ride longitudinale. Muller , Au. Inf. lab. 16. fîg. 16. Encjclop. pi. 7. fîg. 8. Lani. , Anim. sans vert. tom. i. p. 424. n. 3. Se trouve dans les infusions des fruits. G. obtusangolaire, G. obtusangutum. Une des pointes de l'extrémité postérieure formée eu angle obtus ; le dos arqué. 288 HISTOIRE NATURELLE Muîlcr^ An.Inf. tab. i6. fig.*'\8. Encyclop, pi. 7. Gg. 10. Lam., Anlm. sans vert. tom. i. p. 424. n. 5. Se trouve dans les inlusi^s de pulpe de poire. RLOPODE , Klopoda, Midter, Très-simple, aplatie, sinueuse, transparente. Les klopodes diffèrent à peine des gones; et Muller auroit pu, à ce qu'il paroît 5 les réunir sans inconvénient. Elles se trouvent, comme elles, dans les eaux marécageuses; mais de plus, dans l'eau de mer, et plus fréquem- ment dans les infusions végétales. Le mouvement des klopodes est lent, vacillatoire et vague. Klopode lame, Klopoda lamella. Oblongiic, membraneuse; extrémité an- térieure tétrécie , courbée. Muiler , An. lui', lab. i5. Çi^, 1, 5. Encj^cl. pi. 6. fig. 1 , 5. Lam., Anim. sans vert. tom. i. p. 429. n. 1. Se trouve dansl 'eau. DES RLOPODES. 269 KIopodebotle, Klopoda ocrea. Prolongée, meinbraneuse,rétrccie en avant, terminée en ar^re p^ir un angle droit. MuUcr, An. Inf. tab. i5. fig. 9, 10. EncycL pi. 6. fig. 7,8. Lam. , Anim. sans vert. tom. i. p. 429. n. 4. Voyez pi. .12. fig. 5, où elle est représentée. Se trouve dans les eaux stagnantes. Rlopode poulette, Klopoda galUmda. Oblonguc; partie antérieure du dos mem- braneuse, diaphane. J/utter , An. Inf. tab. i3. fig. 6. Encycl. pi. 6. fig. 4. . Lam, , Anim. sans vert. tom. i. p. 429. n. 2. Se trouve dans i'eau de mer corrompue. Klopocle bec , Klopoda rostrum. Oblongne , ovale : extrémité antérieure crochue. Muller , An. Inf. tab, i5. fig. 7, S. Encycl. pi. 6. fig. 5,6. Lam., Anim. sans vert. tom. i. p. 429. n. 5, Rlopode mucronée, Klop. inucronata. Large, membraneuse, rétrécie en avant; un des côtés échancré. MuUcr^ An. Ini. tab. i5. fig. 11, 12. En- cyclop. pi. 6. fig. (., 10. Lam., Anim. san? vert. tom. i. p. 429. n. i. Se trouve dans l'infusioD de rnlvc. Vers Jll. 35 290 HISTOIRE NATURELLE Klopode triquetre , Klopoda triquetra. Obverse , ovale , comprimée ; un des bords récourbé. MuUer , An. Inf. tab. i5.fig.i4 , i5. En- cyclop. pi. 6. fig. 11 , i3. Lam.,A.mm. sans vert. tora. i. p. 429* a. 6. Se trouve dans l'eau de mer. Klopode striée, Klopoda striata. Oblongue, légèrement arquée, comprimée, blanche; extrémité antérieure pointue , pos- térieure arrondie. Millier, An. inl'. tab. i5. fig, 16, 17. En- cyclop. pi. 6. fig. i4) i5. Lam..y Anim. sans vert. tom. i. p. 429. n. 7. Se trouve dans l'eau de mer. Klopode noyau, Klopoda nucleus. Ovoïde ; extrémité antérieure aiguë ; dos convexe. Mullcr , An. Inf. tab. 17. fig. 18. Encycl. pi. 6. fig. 16. Lam. , Anira. sans vert. tom. i. p. 43o. n. 1. Se trouve dans l'infusion dés semences du chanvre. Klopode pintade, Klopoda weleagris. Membraneuse, plicatile; bec crochu; bord antérieur crénelé; extrémité postérieure ob- tuse. DES RLOPODES. iQl Muilcr, An. TnC. lab. i^. fîg. i . 6. el i5. fig. I , 5. Encycl. pi. 6. fig. i-, a-, Latn. , Anim. sans vert. toni. i. p. 45o. n. 9. Se trouve dans les eaux stagnantes. Klopode crénelée , K/opoda assbnilis. Membraneuse, non plicalile ; bec crochu , moitié antérieure crénelée sur un côté ; extré- mité postérieure pointue. Muiler, An. Inf. tab. i5. fîg. 6. Encyclop. pi. 6. fîg. 28. Zam., Anim. sans vert. tom. r. p. 43o. n. 11. Se trouve dans l'eau de mer. Klopode coucou , Klopoda cucidlus. Ovoï le , ventrue , échancrée au-dessous du sommet. Jf/uUcr, An. Inf. tab. i4' fig- 7) ï4' Encycl. pi. 7. fîg. 1 , 70. Z.am.,'Anim. sans vert. tom. i. p. 4^0. n. 1 1. Se tiouve dans les ini'usions végétales. Rlop. cornemuse, Kîop. ciicidluUis. Obloogue , ovaie , éciiancrée obliquement au-dessous de l'exlrémité antérieure. Muiler, An. Inf. tab. i5. fîg. 7, 11. Encycl. pi. 7. fîg. 8, 12. Se trouve dans l'infusion du laitron. Klopode languette , Klopoda cucallio. Oblongue , comprimée, faiblement échan- crée au-dessous de l'extrémité antérieure. 21)2 RISTOÎRE NATURELLE Muiier , An. Inf. tab. i5. lig. 12,1^ En- cjcl. pi. 7.rig. ï3, 19. Se trouve dans les fossés. Kîopocle rein, Klopocia ren. Epaisse , échancrée vers le milieu ; extré- mités presque égales. MuUcr,, An. Inf. tab. i5, fîg. 20, 22. Ea- cyclop. pi. 7. i\g. 20 , 22. Gmd. Syst. Nat. p. SSpS. n. 4- Se trouve dans l'infusion de foin. Klopode poire, Klopocia plram. Convexe , ovale ; extrémité antérieure pro- longée en forme de bec. JHuiler , An. Inf. tab. 16. fîg. 1 , 5. EncycL pi. 7. fîg. 23 , 27. Se trouve dans les marais. Rlopode coin, Klopoda cuneus. Cylindrique, en forme de massue ; extré- mité antérieure dentée. IHuiler , An. Inf. tab. 16. fîg. 6 , 8. En- cyclop. pi. 7. fîg. 28, 3o. Se trouve dans les marais. DES PARAMECIES. 2g3^ PARAMÉCIE, P.4RAMECimô Mutler. Simple , membraneuse , transparente , oblongue. Ce genre se dislingue à peine des klopodes et des cyclides, leurs carac- tères n'étant absolument fondés que sur leur forme, et cette forme variant instantanément dans la même espèce, selon la position qu'elle prend. Une des espèces qui le composent, la paramécie aurélie, a été l'objet des observations de plusieurs scrutateurs de la nature : c'est sur elle qu'on a re- marqué ie plus positivement la multi- plication par division des animalcules infusoires. Cette espèce est fort large, fort facile à se procurer, et par là fort propre aux expériences de ce genre. Il suffit d'observer pendant quelques in- stans une goutte d'eau, dans laquelle il y a des paramécies, pendant les jours chauds, pour être témoin de ce fait. 294 HISTOIRIÎ NATURELLE Le mouvement des paramécies est rectilignc, vacillatoire et assez lent. Paramécie auréiic, Param. aiireUam. Comprimée , un pli longitudinal sur sa moitié antérieure ; l'cxlrétnité oppo-éo aiguë, j^/îi/Zcr, An.Inf. tab. la. fig. i à i4. Encj cl. pi. 5. fig. 1 , 2. Lam.^ Anim. sans vert. tona. i. p. 427. n. 1 . Voyez pi. 32. fig. 6, où elle est représentée. Se trouve dans les fossés où croît la lentille d'eau. Param. chrysalide, Param, chrysalis. Cylindracée ; un repli longitudinal sur la moitié antérieure ; l'extrémité postérieure obtuse. MuUer , An. ïnf. tab. 12. fig. i5, 20. En- cyrlop. pi. 6. fig. 1 , 5. Lam.^ Anim. sons vert. tom. i. p. 427. n. 2. Se trouve dans Feau de mer. Paramécie rusée , Param. versutum. Cylindracée , un peu renflée en arrière ; les deux extrémités obtuses. Mulhr^ An. Inf. tab. 12. fig 21 , 24. En- cyclop. pi, 6. fig. 6 , 9. Lam., Anim. sans vert. tom. i. p. 4 27. n. 5. Se trouve dans les marais. Paramécie œuvée, Param. oviferum. Aplatie, remplie de bulles ovales. DES CÏCLIDES. SQO MuUer y An. Inf. lab. 12. fig. 25, 27. En- cyclop. pi. 6. fig. 10 , 1?. Lain., Anim. sans vert. tom. i. p. 427. n. 4« Se trouve dans les marais. Param. bordée, Param. marg'matum. Aplatir, grisâtre; circonférence diaphane. AJulicr, An. Inf. pi. (i. fig, i5, i4- Eticjcl. pi. 12. fig. 28 , 29. Lani., Anim. sansvcit. tom. 1. p. 428. n. 5. Se trouve dans Teau des marais. CYGLÏDE, CrcLiDiVM, BI aller. Très-simple , transparente , comprimée , orbiculaire ou ovale, La différence de cyclides, des pa- ramécies et des klopodes ne réside absolument que dans la forme; et le développement des caractères géné- riques, quelque court qu'il soit, suf- iit pour la l'aire sentir. Le mouvement des cyclides est lerit et demi-circulaire. 296 lîiSTOlRE NATURELLE Cyclide bulle, Cycildium bulla. Orbîculaire , diaphane. Millier, An. Inf. tab. 11. Cg. i.EncycI. 1. pi. 5. fîg, 1. Zani. , Anim. sans vert. to-n. i. p. 425. n. i. Se trouve dans l'infubion do foin. Cjclide noirâtre, Cycildlain nigricans. Ovale, obîongue , noirâtre sur les bords. MuUcr, An. Inf. tab. 11. fig. 9, 10. En- cyclop.pi. 5. fig. 9, 10, Lain., Anim. sans vert. torn. i. p. 425. n. 5. Voyez pi. 32. fig. G, où elle est représentée. Se trouve dans l'infusion de la ientlcule. C}' clide millet , Cycildium mUlum. Elliptique, cristaHinc. Millier , An. Inf. lab. 1 1. fîg. 2 , 3. Encycl. t.ib. 5. fig. 2 , 5. Lam.^ Aniu). sans vert. tom. i. p. 425. n. a. Se trouve dans l'infusion des plantes. Cvclide flottante, Cycildium flaltans. Ovale , cristalline. îh'uller, An. Inf. lab. u. fig. 4, 5. Encycl. pi. 5. fig. 4,5. Lam.^ Anim. sans ver t. tom. i. p. 4a5. n. 3. Se trouve dans l'eau de mer corrompue. Cyclide glaucome , Cyclld. glaucoma. Qyoïde ; parties internes difficiles à voir. DES CYCLÏDES, 297 MuUcr, An. Inf. tab. \i. fîg. 6, 8. Encycl. pi. 5. fîg. 6,8. Lam., Anim. sansvert. tom. i. p. 425. n. 4- Se trouve dans l'eau gardée. Cyclide rostrée, Cyclidiam rostratum. Ovale, très-luisante; terminée en avant par une pointe obtuse. Militer , An. Inf. tab. ii. fîg. 11, 12.Eq- cyclop. pi. 5. fig. Il, 21. Lam., Anim. sans. vert. tom. i, p. 426. n.6. Se trouve dans les infusions. Cyclide pépin, Cyclidiam nucteus. Ovale, vésiculeuse; pointue en arrière. Multer , An. Inf. lab. i5. fig. i5. Encycl. pi. 5. fig. 10. Lam., Anim. sans vert. tom. i. p. 426. n. 7. Se trouve dans les infusions. Cyclide diaphane, Cyclid. hjalinum. Ovoïde, diaphane ; aiguë en arrière. Midier, An. Inf. tab. 1 1. fig. 14. Encyclop. pi. 5. fig. 14. Lam.^ Anim. sansvert. tom. i. p. 426. h. 8. Se trouve dans l'infusion des clavaire^. Cyclide pou , Cyclidiam pedicalas. Ovale, convexe en dessus; plate en des- sous. Trçmôlmfi Polyp. pi, 7. fig. lo, 1 1. Roes, 5^ tâQS HISTOIRE NATURELLE tab. 83. fij,'. 4. Mutler, An. Inf. tab. 1 1. fig. i5, 17. Encycl. pi. 5. flg. i5. Se trouve sur le corps de l'hydre j)àle. Cyclide douteux, CjcUd. dubiain. Ovale , convexe en dessus, concave au-des- sous. Mullcr, An, Inf. tab. n. fig. i8 , 21. En- cyclop, pi. 5. fîg. 16, 19. Se trouve dans les marais. VIBRION, F/M;o.M«//6r. Très-simple, cylindrique et long. Les vibrions ne peuvent être con- fondus avec aucun autre genre des animalcules microscopiques : leurs formes les caractérisent suffisamment. Ils sont fort nombreux en espèces, et une d'elles est fort célèbre par les ob- servations auxquelles elle a donné lieu : c'est le vibrion anguilb,', cause première de la maladie du blé appe- lée racbitisme, dont il a été parlé en DES VIBRIONS. 209 (Iclaii dans les généralités des vers po- lypes infusoires. On y renvoie le lec- teur. Les vibrions sont extrêmement communs dans la nature : quelques espèces, telles que celles du vinaigre, sont assez grosses pour être observées à la vue simple. Leurs mouvemens sont vermiculaires, ou circulaires, ou tremblans, suivant les espèces. Il en est une, le vibrion porte-pieu, qui présente un phénomène remar- quable : il est semblable à un pieu; les individus se tiennent toujours unis à d'autres individus, tantôt par toute leur longueur, tantôt par leur extré- mité seulement, tantôt enfin par tous les intermédiaires. On peut voir, dans Muller, la figure de quelques-unes de ces positions. Vibrion anguille, p^ibrio angidlla. Filiforme , égal , peu flexible ; l'extrémilé postérieure atténuée. ^00 HISTOIRE NATURELLE Leuoeenhoeck , Op. fig. i. Bâcher y Micrns. tab. 10. fig. 8, 9. Nccdkam, Micros. 99. iab. 5. fig. 7. iSfailanz. Op. p. 2 table 5. fig. 10. Journal de Phys. Janv. 1776, Mars 1775, 1771 , Nov. lyrS. 3/uUer , An. Inf. tab. 9. fig. 1 à 11. Eocyclop. pi. 4« fjg* i^ à 26. Vihrio anguilla; Gmel. Syst. JSfat. p. Sgoo. n. i5. Voyez pi. 32. fig. 8 , où il est représenté. Se trouve dans l'eau douce et salé, le vi- tiaigre , les infusions de farine et de blé rachi- tique. Vibrion linéole , Vibrio iineola. Linéaire, extrêmement petit. MuUery An. ïnf. tab. 6. fig. 1. Encyclop. pi. 5. fig. 2. Lam.y Anim. sans vert. tom. r. p. 420. n. i. Se trouve dans les infusions végétales. Vibrion ridé , Vibrio rug'ula. Linéaire, tortueux. Muitcr , An. Inf. tab. 6. fig. 2. Encyclop. jA.o. fig. 5. Lam. , Anim. sans vert. tom. i. p. 420. n. 2. Se trouve dans l'infusion des mouches.^ Vibrion baguette, Vibrio hacillas. Linéaire , égal ; les extrémités tronquées. Leuw. Ar. Nat. fig. 4o. ?i^. F. Mvfirr, An, Inf. Iab, r>. fig, 5, l'IncycK pK 3, fig. ^. I Î)C s VIB RI NS. OOÏ Lam,, Anim. sans vert. tom. i. p. 4-20. n. 5. Se trouve dans l'eau gardée. Vibrion ondoyant , Vibrio andiUa. Filiforme , ondoyant. Muilcr , An. înf. tab. 6. fîg. 4 , 6. Encycl. pi. 3. fîg. 5, 7. Lam.^ Anim. sans vert. tom. i. p. 420. n. 4- Se trouve dans les infusions de lentille d'eau. Vibrion spiral, Vibrio spirillum. Filiforme, tourné en spirales aiguës. Muiler, tab. 6. fig. 7, 8. Encycl. pi. 5, f.g. 8. Lam., Anim. sansvert. tom. i. p. 421. n. 5. Se trouve dans Tinfusion du laitron. Vibrion serpent , Vibrio serpens. Filiforme , tourné en spirales obtuses, Muiler^ An. ïnf. tab. 6. fig.9. Encyclop, pi. 5 fîg. 9. Se trouve dans l'eau des rivières. Vibrion vermet 5 Vibrio vermiculas. Cylindracë, gélatineux, tortueux; extré- mité postérieure rétrécie. MuUer , An. Inf. tab. 6. fig. lo, 1 1 Encycl. pi. 5. fîg. 1. Lam.^ Anim. sans vert. tom. i. p. 42 1 . n. 6, Se trouve dans l'eau des marais. Vors îlî. 26 O02 RlSTOiaE NATURELLE Vibrion intestin, Vibrio intestinum. Cylindrique, gélalineui; exlrémilé aulé» rleure rétrécic. Multcr , An. Inf, tab. 6. fig. 12, 16. En- cyclop. pi. 5. fig. 10, i3. Lam.^ Anim. sans vert. tona. i. p. 421. n. 7. Se trouve dans l'eau des marais. Vibrion bipunctué, F^ibrio punctatus. Linéaire, égal, marqué vers le milieu de deux globules ; extrémités tronquées. Mtdicr ^ An. Inf. lab. 1. fig. 1. Encyciop. pi. 3. fig, 4. Viiriofunctatus; Lain.f Anim. sans vert, tcm. 1. p. 421. n. 8. Se trouve dans l'eau de mer gardée. Vibrion tripunctué, f^ib. tripunctatas. Linéaire, réiréci aux deux bouts, marqué de trois globules inégaux. Muiler , An. Inf. tab. 7. fig. 2. Encyciop. pi. 0. fig. i5. Lam. , Anim. sans vert. tom. 1. p. 421.0.9, Se trouve dans les fossés où croît la len- ticule. Vibrion porte-pieu, Vibrio pamlUfer. Jaunâtre, linéaire , formant diverses figures parleur réunion. Muiler, An. Inf. tab. 7. fig. 3, 7. EncycL pi. 5. fig. 16, 20. ©ES VIBRIONS. 5o3 I^rtïrt., Anim.sansvert.tom.i.p. 421. n. 10. Se trouve dans i'ulve dilaléc. Vibrion lémule, Vlbrio lemala. Arqué; les deux extrémilcs égales. 3Iidhr, A.n. Inf. tab. 7. %. 8, i5. Encycl. pi. 5. fîg. 21, 27. Se trouve dans \qs eaux où croît la lentille d'eau. Vibrion vermine, Vibrio vcnninus. Linéaire, comprimé, plus rétréci devant que derrière. jlIuUer , An. Inf. îab. S. iig. 1 , 6. Eacycl. pi. 4.ïîg. 1,6. Se trouve dans l'eau de mer félidc. Vibrion marteau. Vibrion maUcus. Linéaire, terminé à ia base par un globule ; au sommet par une ligne Iransverse. Muller, An. Inl*. tab. S. iig. 7, 8. Eacycl. pi. 4. fig- 7- Gmel. , Syst. Tîat. p. 5S9S. n. \, Se trouve dans l'eau de puiu. Vibrion aiguille, Vibrio ucas. Linéaire; l'ex'rémîlé antérieure obtuse ; queue terminée en soie. Mulier, An. Inf. tab 8. Ûg. 9, 10. Encyol. pl.4fig. 4^ Se trouve dans l'eau des fossés. 5o4 HISTOIRE NATURELLE Vibrion flèche, Vibrio sagitta. Presque linéaire ; extrémité antérieure tron- quée, noire; queue terminée en soie. Muiler, An. Int'. tab. 8. fîg. ii, 12. Ea- cyclop. pi. 4- fîg- 9- Se trouve dans Teau de mer. Vibrion serpent , Vibrio serpentalas. Cylindrique, égal; les deux extrémités obtuses. Mut ter, An. Inf. tab. 8. fîg. i5. Encyclop. pi. 4. fig. 10. Gmcl. Syst. Nat. p. 0900. n. 12. Se trouve dans les marais et les infusions. Vibrion dragoncule, Vibrio gordius. Cvllndrique , égal ; le bout de la queue forîné en tubercule. MuHcr, An. Inf. tab. 8. fîg. i3 , i4. En- cycl. ])!, 4- fig. 11 5 12. Se trouve dans les infusions marines. Vibrion couleuvre , Vibrio coluber. Filiforme ; la soie de la queue coudée. Muiler, kx\. Inf. tab. S. fîg. 16, 18. En-. cyclop.pl. 4- fî^* i5, i5. Se trouve dans l'eau des rivières. Vibrion nacelle, Vibrio Unier. Ovale, bombé, terminé en avant par un cou court et diaphane. ! DES VIBRIONS. 003 Muller , An. Inf. tab. 9. fîg. 12, 14. En- cyclop. pi. 4. fig. 27, ' Se trouve dans les eaux stagnantes. Vibrion utricule , f^ibrlo utriculus. Cylindrique ; rextrémité antérieure rétré- cie , tronquée ; la postérieure ventrue. Jl/idter , An. Inf. tab. 9. fîg. i5. Encyclop. pi. 4. fijï. 28. G7nei, Syst. Nat. p. 3898. n. 5. Se trouve dans les eaux fétides. Vibrion faciolaire, Vibrio fasciola. Rétréci en avant , élargi au milieu , aigu sur ie derrière. Jj/uiter , An. Inf. lab. 9. fîg. 18. 20. Ency- clop. pi. 4- fig- 29, 3i. Gmel. Syst. IS'at. p. 5898. n. 2. Se trouve dans l'eau dégelée. Vibrion plongeon, Vibrlo coiyinbas. Epais , rétréci en arrière , terminé en avant par un cou légèrement arqué. Mutlcr^ An. Inf, lab. 9. fig. 16, 17. En- cycl. pi. 4. fig. 02. Vihrio colymltus ; Gmei. Syst. Nat. p. 5898. n. 1. Se trouve dans l'eau. Vibrion rétrécis Vibrio stridas. Linéaire, très-allongé ; extrémité antérieure filiforme, terminée par un renflement. 3{.6 IllSTOîIiE NATIRELLE Maikr , An. Inf. tab. lo. Cg. i, 2. En- c>cIop. pi. 5. (ig. 1,2. Se trouve dans l'eau des rivages. Vibrion canard, Vibrio anas. Oblong; les deux extrémités réirécics; le cou plus long que la queue. MuUcr , An. Inf. tab. 10. fig. 5 , 5. Ency* clop. pi. 5. fig. 5,5. Se trouve dans l'eau de incr. YiJjrion cygne, Vibrio cygnas. Tronc ventru ; cou crocliu ; queue aiguë. Muilcr^ An. Inf. tab. 10. fig. G. Encvclop, p!. 5. fig. 6. Gmel. Syst. Nat. p. 58g8. n. 5. Se trouve dans les eaux stagnantes. Vibrion jars, Vibrio anscr. Elliptique; cou long; un tubercule sur le dos. Mullcr, An. Inf. lab. 10. fig. y, 1 1. Encyc!. pi. 5. fig. 7, 11. Cmet. Syst. Wat. p. 3898. n. 6. Se trouve dans les eaux où croît la lenti- cule. Vibrion Iouq cou, Vibrio olor. Elliptique ; cou très-long , terminé par un tubercule. Mullcr, An. Inf. tab, 10. fig. 12 , i5. En- cyclop. pi. 5. fig. 12, i5. Se trouve dans les marais. DES ENCHÉLIDES. 30^ Vibrion faulx , Vibrio faix. Venlni; extrémîlé postérieure, obtuse ; le cou courbé en fauls. MuUer, Au. Inf. t;;b. lo. fîg. 16, 18. En- cyclop. pî. 5. fig. 16, 18. Gmel. Syst. Nat. p. ^899. n. 7. Se trouve dans les marais. Yib. intermédiaire, Vib. intermcdlas. INÎembrane'ux; extrémité antérieure rétré- cie ; posiérieun* un peu aiguë. MuUtr^ An. Inf. tab. lo. fig. 19, 20. Ko- •eyolop pi. 5. fig. 19 , 20. Se trouve dans i'infasioa de l'ulve Ilnzc. ENCeÉLIDE, Enchelis, Midla: Cylindracée , très-simple. Les enchélides diffèrent des vi- brions en ce qu'elles sont grosses et courtes 5, tandis que les derniers sont grêles et allongés , et aussi en ce qu'elles varient de forme, tandis que les vibrions conservent presque tou- 5o8 IIÎSTOIRE NATURELLE jours la leur. Plusieurs espèces se rapprochent des leucophres , mais elles sont dépourvues de poils; d'au- tres des cyclides, mais elles ne sont pas aplaties. Encliélide verte , Enchells viridis. Presque cylindrique ; extrémité antérieure tronquée obliquement. Muilcr^ An. Inf. tab. 4- fîg. !• Encyclop. pi., 2. fîg. 1. Lain., Anim. sans vert. lom. i. p. 4i7- u. i. Se trouve dans l'eau gardé. Encli. ponctuée, Eîich. panct'ifcra. Presque cylindrique , verte , obtuse en avant ; poiniue en arrière. llullcr, An. Inf. tab. 4» fig« 2, 3. Encycl, pi. 2. Cg. 2. Lam. , Anim. sans vert.tom. i. p. 4i8, n. 2, g Se trouve dans l'eau des marais. Enchélide fuseau , Enchells fusas. Cvlindracée ; les extrémités rélrécies, tron- quées. MuUcr, An. Inf. tab. 4- fig. 20, 21. Encycl. pi. 2. fig. i5. Gmcl. SysJ. Nat. p. 0904. n. 6. l oyez pi. 3i. fig. 9, où elle est rcpréscnlLC. 8e trouve dans Icâ eaux les plus pures. DES ENCHÊLIDES. SoQ Enchélide ovule , Enchelis ovulum. Cylindrique, ovoïde, diaphane, plissée ionfïitudinalement. Mullei\ Ao. Inf. lab. 4. fîg. 9, ii. En- cydop. pi. 2. fîg. 5. Lam. , Anim. sans vert. tom. i. p. 4i8. n. 3. Se trouve dans l'eau gardée. Enchélide paresseuse, Enchelis doses. Cylindrique, gélatineuse, verte , légère- ment rétrécie en arrière. Mullcr, An. Inf. tab. 4. fig. 4 , 5. Encycl. pi. 2. fîff. 4. Lam.i Anim. sans vert. tom. i. p. 4i8. n. ^. Se trouve dans l'infusion de la lentille. Enchélide anneau , Enchelis similis. Obverse , ovale , opaque, transparente sur îe bord ; viscères mobiles. MuUer, An. Inf. tab. 4. fîg. 6. Encyclop. pi. 2. fig. 5. Lam.^ Anim. sans vert. tom. i. p. 4i8. n. 5. Se trouve dans l'eau conservée plusieurs mois. Enchélide tardive, Ench. serrotina. Ovale, cylindracée; viscères immobiles. Muller^ An. Inf. tab. 4- %• ?• Encyclop. pi. 2. fig. 6. Lam., Anim. sans vert. tom. i. p. 418- n. 6. Se trouve dans l'eau des marais gardée. 5lO HISTOIRE NATURELLE JEncbélicîe nébuleuse, Ench. nebalosa. Ovale , cylindracée ; viscères distincts et mobiles. Muller^ An. Inf. tab. 4« ^g- 8. Encyclop. pi. 2. flg. 7._ Latn.^ Anîm. sans vert, tom.i. p. 4i8. n. 7« Se trouve dans l'eau gardée. Enchélide semence, Ench. sennmdum. Cylindracée ; extrémités égales. MuUer^kn. Inf. tab. ^. fîg. i5, i4. En- cyclop. pi. 2. fig. 8. Lam. , Anim. sans Acrt. tom. i. p. 4i8. a. 8. Se trouve dans l'eau conservée quelques jours. Enchélide cornet, Ench. fritiUas. En forKie de tasse; l'extrémité antérieure tronquée. MuUer, An. Inf. lab. 4- Cg- 22 , 23, En- Cjclop. pi. '2. fig. 9. Gr.iet. Syst. Nal. p. 0904. n. 4* Se trouve dans l'inl'usion ancienne de foin. Ench. intermédiaire , E. intcrmedia. Cylindracée, diaphane ; le bord noirâtre. MuUcr^ An. iuf. tab. /i. fig. 24. Encyclop, pi. 2. fig. ÎO. Se trouve dans les infusions* DES EXCIIELIDES. .Hl Enchélide poire , Enchciis pirum. En Forme de cône renverse; rcxtrcmité postérieure diiiphanc. Muiie7\ An. Inf. tab. 4- ^ig- ^2. Encyclop. p!. 2. fig. 11. Lam.j Anim. snns vert. tom. i. p. ^i8. Se trouve dans l'eau gardée long-temps. Enchéiide li'embleuse, Encli. tremata, Ovaîe, cylindracée, gélatineuse. Mu'Lla\ An. Inf. tab. 4« fig- i5. Encyclop. pi. 2. flg. 12. Se trouve dans les infusions. Encliéliile étranglée, Encli. constricta. Obverse, ovale, cristalline, étranglée au milieu. Millier, An. Inf. tab. 4- fig. i6 , 17. En- cyclop. pi. 2. fig. i3 Se trouve dans l'eau de mer. Enchélide poussier, Encli. palviscidus. Elliptique, marquée au milieu d'une tache Tcrle. MuUer, An. Inf. tab. 4» Cg* 18,19. EncycL pi. 2. fig. i4- Se trouve dans les eaux douces. Enchélide caudée, EnclieUs caadata. Allongée , obtuse en avant , terminée en ar- rière par une queue diaphane. 3l2 HISTOIRE NATURELLE Mullcr , An. Inf. tab. 4. fig. aS et 26. En- cyclop. pi. 2. Cg. 16. Se trouve dans l'eau des marais. Enchélide cheYilIe, Ench. epistomium. C)flindrique , oblongue ; extrémité anté- rieure grêle, terminée par un globule. Muller^ An. Inf. tab. 6. fig. 1, 2. EncycL pi. 2. fig. 17. Gmei. Syst. p. SgoS. n. 7. Se trouve quelquefois dans l'eau fétide. Enchélide ornée, Enchelis gemmata, Cylindracée , garnie de deux séries de glo- bules, et terminée par un cou grêle et dia- phane. Muller, An. Inf. tab. 5. fig. 3. Encyclop. pi. 2. fig. 18. Se trouve dans les fossés où croît la lentille d'eau. Ench. rétrograde, Ench. rétrograda. Diaphane ; extrémité antérieure rétrécie , terminée par un globule. MuUer, An. Inf. tab. 5. fig. 4 » 5. Encyclop^ pi. 2. fig. 19. Se trouve dans les infusions végétales de l'eau de mer. Enchélide hâtive , Enchelis festinans. Cylindrique, oblongue; extrémités obtu-- ses -y antérieure diaphane. DES EX r. Il 1 Liocs. 5r> Millier^ An. Inf. tab. 5. fig. 6. Encycluii. pi. 2. fig. 20. Se trouve dans l'infubiori marine des ulvcs. Enchélidc index , Encliciis indiw. En forme de cùne renversé ; un des angli :; de l'extrémité antérieure prolongé. MuUcr, An. Inf. tab. 5. fîg. 9, 14. Encycl. pi. 2. fig. 21 5 26. Se trou\e dans l'eau des ruisseaux. Enchélide spatule, Enchclis spatkula Cylindrique ; extrémité antérieure aplatie en forii.e de spatule , diaphane. 3Iulîcr, An. Inf. tab. 5. fig. 19, 20. Encytl, pi. 2. fjg. 27, 28. Crtici. Syst. Nat. p. 3904. n. 2. Se trouve dans les marais. Enchéiide boudin , Encliclis farcimen. Cylindracée courbe ; les extrémités tron- quées. MuUer, An. Inf. tab, 5. fig. 7, 8. Encycl. pi. 2. fig. 39. Gmel. Syst. Nat. p 5906. n. 10. Se trouve dans Teau long-temps gardée. Ei>cbélide papille , Enchclis papula. En forme de cône renversé; la face aniô- îieure terminée par une papille. Vers m. 5; Ô\H HISTOIRE NATURELLE MuUcr, Ad. Inf. tab. 5. fig. 21 , 34. Encycl. pi. 3. fi^. 3o. Ginel. Syst. Nat. p. 3904. n. 3. Se trouve dans l'eau du fumier. Enchélide poupée, Enckelis papa. Cylindrique, ventrue; face antérieure ré- trécie en forme de mamelon. MuUcri &.n. Inf. tab. 5. fig. aS, 26. Encycl. pi. 2. fig. 3i. Se trouve dans l'eau gardée. Enchélide larve, Encliells tarva. Obîongue ; milieu du corps garni de chaque cùté d'un mamelon. Midier, An. Inf. tab. 5. fig. 18. Encyclop. pi. 2. fig. 52. Se trouve dans l'eau des marais. Enchélide tronc, Enckelis trancus. Cylindrique , terminée en avant par un reniicmcnt en forme de tèle. 3Iuiier, Ad. Inf. tab. 5. fig. i5, 17. Encycl. pi. 2. fig. 53 , 55. Se trouve dans les ruisseaux. DES VOLVO CES. ÔIJ VOLVOCE, VoLvox, Linnœus. Très-simple, sphérique, transparent. Les volvoces ont été connus de presque tous les Naturalistes moder- nes. Une de leurs espèces, le volvocc globuleux, est assez grosse pour être reconnue à la vue simple, et elle est commune dans les eaux stagnantes. Quelques volvoces sont simples, et ne présentent que les phénomènes des autres animaux infusoires ; mais la plupart sont composés de plusieurs globules réunis dans une matière mu- cilagineuse. On s'accorde aujourd'hui à penser que toutes ces molécules ont une vie propre, indépendante de l'en- semble ; mais que cet ensemble a une vie commune qui lui donne la faculté de se mouvoir. Les volvoces se trouvent dans les eaux douces et salées, rarement dans 3l6 HISTOIRE NATURELLE ics infusions. Ils tournent continuel- lement sur eux-mêmes, mais d'un mouvement assez lent. Ils se multi- plient par déchirement, et par sépa- ration des bourgeons oviformes qu'on aperçoit sur presque tous. Volvoce végétant, Volvox vgetans. Divisé en rameaux simples ou dichotomc;, îcrniinés par une tête globuleuse. Mtdler^ An. Inf. lab. 3. fig. 22, 2.5. Encycl. ni. 2. fig. 16, ïQ. Se trouve dans les rivières. Volvoce mûre, Volvox moriim, Orbicul.aire , menibratieux ; le dis jue par- semé de molécules vertes et sphériques. MuUcr^ An. Inf. tab. 3. fig. i4? iG. En- ryclop. pi. I. fig. 10. Se trouve daus les marais en autoîxvne. Volvoce sphérule , Voivox spliœnda, Sphérîqne, composé de molécules similai- res, rondes. Spailunz. Op. Ph. i. tab. 2. fig. i5. jUultei\ An. Inf. tab. 3. fig, 10. Encycl. pi. i. fig. 5. roijcz pi. Sa. fig. 12, où il a été repré- senté. Lam.^ Anim. sans vert. lom. i. p. l\ 1 5, n. 7. Se trouve d;:ns Tenu des étangs. DES VOL VOCE s. SlJ Volvoce social, Volvox soc'udis. Sphèiiquc, composé de molécules cristal- lines <'f>;i!es, écartt^es. Bâcher, Micros, tab. lo. fig. i» 2, 3. Midicr, An. Inf. tab. 5. fig. 8, 9. Encvclop. pl.i.Cg.8. ^ ' Larn.^ Anim. sans vert. tom. i. p. 4i5. n. 6., Se trouve dans l'eau des rivières Voîvoce grésil, Voivox grandincUa. Sphérique, opaque ; entrailles immobiles. Mxdier, An. Inf. tab. 3. fig. 6 , 7. EncjcI. pi. 1. fig. 7. , , r Lam.f Anim. sans vert. tom. i. p. 4i5. n. 5. Se trouve dans les eaux douces. Volvoce pilule , Volvox p'dida. Sphérique ; entrailles immobiles , verdà- très. RJuttcr, An. Inf. tab. 5. fig. 5. Encyclop. pi. 1. 6g. 4. L«tn., Anim. sans vert. tom. i. p. 4i4' "-4' Se trouve dans l'infusion des végétaux. "Volvoce raisin, Volvox ava. Globuleux» composé de molécules sphéri- ques, verdâtres , unies. iMuller, tab. 5, fig. 17, 21. Encyc!. pi. 2. 11.?. Il , i5. Gmcl. Sysl. Kar. p. 0907. n. f). Se trouve dans l'eau lie? fu-scs. ; 3l8 HISTOIRE NATURELLE Yolvoce globuleux, Vohox i^lobator. Sphérique, membraneux ; le disque par- semé de molécules sphériques, vertes. Backer ^ Micros, tab. 12. fig. 27. Roes , Ins. 3. tab. 10, 1. fip;. 1, 3. Spail. Op. Pbys. 1. tab, 2. fîg. 11. i?/«//cr, tab. 3. fig. 12, i5. En- cyclop. pi. 1. fig. g. Z.a^«., Anim. sans vert. tom. 1. p. 4i5. n.8. Se trouve dans les eaux stagnantes. Volvoce lunule, P^oLvox lunula. Hémisphérique , composé de molécules si- milaires, en forme de croissant. Millier y tab. 3. fig. 1 1. Encycl. pi. 1. fig. 6, Se trouve dans les marais. Volvoce globule, f^olvox globulus. Globuleux , rembruni en arrière. MuiieT,, An. Inf. tab. 3. fig. 4- Encyclop. pi. 1. fig. 3. P'olvox giohuius ; Latn., Anim.sans vert, tom. I. p. 4i4' "• 2. Se trouve dans l'infusion des végétaux. Yolvoce grain, Volvox gramduiii. Sphérique, vert, diaphane à sa circonlé- rcnce. MuUer, An. Inf. tab. 5. fig. 3. Encyclop. pi. i.fig. 3. Lam. , Anim. sans vert. tom. 1. p. 4i4' «• 2. Se trouve dans l'eau dca rnarais. DESTROTEES. OIQ Volvocc point, Volvox punctunu Sphérique , noirâtre ; le centre marqué d'un point clair. MuUcr, An. Inf. tab. 5. fig. i , 2. Encycl. pi. 1. fig. 1. n. Lavi.^ Anim. sans vcrl. tom. i. p. 4i4" "• 1 • Se trouve dans Teau de mer fétide. PROÏEE, Protels, MuUcr. Très - simple , trrnsparent , de forme changeante. RoESÉL, le preiliier, a fait conooître ce singulier animal, qu'on peut com- parer à une goutte d'eau jetée sur de l'huile. Jamais il ne se présente une minute de suite sous la même forme ; et quelques-unes de ses formes sont si opposées les unes aux autres, qu'on ne peut croire qu'elles apparlicimcnt à ia même espèce. Ù-ÀO HISTOIRE NATUllLLLE Prolùe rameuse, Prolcas difjluons. Se divisant en rameanx. MuUer, tab. 2. fîg. 1,12. Hocsel , Tns. 7i. tal). 101. fig. A , T. Encycî. pi. i. fig. 1. Foi/ez [>1. 02. ilg. 10 , II. Latn.^ AniiM. sansvert. lom. i. p.4i6. a. 1. Se trouve dans l'çau des marais. Protée tenace, Proteus tenax. Une des extrémités du corps terraioée en pointe. MuUer, tab. 2. fig. 10 , i8. Encvcl. pi. i. fig. 7. ^ Lam.^ Anim. sans vert. tom. i. p. ^16. n. 2. Se trouve dans l'eau douce el salée. MONADE, MoNJs. Mulicr. Très-simple, transparente , en forme de point. (^'est ici le dernier terme de l*ani- m dite. Monade grnppe, Monas ma. Dl-4;liane ; plusieurs unies en un globule- DES MONADES. 5'2 I MuUer, lab. i.llg. 12, i5. Spailanz. Op. Ph. 1. tab. 2. fig. 5. Encycl. p). i.Gg. 10. Se trouve dans les infusions. Monade poussière, Monas piilvlsculus. Diaphane , bordée de verdâtre. MuUcr , tab. 1. fig. 5, 6. Encyclop. pi. i. fig-9- Lam,^ Aniin. sans vert. tom. i. p. 4 12. n.8^ Se trouve dans l'eau des marais. Monade lainellule, Monas lamcllula. Cogaprimée, diaphane. MuUcr, tab. i.fig. 16, 17. Encvclop. pi. 1. fig. 8. Se trouve dans l'eau de mer. Monade tranquille , Monas trauqaiila. Ovoïde, diaphane, bordée de noir. Muller ^ lab. 1. flg. iS. Encycl. pi. i. fig. 7. Lam-y Anim. sans vert. tom. 1. p. 412. n. 7. Se trouve dans l'urine gardé.?. Monade luisante, Monas mica. Marquée d'un cercle. Aluilcr, tab. 1. fig. 14^ i^» Encvclop. p!. j. %.6. Lani., Anim. sans vert, ioiii. 1. [>. 4 12. n. 6^ ^c trouve dans les eaux les plus pures. 322 HISTOIRE NATURELLE Monade lente , Monas Uns. Ovoïde, diaphane. Lcuw. tab. 5. fîg. A. Bach,, Micros, tab. lo. fig. 1 , 3. Encycl. pi. i. fig. 5. Muiler , tab. i. iig.9, 11. Lam.^ Anim.sans vert. tom. i. p. 4ia' n. 5, Se trouve dans toutes sortes d'eaux. Monade œil^ Monas ocellus. Diaphane , marquée d'un point au centre. Muiler f tab. i. fig. 7, 8. Encyclop. pi. 1. fig. 4 Lam., Anim. sans vert. tom. i. p. 4^2. n. 4* Se trouve dans l'eau des conferves. Monade point, Monas punctum. Cylindrique et noire. Muiler, tab. 1. fig. 4< Encycl. pî. 1, fig. 3. Lam., Anim. sans vert. tom. i, p. 412. n. 3. Se trouve dans l'infusion des pulpes de poire. Monade atome, Monas atomus. Blanche, marquée d'un point variable. Muiler, tab. 1. fig. 2, 3. Encyclop. pi. 1. fig. 2. Lain., Anim. sans vert. tom. i. p. 4 1 2. n, 2. Se trouve dans l'eau de mer gardée. DES MONADES. 323 Monade terme, Monas termo. Corps gélatineux. MuUer^ An. Inf. tab. i.fîg. i. Encyclop» pi. i.fig. 1. Lam.^ Anim. sans vert. tom. i. p. 4u« n. u Se trouve dans les infusions végétales et animales. FIN DU T8UE TROISIEME, TABLE FRANÇAISE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE des Classes , des Genres , et des prin cipales Espèces de Vers. A. lom. pag. Actinie. 11, 245 Alcyon. III, i5i Alvéolite. II, 35i Araphinome. I, i85 Amphitrite. ï, .9» Antipate. III, 40 Aphrodite. I» »79 Arénicole. I, 188 Ascaride. II, 34 Ascidie. I , ii3 Astérie. B. 11, 119 Béroé. II, «74 Biphore. II, 200 Botrylle. ni , 149 Brachion. m, 187 Bullée. I, 75 Bursaîre. III, 285 Vers. III. 27 52b TABLE FRANÇAISE. c. lom. p^ë Garyophyllie. n, 21 Cellépore. m, i45 Cellulaire. m, ,24 Cercaire. ni, 275 Clio. ^.u I, 66 Corail. ni, 8 Coraline. III, 68 Coryne. n, 27S Crinon. n, 48 Cristatelle. m. iSo Cucullan. II, 28 Cyclide. D. m, 295 Denlale. I, 220 Doris. I, 108 Dragoaeau. E. I, 261 Echinorinque. n, I Enchëlide. m, 5o7 Encline. III, 5o Eponge. F. III, 161 Fasciole. I, 010 Filaire. n, 56 Firole. 1, 63 Fissule, n, 45 Flustre. m, 106 TABLE TRANÇAlSt. 327 Fodie. Furie. Géroflée. Gone. Gorgone. Himantope. Eîololui'ie, Hydatide. Hydre. î. Isis. llî Kérone. Koîpode. Laplygie» Lernée. Leucophre. Ligule, Limace. Linguatule. Lombric. Lucernaire. G. H. K. toin. pas- I, 128 I, 200 H, 21 m, 286 in, 25 m, 235 lî, 47 I, 070 H, 264 ni, 23^ m, 28$ I, 70 I, H ifi, .6y f, IVi'J ï> «1 I, 32(, i, r4t 11, iHi 5a8 TABLE FRANÇAISE. M. tom. pag. Madrépore. 11, 285 Mammaire. I, i3o Massetle. II, 19 Méandrine. II, 383 Méduse. II, i58 Millépore. ' II, 332 Monade. N. III, 3ao Naïade. I, 233 Néréide. 0. I, i58 Ombellulaire. III, 47 Onchide. I, 96 Orbitolite. 11, 2 Oursin. P. II, Sy Paramécie. III, 293 rédicellaire. II, 282 Pennatule. m, 57 Fhyllidie. I> 197 Physalide. II, igo Physsophore. :il, 189 Planaire. I, 290 Polydore. I, 175 Polypes. II, ai6 Polypes amorphes III, 235 rorpisc. Proboscide. Protée. liadîaires. TABLE FRANÇAISE. W. S. Sangsue- Scyllée. Sèche. Serpule. Sertulaire. Sidérolite. Sigaret. Siponcle. Spiroglyphe. Spirorbe. Strongle. Tsenia. Tcntacuîaire. Téthis. Thalassèmc. Trichurc. Tricode. TritoQÎc. 329 loin. pag. II , i85 II, 52 II, i/p I, 371 I, 9H ï, ^9 I, 200 m. 94 m, I I, 95 II, i55 ï, 218 I, 2l5 II, 23 I, 0?»0 11, 16 I, 79 I, a59 II, 5i m, 243 030 TABLE FRANÇAISE. lom. p^ë Tubipore. Il, 545 ïubulaire. V. m, 84 Vaginelle. I, 229 VélelJe. II, 188 Ver cucurbitain. I, 349 Vérétille. m, 64 Vers de terre. *•, 241 Vers éohinoderracs. 11, . 63 Vers extérieurs. I, i58 Vers intestins. *■ » ÛIO Vers mollusques. I, 55 Vers polypes, II, 216 Vers polypes coralligènes. n. 285 Vers polypes nus. H, 245 Vers polypes rotifères. iiï, 187 Vers proprement di Is. I, l32 Vers radiaircs. n, .42 Vibrion. m, 298 Volvoce. m, 3i5 Vorticelle. z. m, ,98 Zoanthe. II. 261 FIN DE LA TABLE FRANÇAISE, TABLE LATINE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE des Classes , des Genres, et des prin- cipales Espèces de Vers. Actioia. II, 245 Alcyooium. III, i5i Alvéolites. Arnpbinome. Amphltrite. Antipathes. Aphrodita. Arenicola. Ascaris. Ascidia. Asleria». B. Beroe. Botryllus. Brachionus. Bullsea. Bursarîa. 11, 35i I, i85 I, »9» m. 40 I, 175 I, 188 H, 34 I, ii3 II, ÏÏ9 n, .74 m, i4p III, .87 I, 75 m, a83 àO% TABLK LATINE. c. lom. pag- Caryophyllaeus. II, ai Ccrcaria. m, 276 Cellepora. III, 145 Celtaria. III, 124 Clio. I, G6 Gorallium. m, 8 Coralina. m, 68 Coryna. II, 278 Crino. II, 48 Oristatella, m, 180 CucuUanus. II, 28 Cyclidium. D. m, 295 Dentalium. I, 220 Doris. V I, 108 EnchelJs. i^. m, 3o7 Echinorhynchus. II, 1 Echinus. II, 67 Eocrinus. F. III, 5o Kasciola. I, 3io Filaiia. II, 5<) Fissula. II, 45 Flustriu m, i36 Fodia. I, 128 Furia. I, 23o TABLE LATINE. 333 G. lom. pag. Gonium. III, 286 Gordius. I, 264 Gorgonia. H. III, 25 Himantopusi III, 255 Hirudc. I, 27, Holoturia. 11, 47 Hydatis. I, 570 Hydra. I II, 264 Isis. it K. m, 4 Kerona. III, 8 Kolpoda. L. m, 288 Laplysia. I, 170 Lernea. I, 54 Leucophr/i. m , 267 Ligula. I, 027 Limax. I, 81 Linguatula. I, 329 Lucernarîa. II, 181 Lumbricus. M. I, 24' Madrepora. 11, 285 Mammaria. I, i3o Mcdusa. 11, i5y 334 TABLE LVIINE. loin. P''S-' MîUepora. "» 33 a Monas. N. III, 520 Nais. I, 255 Wereis. O. I, l5eS Oochidium. T, 96 Orbiloliles. P. m, 2 Paramecium. m, .93 Pedicellaria. II, 28a Pennalula. III, 57 Phyllîdia. ï, 97 PLiysalia. 11, iqo Physsophora. H, 198 Planaria. I, 290 Polydora. I, 175 Porpita. II, i85 Proboscidea. II, 5a Proleus. III, 319 Pterotrachea. S, I, 63 Salpa. 11, 200 Scolex. II, »9 ScylL-ea. I, 98 Sepia. - I, ^ Serpula, 1, 200 TABLE LATINE. 335 lom. pas- Scrtiilarlâ. m, 94 Siderolilcs. ni. i Sigaretus. I, 95 Sipunculus. II, i55 Spirorbis. I, 2t3 Spiroglyphus. I, 218 Spongia. - III, i6i Strongvlus. T. II, 25 Taenia. I, 33o Teotacularia. II, 16 ïhalassema. II, 25C) Tcthis. I, 79 Trlchoceplialus, II, 5i Trichoda. III, 343 Trltonia, I, io3 Tubipora. II, 345 ïubuiaria. U. III, 34 Umbellularia. V. III, 47 Vr.ginella. I, 229 Velella. n, 188 Veretilliim. m. (4 Yorlicelia. m, 198 33G TABrE LATINE. loni. pag. Vibrio. III , 298 Volvox. ^ III, 3i 5 z. Zoantha. II, 261 f;N DE LA TABLE LATIMP. ERRATA Du premier volume de f Histoire naturelle DES Vers. Page 56 , ligne i5 , syphon ; lisez , siphon. P. 58, I. 8, n° i; lisez, n" 2. Ibid, l. 18, après 203; ajoutez n° 2. P. 5t) , avant-dernière ligne, Enlomada; lisez , Entomoda. P. GG, I. 3, courtes; lisez, courts. Ibid. , 1. 9 , insérées; lisez , insérés. P. 69 , I. 8 , Kelicialis ; lisez Heliciatis. P. 70, l. 1, et p. 71 , 1. 10, Laplésie et lapfcs/a; lisez , La. plysie et Laplysia. • P. 72, 1. 17, I3ohatsch ; lisez , Bohadsch. Ibid. ,1. 18 ; p. 74 , I. 1, 10 et 17, p. 76 , 1. i8 et 22, p. 79, I. i4, Lapksie et Laplesia ; lisez , Laplysie et Laplysia. P. 74 - I- G , p. 59 ; lisez , p. 09. Ibid. , I. l5 , Loiret; lisez Poirel. Ibid. , 1. i5 , p. 59 ; lisez, p. 39. P. 80 , 1. 16 , tome VII ; lisez , îome VI. P. 95 , 1, 23, Rhumpbius; lisez, Rumphius. P. loi , 1. 2 , tab. 55 ; lisez , tab. 3 , 5. P. 104 , 1. i5 , p. 5it , n° 2 ; lisez p. 5n, n° 3. P. io5 , 1. 27, p. 5o2 , n" 9 ; lisez, p. 002 , n° 1. P. 107,1. II, tome. V, part. ; lisez, tome VI i-parl. 1, P. 111, 1. 1, tome VI , part.; lisez, tome VI , part. 1. Ibid. , l. 27 , levis ; lisez tœvis. P. 112,1. i5 , Gwelt; lisez, Gmel. Ibid. , 1. 21, Bolisads; lisez, Bohadsch. Ibid. , I. 25 , part. 1, n° 2 ; lisez, part, i, p. 5ii , n° 2. P. ii5 , 1. 6 , part, i, n" 7; lisez, part. 1, p. 5ii, n*^ 7, P. 117, 1. 1, Mullaire; lisez, Miillor. P. 120 ,1. 11, Bohasdsch ; lisez , Bohadsch. P. 123, I. 7,Fois/ia/,- lisez , Forskal. Ibid. , 1. Il, paratlehgrama; lisez, paraKelogramma. P. 12G , 1. 7, p. 124 , n° 14 ; lisez, p. 126 , n" 14. P. I27,quatridentala; lisez, quadridentata. P. 167, 1. i5 , Licoris versicoior; lisez, Lycoris versicotor. P. 169, 1. 12, tome V, p. 223, n" 5 : lisez, tomeV, p. 32Ô, n°4. P. 182 , 1. 1 5 et 19 , squammata-^ lisez, squamata. l*. 184, I. 8 , Armadile; lisez, Armadille. r. i88 , I. 8 , pedicellées; lisez, pcnicillécs. Vers. III. 33S p. 199, 1. i5 , peiilcellus; lisez, penicUlui, Ibid. , I. 22, Amph. cornut: Usez , Amp h. coniula. P. 20S , I. 9, filograme , filogtama; lisez, filograne , fi grana. P. 2i5 , 1. 9 et 10 , une tentacule épaisse :, lisez , un lentacul épais. P. 216, 1. i5, nauteloides ; lisez, natitiluides. P. 3t7, I. 11, Serpula cancelltitn ; lisez, Serputa cancellata. P. 218,1. 5 , Spir : lisez , SeiROCi.Tpncs. P. 225, 1. 21, Denlalium caprinum ; lisez , DenUiltum cipri- 1111m. P. 259, I. i3 , p. 2 20 , n° 1 ; lisez, p. 224 , n° i. P. 24iî !• 14 , terminales ; lisez, terminale. P. 255, I. 10, vermiculaiare ; lisez, vermiculaire. P. 269 ,1.1, Thalai-s. , lisez, Tualassema. P. 262 ,1.18, Lumbricus echirus ; lisez , Ltivibricus ecliiunis P. 272 , I. 3 , argiliaceus ; lisez, argilareus, P. 277,1. 18, Rhedi; lisez, Rédi. P. 286 , 1. 12 , p. 290 , lisez, p. 291. P. 519 et 320, 1. dernière, ntestins: lisez, intestins. P. 521, 1. 1, F. ccrypnœnœ; lisez, F. corypiiœiiœ. P. 323 , 1. 24, Fasclola lurioperca ; lisez, Fnsciola lucioptrcic . P. 344, 1. 5, exclusion; lisez, expulsion. P. 55 1, 1. 21, niurgiiieux; lisez , marginaux. P. 354, 1. 6, Tœnia psitaci; lisez, Tœnia psittaci. P. 357, 1. 25; p. 358, I. 8: p. 365, 1. 25; p. ôCti, I. C et i4; p. 367 , I. 12; p. 368 , 1. 9 et 2S : Bothriocephalus: lisez, Eotryocephalus. P. 384, Cisticercus ; lisez, Cyslicercus. Dans le tableau méthodique de la page 35, on fera les chan- gemens suivans : Lapljsie pour Laplisie ; Ampliinon)e pdur Amphimome; Echinorthynque pour Ecliinorinque: Ph^sso- pbore , pour PhjsopLore et BotrjUe an lieu d e Botryle. Tome II. Page 11 , ligne 1, Bothriocephalus ; lisez , Boihryorephalus. P. 16 , l. 1, ruiil ; lisez , rutill. P. 2X, 1. 7, CARTOPHYLLANEUS ; liseZ , CAKÏOPUYLLSUS. p. 27, 1. 9, Srungytus; lisez, Stromyius. P. 31 , 1. 1, TRICHUKES ; lisez , TRICHRiRE. Ibid., l. 16, et p. 02 , I. 16 , Rœder ; lisez, liœderer. P. 33 , I. 6 et 7 ; supprimez celte citation. P. 5i, I. 25 et 24: supprimez celle citation. P. 64, I. 22 à 3o : supprimez corame.^double emploi de l'E' cBinorhynque de la plie (page 12) , l'espèce de la Probos- cide du pleuronecle. P. 59, 1. 22 , Filaria attenuata; lisez, Filarta strigis. 339 r. 60 , 1. 22 , s^ijiha; Jisfz , silplu silphor. V. Cï ,1. 1, Plirygaiip ; lisez, Friyuiie. J". 65 , J. 1 . ECUINODERNES ; lisez, ECfUNOBEllMES. P. 65, I. du tilre courant , ECHiNODEnsEs : lisez, echiN3- ■ ERMES. r. 7.3 , 1. 5 , tubercules arrondis, placés sur des mamelons •jiii, etc.; lisez, Uibercules arrondis, sur lesquels soni places des mamelons. 1\ S5, 1. 18 et 19; On ne croit pas qu'on en ail Irouvé: lisez, on n'en trouTe que de petites espèces dans les lerreius , etc. P. 94 t !• iiî mamiltatus ; lisez, mammitlaius, P. ii5 , 1. g, ODancliitis ; lisez, anancliytis. P. 1 17, 1. 9 , Kein , lisez ; Klein. Ibid. , I. 26 , lapiscancri; lisez , Lapis Cancri. P. i5i, 1. 10, asiarias; lisez, asterias. P. i35 , 1. 7, p. 6C0 ; lisez , 5C2. P. i55 , 1. 12 , encycopl ; lisez , encyo. P. I40, 1. 7, p. 629; lisez, 558. P. 141, 1. 6, p. 546, n» 16; lisez, p. 546. P. i55, 1. 10, Holoturia; ajoutez fusus. P. i54, 1. 21, p. 74, n» 6; lisez, p. 74. n« 8. P. i58 , 1. 5 , p. 78 , n" 2 ; lisez, p. 79, n" 2. P. 184, 1. dernière , propites; lisez, porpiles. P. 198 , I. i5 ; p. 199 , 1. 22 et p. 200 , 1. 6 . Pliysophore, Physopliora ; lisez, Physsophore , Physsophvva. P. 199, 1. 6, uaturalite ; lisez, naturaliste. P. 208 , 1. 18 et 23 ; p. 209, 1. 2 , Brown ; lisez , Browne. P. 2i4 , I. 20, n° 5 ; lisez, n° 8. P. 225 , le polype a un collier ; on le reconnaît dans quelques espèces dont les pores servent à la tjliralion des sucs calca rifères; lisez , le polype a un collier dont les pqres servent à la iillration des sucs calcarifères; on le reconnaît dans quel ques espèces. P. 255 , 1. 14, p. 69 , n" 4; lisez, p. 68, n" 4. Ibid. . 1. 20 , p. 69 , n" 5 : lisez, p. 68 , n"> 5. i'. 25b, l. 6, p. G7, u" 5 : lisez , p. 68 , n°3. P. 270 , !. 9 , Romée : lisez , Rome. P. 276 , 1. 12 , p. Gû , u° 2 ; lisez , p. 60 , u" 6. P. 5io , 1. 6 , p. 25i ; lisez , p. 25l, n" 4. Ibid. , l. 8 et i5 , lilograme , filograma ; lisez , filograne , filo- grana. Tome III. ^ Correction générale. Partout où l'on lira : Lamarck , hist polyp., p n*^ , ou Lam. , liist. polyp.... n° Il faudra lire: Lamouroux , bist. polyp. , p 11° Page 33, ligne 27, Savappo, Sawoppo; lisez, Sasappo, Sasappo. P. 54 , J. j3 , Alfruit radicale; lisez, Alryonium radicatum 34o p. 57, 1. 8 , p. 591 ; lisez, ôgS. P. 38, I. 1, soiiguinolenta ; lisez , sanguinolenla. P. 09, 1. 1, abrelina-^ lisez, abielina. P. 43 , 1. du lirre courani , anipates; lisez , antipates. P. 44 5 1. 20, Aldrowande ; lisez, Aldrovaiide. P. 45 , 1. 1, myiiopbile^ myriophyla ; lisez, myiiophjlle, myriopbjflla. Jbid. , J. 17, clalrata; lisez, clatlirata. P. 64, 1. 12, Libîum lapideum; lisez, Lilium lapideuin. Ibid., 1. 17 , on ne peul voir; lisez, on peut voir. P. 63, 1. 1, anlénine ; lisez , anlenniue. P. 75, 1. 25 , Conalline palmée: lisez, Coralline palmée. P' 77» '• 9 » P- 285 ; lisez, aSS. P. 79, 1. C, fracticulosa; lisez, fruticulosa. P. So, 1. 20, Lam., hist. poljp. ; lisez, Lamouroux , Expos. melLod. des polyp. P. 83, 1. 4, Udolea angluUnala ; lisez, Vdolea congluiinala. Ibid., 1. lO, penicellus; lisez, penicitlus. P. 90, 1. 6, Thoa ramea ; lisez , Tlioa Savignyi , Lamouroux. Ibid., 1. i4, Galaxaura fragilis , Lam.; lisez, Galaxaura rugosa , Lamouroux. P. 91, 1. 1 , penicellus; lisez, penîclllus. Ibid., l. 11, Antabularia intégra, Lam; lisez, Aceiabularia mediteiranea , Lamouroux. P. 93 , 1. 4, Sehaeff; Usez , Scliaeff. Ibid., 1. 9, Tub. reptens; lisez, Tub, reptans. Ibid, 1. i5 et 21 , Naïsa; lisez, Nais. P. io3 , 1. 5 , les œufs des polypes oviforraes sortent; lisez, les polypes oviformes sortent , etc. Ibid., I. 10, après le second alinéa, ajoutez : Le même soupçonne de plus que les serlulaires qui n'ont point de denficules, telles que celles qu'il a décrites sous les noms de S. pelasgienne et S. hydriforme , ne forment jamais de véritables vésicules polypifères; que leur rcproduciion est exactement semblable à celle des hydres, et qu'elles ser- vent ainsi très bien de passage entre ces deux genres ; mais il ne les a pas suivies assez longtemps pour en avoir des preuves positives. P. 107, 1. 5, fucescens; lisez, fuscescens. Ibid. ,1. 26, Lam. , bist. polyp. ; lisez, Sertutaria pinasicr, Lamouroux , bist. polyp. P. 108, Seruil; lisez, Sertul. P. 10g, 1. 4, belécine , keleclna; lisez , baléoiuc , haleciiia. Ibid. , 1. 9 , Thoa helccina; lisez, Thoa halecina. Ibid., 1. 21, myriopbyle ; lisez, myriopbylle. P. m , 1. 23 , anténine, antenina; lisez, antenninc , anlcn- nina. P. 112, I. 1 , antenina; lisez, antennina. V. 129 , 1. 10 , salicomia ; lisez , salicoincides. P. i3o, 1. 1, careoides; lisez, cereoidcs. 34 1 r 145 , 1. l3 , Iiii' , Lisl. polyp. ; lisez , Fiustia hiila , La inouroux , liist. polyp. l*. 148, !. i4 , p. 90 , n"^ : lisez, p. 93 , n<= 184. P. i5o , 1. 18 , boirille ; lisez , boirylle. P. i55 , 1. 21, asberlin, asbcrtinum; lisez, asbestin . asbes tinum. P. i56, 1. 10 , Lam. , Lisl. polyp. ; lisez , Alcjoninm lobatum, Lamouiottx , liist. polyp. p. 167 ,1. 17 , Law. , Lisl. polyp. -, lisez, Liagora pelasgica , Lamouroux , hist. polyp. P. 167, I. 17, Laui., List, polyp; lisez, Spongia xerampelina, Lamouroux , List, polyp. p. 168, 1. 25, Lam. , List, polyp. ; lisez , Spongia heterogona, Lamouroux , List, polyp. , p. 60, u° 110. p. 170 , 1.12, TjQm. , hist. polyp. ; lisez Spongia communis , lamouroux. List, polyp. V. 171, I. i5 , Lam., List, polyp.: lisez, Spongia arbores- rc/is, Lamouroux , List, polyp. Ibid. ,1. 19, Lam. , hist. polyp. : lisez, Spongia urcns , La- mouroux , List, polyp. Ibid., 1. 21, baccillaris : lisez, bacillaris. P. 174, 1. 10 , Lam. , hist. polyp. : lisez, Spongia thiaroides., Lamouroux , Lisl. polyp. ibid., 1. i5 , éponge panache -noir , Lam.; lisez, Spongia basta , Lamouroux. P. 175 , 1. 1, Eponge licheniforme ; lisez, Spongia lichcnifor- «ii's , Lamouroux. Ibid., l. 20, Eponge junipcrine; lisez, Spongia juniperina , Lamouroux. P. 177, 1. 24 . macide; lisez, macida. P. 195, I. 1, patena; lisez, patina. P. 195, I. 3, p. 5G , 13° i5 ; lisez, p. 5G, n« iG. P. 2i3, 1. 10, Vort. ombellaria; lisez , Vorl. umbetlaria. Ibid., 1. 16, Vort. raccmosa; lisez. Fort, racemosa. P. 217, 1. 1, Vorlicella nutnas ; lisez, Forticelia nutans. p. 218 , 1. 17, Voiticella ciatyna: lisez, Vorticelta cjathina. P. 219 , 1. n. p. 41 > n" 7 ; lisez, p. 48, u" 7. Ibid. , 1. i4 , Forticelia rengens ; lisez , Forticelia ringens. P. 203, 1. 27, sphéroïdes; lisez, spheroidea. P. 234, l. i4, p. 41 , H*^ 5; lisez, p. 4i, n° 4. P. 268, I. 24, Trichoda nalata :, lisez. Trichoda nutata. P. 275, I. 19, queue ; lisez, queue. p. 281, 1. 19 , Cercaria tripes ; lisez. Cercaria tripos. P. 284, 1. i9,Bursa t oncutclta; lisez, Bursatrunratelia. P. 287, 1. 5 , p. 423 ; ajouicz . n° 1. P. 288, I. G, 8, 14, 16: p. 289, J. 1. 9, iC, 25; p. 290, I. 1,8, 16 , 24; p. :;9i, 1. 5, i4, 20 , 2G: p. 292 , I. 4, Ji, 17; p. 290, 1.5, et p. 295, l. i6,KIopode vlKlopoda; lisez , tolpodo et Kolpoda. 34-2 p. 291, 1. iS, p. 43o, n° 11 ; lisez , p. 43o, n" 12. P. 294 , I. 3 , Varam. Auretium ; lisez , Parant. Aurélia. p. 3o2 , I. 8 et i3 , Fibrio puiictaius; lisez , Vibrio bipunclalu$. P. ôog, 1. 8, Enchelis doses; lisez, Enchelis deses. Jbid., I. 23 , Enâh. serrotlna; lisez , Ench. seroiina. P. 3lo, 1. 8 . Ench. semlnulum; lisez, Em'li seminulum. P. 5ii, 1. 1, Enchelis piram; lisez, Enchelis pyrum. Ibid. , I. 6 , p. 418 ; ajoutez , n® 9. P. 3i8, I. 20, p. 4)4, n° 2 ; lisez, p. 4i4. n° 3. P.519, 1. 9, trrnspaient ; lisez, Iranspaient. -^-^^^Â^ o^qI^:u^a« >^ % ^\ <î^ «?k- «< «j s^n^ ^ à-H ^ %4^ç :^ii^;$i^ -5^-4.'* ;-!-«!<, ^^■' ^^>f^' ^&^^ m^'^ MARI;; 1898 .NbÊS&' - '^^ ". ■ ^'^4. l>-.:«!Îi.^" 't. 'SjM^ ;1^*